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Donzelli, la vacuité est déclarée

Posted on 20 mai 2015

Chronique à Cannes #6 // La Croisette se remet petit à petit du Weerasethakul. Depuis, quelques belles surprises à signaler, – colombienne, suisse et mexicaine -, un exercice de style réussi (Villeneuve) et des sifflets pour Donzelli.

Mardi 19 mai. Tout le jury nous est passé devant à la sortie du Valérie Donzelli dans la Grande Salle du Palais : les présidents Coen et leurs moitiés (Frances McDormand en tête), Guillermo Del Toro et sa femme dont on pouvait voir poindre une larme au coin de l’oeil, une conjonctivite sans doute, (les divines) Sophie Marceau, Sienna Miller et Rossy De Palma, puis le ténébreux Jake Gyllenhaal. On ne peut pas dire que l’enthousiasme débordait de leurs mines. On y revient dans les lignes qui suivent.

Famille décomposée. Valérie Donzelli s’est attaquée à une histoire chère aux bas-normands du Contentin, l’histoire de Marguerite et Julien de Ravalet, coupable de vivre une histoire d’amour entre frère et soeur dans leur château de Tourlaville au XVe siècle. Donzelli la joue en famille, encore avec Jérémie Elkaïm son ex-futur compagnon, leur aîné Gabriel qui incarne Julien de Ravalet enfant. Et tout ce petit monde se prend pour Sofia Coppola revisitant Versailles, Le Petit Trianon et Marie-Antoinette. Ici point de Air mais des retouches signées Warren Ellis (la BO de The Assassination of Jesse James tourne à plein), les anachronismes font loi, hélicoptères, radios, vinyles… En conférence de presse, la réalisatrice de La Guerre est déclarée a confié avoir tourné le film comme un clip. On veut bien le croire. On savait la production très tardive pour les délais cannois mais le rush des dernières semaines n’a pas dû aidé à rendre une copie convenable. Tiré d’une histoire très forte, le film nous laisse de marbre, frisant le ridicule parfois – les déguisements de la fuite et les balades en âne-nain feront date – pas une seconde on ne se prend à croire à cette idylle incestueuse. Dommage, on aurait bien aimé soutenir le Contentin par procuration. A bon entendeur…

donzelli

Undercover. Denis Villeneuve n’était pas venu à Cannes depuis Polytechnique, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs. Le canadien (Incendies), valeur sûre du cinéma d’auteur d’action à Hollywood depuis quelques années (Prisoners), connaît les joies de la Compétition pour la premières fois avec Sicario. Au casting, un trio de choix, Emily Blunt, Josh Brolin et surtout Benicio Del Toro, magnétique tout le long du film, aussi mystérieux et dangereux que Javier Bardem dans No Country For Old Men. Sicario lorgne vers de nombreux genres, le film de frontière se baladant entre les Etats-Unis et le Mexique, les film de vengeance, le film de cartels et même les les films d’assaut au regard vert grâces aux séquences de missions embarquées en séance nocturne remise au goût du jour par Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow. Même si le scénario n’est pas l’atout majeur du film, Villeneuve et le chef op’ Roger Deakins (photo dingue) ont signé une mise en scène chirurgicale. Deux scènes qui feront date : les deux traversées de frontières : sur le pont et dans le tunnel. Des modèles du genre.

