L'actualité du Festival de Cannes [et bien plus encore] depuis 2010

Archive for mai, 2011

Cannes 2011, mon Palmarès

Posted on 22 mai 2011

Avant de revenir en détail sur les coups de coeur de cette 64è édition du Festival – d’une rare densité – il est temps de dévoiler mon palmarès Cannes 2011, à quelques heures des annonces officielles du Président de Niro…

Malick or not Malick ?La seule et unique question que l’on se pose à l’orée de cette journée de Palmarès est quelle emprise fantomatique aura Terrence Malick et son Tree of Life au moment des délibérations du jury. On voit mal comment Robert de Niro et ses jurés pourraient mentionner le réalisateur de Badlands à leur Palmarès à une autre place que celle de la Palme d’or. Ce sera soit le trophée suprême, soit une élégante absence, ce qui aura l’avantage de ne pas dévier de l’attitude de Malick depuis le début du Festival, lui, l’éternel ombre tutélaire du 64è Festival de Cannes.

Absolument convaincu que l’ambition outrancière de Terrence Malick lui a empêché de soumettre une oeuvre pleine et aboutie aux festivaliers, je choisirai délibérément de laisser The Tree of Life sur le bas-côté cannois (le film saura à n’en pas douter mûrir à l’esprit de tous au fil des ans… attendons un peu) en privilégiant des films de réalisateurs au sommet de leur art et souvent à un tournant de leur oeuvre.

Mon Palmarès 2011 ou « Pedro et les frenchies »

PALME D’OR
La Piel Que Habito de Pedro Almodovar

GRAND PRIX
L’Appollonide – Souvenirs de la Maison Close
de Bertrand Bonello

PRIX DE LA MISE EN SCENE
Melancholia
de Lars Von Trier

PRIX DU SCENARIO ex aequo
Le Gamin au Vélo
de Luc et Jean-Pierre Dardenne
Polisse de Maïwenn

PRIX D’INTERPRETATION FEMININE
Tilda Swinton
We Need to Talk About Kevin
(Lynne Ramsay)

PRIX D’INTERPRETATION MASCULINE
Michel PiccoliHabemus Papam
(Nanni Moretti)

PRIX DU JURY
The Artist de Michel Hazanivicius

PRIX DU 64è FESTIVAL DE CANNES
Pater de Alain Cavalier

CAMERA D’OR
Michael
de Markus Schleinzer

Mention Spéciale – CAMERA D’OR
Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin

 

Cannes 2011 episode three

Posted on 17 mai 2011

Chronique cannoise #3. Avec The Artist, Michael, Le Gamin au Vélo, la qualité de la Compétition ne se dément pas.

The Artist |Michel Hazanivicius Sortie France: 19 octobre 2011

Un film muet, en noir et blanc, en 2011. Voilà qui tenait du pari fou pour le couple complice et coupable bienheureux de la résurrection de Hubert Bonisseur de la Bath, alias agent OSS 117, le réalisateur Michel Hazanivicius et Jean Dujardin.
Produit par Thomas Langmann (La Petite Reine), et dopé par les frères Weinstein, le film tient du miracle depuis le début de sa conception. Le film, qui paraissait comme une petite bulle, une parenthèse enchantée dans la carrière de Dujardin, semble avoir dépassé les premiers intéressés. Annoncé dans la sélection officielle, le 14 avril dernier, hors compétition, le film a subi un surclassement surprise à une semaine du début du Festival. Après Polisse, il est le 2è des 4 films français en Compétition à être présenté.

Une ode au cinéma. Que ceux qui ne pensent pas voir un film muet
dans le style de ceux que l’on pouvait voir dans les années 1920 passent leur chemin, c’est exactement ce que le The Artist propose. Habitué de la dérision, Hazanivicius et Dujardin délivrent là un film d’amour au cinéma au premier degré, certes ponctué de quelques effets de manches savoureux. La limite du film est là: quel intérêt peut avoir cet exercice de style aujourd’hui en 2011 ? Pourquoi ne pas préférer remplir les salles du programme Cannes Classics qui regorge de pépites de cette époque-là ?

Oui, mais voilà, The Artist est un vrai plaisir de cinéphile avec une distribution parfaite: Jean Dujardin est comme à son habitude sans fausses notes, Bérénice Béjo qui lui « donne la réplique » (retrouvailles depuis le premier OSS 117) est la plus étonnante de cette galerie de personnages, pétillante à souhait (« Béjo n’a jamais été aussi juste dans un personnage, vers une carrière dans le cinéma muet » ai-je pu entendre sur une Croisette taquine).
Une bulle de champagne dans la Compétition 2011

Michael |Markus Schleinzer Sortie France: indéterminée

Markus Schleinzer est autrichien. Comme Michael Haneke et Natascha Kampusch. Il fut le directeur de casting du premier nommé (il était notamment en charge du casting des enfants pour Le Ruban Blanc) et a choisi pour son premier essai à la réalisation de raconter une histoire proche de celle de la jeune femme séquestrée pendant des années.

Quand Michael n’est pas celui que l’on croit. On ne pouvait pas s’attendre à autre chose de la part de Schleinzer. Lui, qui n’a pas hésité à appeler son premier film Michael (!), a signé une réalisation maîtrisée à l’extrême, hanekienne. Clinique, réfléchie, froide, austère, la mise en scène de Schleinzer impressionne.

Arrivé à Cannes comme LE scandale annoncé du Festival 2011, Schleinzer évite tous les écueils de l’exercice. Chaque plan est soigné, comme la vie de Michael, le tortionnaire ordinaire. Des morceaux de bravoure laissent présager de la naissance d’un grand cinéaste – la tentative de rapt et la scène finale nous renvoient à notre bon souvenir même trois jours après avoir vu le film.
Quand austérité rime avec virtuosité. Un candidat certain pour la Caméra d’Or.

Le Gamin au Vélo |Luc et Jean-Pierre Dardenne Sortie France: 18 mai 2011

87 minutes. C’est le temps de la tenue en haleine du nouveau film des frères Dardenne. Pas un moment de répit pour les spectateurs. La faute à un belge de gamin et son vélo, empêtré dans une course folle en quête de paternité et de reconnaissance affective. Une échappée virevoltante, pour reprendre des termes cyclistes.

Cyril (pour)suit la trace de son père fuyant. Placé en foyer, il est généreusement recueilli par Samantha, qui n’aura de cesse de venir en aide au jeune incontrôlable.

Le Gamin au Vélo, c’est d’abord la réussite d’un casting: le jeune Thomas Doret est de tous les plans du film; il incarne à lui tout seul toute la tension du scénario. Sa fougue éperdue, son hyper-activité irraisonnée font de ce personnage central le coeur de la réussite du nouveau film des frères double-palmés. Idéalement encadré par la superstar Cécile de France (magnifique de justesse) et Jérémie Rénier, le jeune Thomas Doret incarne un scénario parfaitement ficelé (comme souvent chez les Dardenne serions-nous tentés de dire).
Sous des faux airs de simplicité, Le Gamin au Vélo s’impose comme une oeuvre majeure des belge multi-primés. Une fois n’est pas coutume, il ne sera pas nécessaire d’attendre l’automne pour découvrir le film: il sort dans les salles françaises dès ce mercredi.

The Artist de Michel Hazanivicius  SO/CO  2,5
Michael de Markus Schleinzer  SO/CO  2,5
Le Gamin au Vélo de Luc et Jean-Pierre Dardenne  SO/CO  2,5
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Cannes 2011 episode two, Nanni Moretti et Maïwenn au rendez-vous

Posted on 15 mai 2011

Chronique cannoise #2.

Passés des débuts un peu ternes, deux nouveaux films ont été présentés en compétition. Deux univers complètement différents pour deux réussites à différents niveaux. Habemus Papam de Nanni Moretti et Polisse de Maïwenn. Deux candidats sérieux au Palmarès cannois.

Habemus Papam |Nanni Moretti Sortie France: 7 septembre 2011

Une idée géniale, un titre idéal. Depuis le tout début de sa production en 2010, le nouveau film du palmé italien est annoncé partant pour la sélection cannoise. Un an plus tard, le transalpin est bien au rendez-vous. Nanni Moretti décrit en moins de deux heures les quelques jours du conclave en la basilique St-Pierre à Rome. L’icône du cinéma français Michel Piccoli est le cardinal Melville, récipiendaire bien malgré lui des votes de ses confrères. Pape en péril.

Moretti fait du Moretti, et amuse son monde avec cette farce sur le pouvoir et la solitude qui en résulte.
Après Le Caïman et son attaque frontale
contre le Président du Conseil Berlusconi, Nanni Moretti, comme à son habitude, ruse son monde et touche juste. Un casting masculin formidable complète ce tableau italien. Passionnant, rusé, extrêmement drôle souvent, Nanni Moretti, qui campe délicieusement le psychanalyste missionné pour venir en aide à ce pape nouvellement élu, se complaît parfois dans une certaine grandiloquence, que l’on ne trouvait pas dans ses premiers films (avant la bascule de La Chambre du Fils). Malgré ces réserves, Habemus Papam se retrouvera très certainement au Palmarès (scénario ? Piccoli ?).

Polisse |Maïwenn Sortie France: 19 octobre 2011

Maïwenn ne laisse pas indifférente, c’est le moins que l’on puisse dire. Rappelons les soupirs qui avaient accompagné son nom lors de la divulgation des 19 films sélectionnés en Compétition le 14 avril dernier. On s’en était fait l’écho dans ces colonnes.
C’est donc non sans recul et a priori que l’on venait épier la troisième réalisation de mademoiselle Le Besco.
L’histoire suit les tribulations de la Brigade de Protection des Mineurs, un peu comme avait pu le faire Bertrand Tavernier avec L 627.

Maïwenn est une cinéaste, une cinéaste de l’intime, de l’intrusion, et de l’immédiateté. Est-ce parce qu’elle est une jeune femme, et actrice de surcroît, une incroyable fraîcheur et générosité transparaît pendant les 2h15 de Polisse; on pouvait le comprendre avec ses deux premiers longs métrages, Pardonnez-moi et Le Bal des Actrices sur des sujets beaucoup plus personnels à première vue. Mais le tour de force est là. Polisse frappe dans sa franchise, à la limite du raisonnable. Les dialogues sonnent justes (à n’en pas douter l’un des couples de scénaristes/dialoguistes les plus doués de sa génération; le scénario est co-écrit avec Emmanuelle Bercot. On rit. Beaucoup. C’est une des grandes forces du film malgré le sujet casse-gueule.

Joey Starr leader d’une distribution pléthorique. Tout ce qui se fait de bien dans le cinéma français (ou presque) se retrouve dans le film: Karin Viard, Marina Foïs, Nicolas Duvauchelle, Karole Rocher, Lou Doillon, Frédéric Pierrot, Riccardo Scamarcio, Emmanuelle Bercot, Louis-Do de Lenquesaing, Martial Di Fonzo Bo, Sandrine Kiberlain, Audrey Lamy,… et j’en passe. On connaît les méthodes peu orthodoxes de Maïwenn en matière de direction d’acteurs (d’autant qu’elle a choisi de jouer également dans le film, une faute de personnage, elle l’a reconnue en conférence de Presse), donc il y a du bon (Pierrot, Rocher) du moins bon (Karin Viard complètement à côté de la plaque, en surjeu continuel) et du très très bon avec la prestation animale de Joey Starr, comme si Maïwenn avait concentré toute son attention sur l’ex leader de NTM. Il est prodigieux de sincérité, touchant et navrant à la fois, un tigre en cage en contrôle continuel. Une prestation qui ne devrait pas échapper au Président de Niro. Il crève l’écran, quitte à déséquilibrer la distribution pléthorique. Car on se demande parfois jusqu’où Maïwenn ira pour trouver à tout prix un rôle à tous ses amis: que vient faire Martial Di Fonzo Bo dans cette galère aussi crédible en prof de sport que Teddy Riner en majorette, pour une présence de 2mn à l’écran.
Une (surprenante) réussite, enfin si seulement Maïwenn avait réussi sa scène finale…

Un Prix d’interpétation masculine ex-aequo Piccoli – Joey Starr, voilà qui aurait de la gueule, non ?

Habemus Papam de Nanni Moretti  SO/CO  2,5
Polisse de Maïwenn  SO/CO  2,5
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Cannes 2011 episode one, une timide entrée en matière

Posted on 12 mai 2011

Très heureux de retrouver les marches rouges, Thierry Frémaux et son orchestre, et de conter les péripéties « WasK à Cannes » tout auréolé du plus beau des tours de cou (merci David de Vodkaster.com). Chronique cannoise #1

Browning la confirmation, Miller la révélation. La première journée de compétition était donc squattée, une fois n’est pas coutume, par deux films de réalisatrices, We need to talk about Kevin de l’écossaise Lynne Ramsay et Sleeping Beauty de l’australienne Julia Leigh.

La Mauvaise Education. Porté par une Tilda Swinton omni-présente, le nouveau film de Lynne Ramsay avait tout pour se prendre les pieds dans les marches cannoises: une histoire déjà vue et revue – la désormais classique high school fusillade (« Elephant style » bien connue sur la Croisette) – un fond nauséabond de déterminisme rétrograde, bref We Need to Talk about Kevin, cette histoire tirée du best-seller de Lionel Shriver, ne sentait rien de bien excitant.

Dans cette chronique d’un meurtrier annoncé, Tilda Swinton est Eva, romancière à succès mis à mal par la naissance de Kevin, un fils désarmant et très vite incontrôlable.

Dans une histoire proche du drame de Columbine,
Ramsay se trompe de cible (Kevin n’a qu’une passion avouée, le tir à l’arc…) en s’appuyant sur un modèle narratif anachronique ponctué de nombreux flashbacks; la sempiternelle question de « l’inné et de l’acquis » souffle grossièrement à l’oreille du spectateur les bienfaits de la théorie du déterminisme. Passée cette trame intellectuelle détestable, l’arrivée, à la fin de la première heure, de Ezra Miller – Kevin adolescent – donne un second souffle au film, qui tourne à l’affrontement direct entre la mère et le fils. Le jeune acteur surgit à l’écran comme dans la cocon familial. On s’y attendait pas. C’est LA révélation de ce début de Festival.

Tilda Swinton et John C. Reilly, mari et femme, on n’y aurait jamais pensé; on y croit pas du tout d’ailleurs. L’acteur, aussi à l’aise dans les tribulations hilarantes de Will Ferrell et consorts que dans des projets US indépendants, traverse le film avec une prestation fantomatique. Quel gâchis.

La Belle et les vieux princes. Replaçons tout ça dans le contexte. Julia Leigh est australienne et vient présenter en compétition son premier film (excusez du peu) à l’instar de Sergeï Loznista ou Andrea Arnold (Markus Schleinzer présentera aussi son premier film samedi directement en Compétition). A la fin de la projection, on se demandait si Thierry Frémaux et son équipe avaient vraiment aidé la réalisatrice en l’exposant dans la catégorie reine…

Lucy, une jeune étudiante aussi dévergondée que désargentée intègre un étrange réseau où les belles au bois dormant (« Sleeping Beauty » in english) sont des fantasmes sexuels et les princes, de (très) vieux pervers.

Avec un pitch pareil on aurait pu se croire dans du Buñuel. Et quand on sait que Jane Campion n’est pas très loin du projet (à la production), on guette le chef d’oeuvre… alors on piaffe depuis des semaines. Rajoutez à cela la présence d’Emily Browning, la récente révélation de Sucker Punch (Zack Snyder), l’attente était énorme. Trop. A l’évidence.

Malgré une maîtrise de mise en scène stupéfiante – pour un premier coup d’essai - Julia Leigh peine à nous embarquer totalement. Dommage, car la demoiselle a du talent, c’est indéniable. Des plans soignés, une photo sublime. Rien n’est laissé au hasard.
Un univers egoyanien, à la fois suave, suffocant et troublant pour une oeuvre incomplète au final. Une réalisatrice à suivre.

We Need to talk about Kevin de Lynne Ramsay  SO/CO  2,5
Sleeping Beauty de Julia Leigh  SO/CO  2,5
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Cannes J-1: La Grille de projections 2011 WasKmade

Posted on 10 mai 2011

Pour la deuxième année consécutive, WasK se met en quatre et a mis sur pied l’outil indispensable de tout festivalier cannois qui se respecte: une grille de projections toutes sections confondues.

Retrouvez pour chaque jour l’intégralité des séances projetés sur la Croisette, « du cinéma Les Arcades à l’Espace Miramar en passant par le Palais des Festivals (hors Bocca et Marché du Film, faut pas pousser mémé quand même…).Pour chaque séance, vous retrouverez également le nombre de projections (très précieux à l’heure d’élaborer un programme sensé).

Cliquez sur l’image ci-dessus pour pour télécharger le précieux programme.

Cannes 2011: la grille de projections officielle est (enfin) en ligne

Posted on 5 mai 2011

Passée la Conférence de presse officielle et la liste des films en sélection, l’autre annonce (presque aussi) attendue par tous les festivaliers, c’est la grille de projections: quel film, quel jour, quelle combinaison possible,…?? La voici… enfin,
dirons-nous !
Car un (bon) Festival de Cannes, ça se prépare, oui madame; et mieux vaut être bien préparé.

Ajustements tardifs

Alors que la logique aurait voulu que cette fameuse grille soit dévoilée hier mercredi, un communiqué officiel est venu corroborré notre théorie des années impaires. Comme en 2007 et 2009, des ajustements de dernière minute sont venus retardés l’officialisation du programme de la Sélection Officielle. The Artist de Michel Hazanivicius, film muet au buzz grandissant avec Jean Dujardin, a ainsi été surclassé dans la catégorie reine, portant à quatre le nombre de films français en Compétition.

Au rayon des dernières nouvelles, les jurys (Un Certain Regard et Caméra d’Or) ont été complétés.
Elodie Bouchez, l’anglais Peter Bradshaw (critique The Guardian), l’américain Geoffrey Gilmore (directeur artistique Tribeca Enterprises), Daniela Michel (directrice du Festival de Morelia – Mexique) accompagneront le président Emir Kusturica pour juger la sélection Un Certain Regard.
Et le jurés de Bong Joon-ho, désignant la Caméra d’Or au regard de tous les premiers films toutes sections confondues, seront la journaliste Danièle Heymann, la hongroise Eva Vezer (directrice de Magyar Filmuno), le chef opérateur Robert Alazraki (AFC), le directeur de laboratoire Daniel Colland (FICAM), le réalisateur Jacques Maillot (SRF)

Alex MASSON, critique, représentant le Syndicat Français de la Critique de Cinéma

A vos agendas

Le Festival de Cannes vient donc de délivrer le programme complet de la Sélection Officielle 2011.
Compétition, Hors Compétition, Un Certain Regard, Séances Spéciales, Cinéfondation, Cannes Classics, Cinéma de la Plage.

Et pour les impatients, sachez que la grille WasKmade est en cours de finalisation….

Cannes 2011: en attendant la grille de projections officielle

Posted on 4 mai 2011

Attention, année impaire

Selon toute vraisemblance, la grille de projections de la Sélection Officielle devrait être dévoilée ce mercredi. Cela mettra fin au suspense « quel film, quel jour, combien de séances de gala au Grand Théâtre Lumière« ; bref, chaque cinéphile va pouvoir définitivement échafaudé un planning de séances (3, 4, 5 films par jour toutes sections confondues) qui volera forcément en éclat les jours J au gré des (nombreux) aléas cannois.

Mais si l’on en croît la logique… mathématique (!), cette annonce ne devrait intervenir que demain jeudi !

Une telle annonce intervient toujours une semaine avant le début du Festival.
Bon, nous y sommes.

Enfin, pour être plus précis, si l’on reprend les cinq dernières années, une série semble se dégager: 2006, 2008, 2010 l’annonce était intervenue le mercredi précédant le Festival (donc aujourd’hui), alors que les éditions de 2007 et 2009 avaient dû attendre le jeudi… alors quid de 2011. Aurons-nous droit au syndrome de l’année impaire ?

Réponse dans quelques heures…

Programme des projections de la 50è Semaine de la Critique

Posted on 2 mai 2011

Traditionnellement la première à dévoiler son programme, la Semaine de la Critique a tardé inhabituellement à dévoiler la grille de projections de sa 50è édition.

Elle a même tellement tardé que la grille n’est toujours pas prête, c’est un programme détaillé des projections qui fait office d’amuse-bouche. On s’en contentera.

En attendant Charles Tesson

A année exceptionnelle, dispositif exceptionnel. Deux Présidents, et une soirée anniversaire au Palais des Festivals en partenariat avec la Sélection Officielle (qui ne figure d’ailleurs pas sur ce programme), le délégué général Jean-Christophe Berjon, pour ce qui sera sa dernière année à la tête de la Semaine - le critique et historien du cinéma Charles Tesson prendra sa place en 2012 – n’a pas lésiné sur les effets de manches depuis un mois.

A la lecture de ce programme 2011, de belles files d’attente sont à prévoir du côté de la petite salle Miramar (400 places environ), le Caouette en tête le premier week-end (deux projections les 14 & 15 mai).