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On a vu aussi. Un premier long métrage magistralement mis en scène La tierra y la sombra du colombien César Augusto Acevedo présenté à la Semaine de la Critique, dans le lequel un vieil homme revient dans la maison familiale de son fils très malade pour aider la famille. De nombreux non-dits ressurgissent dans un environnement pour le moins exceptionnel, une maison isolée et gagnée par d’immenses plantations de cannes à sucre. Un candidat sérieux à la Caméra d’or. Lionel Baier est suisse, et présentait en sélection ACID La Vanité, son deuxième long métrage, avec Patrick Lapp et Carmen Maura. Un vieil architecte hautain et orgueilleux prend une chambre dans un motel quasi désert. Une femme le rejoint. Un jeune homme se prostitue dans la chambre mitoyenne. Un mystérieux dialogue s’installe dans ce ménage à trois. Motel hitchcockien, situations loufoques et hors du temps à la Pascal Thomas, Baier manie les décalages et se joue avec amusement des faux-semblants. Le Mexique est désormais l’un des pourvoyeurs principaux des grands Festival de cinéma à travers le globe : Reygadas, Inarritu, Cuaron, Escalante, Rowe, il faudra aussi compter avec David Pablos. Las Elegidas, ces élues dont on parle ce sont ces jeunes femmes prostituées de force appâtées qu’elles sont par leurs petits amis; ce film dit de frontière basé à Tijuana compile les thèmes forts et omni-présents du cinéma mexicain moderne, hyper-violence, corruption, bordels, cartels, le cocktail est réussi (le film est en deçà de ses prédécesseurs, Reygadas ou Escalante par ex., en terme de provocation), la mise en scène brillante. Une vraie bonne surprise.

Dans le prochain épisode : Brillante Mendoza, Patrick Wang, Paolo Sorrentino et Jia Zhang-ke…

Cannes 2015 : la grille de projections signée Wask

Posted on 9 mai 2015

L’édition 2015 de la grille de projections signée Wask est disponible : toutes les sélections, toutes les séances projetées dans les huit salles principales de la Croisette. Ne me remerciez pas, imprimez et en avant les noeuds à la tête !

Cliquez ici // La grille wask cannes 2015
Reprise de la Compétition – dimanche 24 mai

Maintenant que toutes les sélections ont publié leur programme, place aux choix et aux dilemmes.

Il n’existait pas jusqu’à présent de document générique simple et clair regroupant pour une journée une vue d’ensemble des différentes projections. On ne peut plus le dire depuis quelques années. Retrouvez chaque année sur Wask la grille-maison avec la Sélection Officielle – Compétition, Un Certain Regard, Hors Compétition, Séances Spéciales, Cannes Classics, et les séances de presse -, la Quinzaine des Réalisateurs, la Semaine de la Critique et la sélection ACID.

Cette année, 325 projections répertoriées sur les 8 salles de la Croisette à 1km à la ronde autour du Palais des Festivals: 5 dans le bunker – Grand Théâtre Lumière, salle Debussy, salle du Soixantième, salle Buñuel et salle Bazin – et à l’extérieur sur la Croisette le Théâtre Croisette JW Marriott, l’Espace Miramar et le cinéma Les Arcades.

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Mais si vous préférez (encore) vous empoissonner la vie, les programmes officiels des différentes sélections sont en ligne…

Sélection Officielle
Sélection Officielle – séances de presse (code presse)
Quinzaine des Réalisateurs
Semaine de la Critique
Sélection ACID

A vos stabilos et vos ratures et très bon Festival 2015 !

Cannes 2015 : les dates des Conférences de presse connues

Posted on 24 mars 2015

Passée l’annonce de l’affiche 2015 célébrant Ingrid Bergman, place aux Conférences de presse des différentes sélections. Elles auront lieu du 16 au 22 avril.

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jeudi 16 avril. Conférence de presse de la Sélection Officielle menée par Thierry Frémaux et le nouveau Président Pierre Lescure au cours de laquelle seront révélés une cinquantaine de films : Compétition, Un Certain Regard, Hors Compétition, Séances de Minuit, Séances Spéciales. Pour la composition du Jury des frères Coen, rien n’est moins sûr pour une annonce à cette date.

lundi 20 avril. Conférence de presse de la Semaine de la Critique avec le Délégué Général Charles Tesson : la sélection de la 54è Semaine de la Critique sera dévoilée (7 longs métrages en compétition, 4 ou 5 en séances spéciales, et une dizaine de courts métrages en compétition)

mardi 21 avril. Conférence de presse de la Quinzaine des Réalisateurs avec le Délégué Général Edouard Waintrop : la sélection de la 47è Quinzaine des Réalisateurs sera dévoilée (une vingtaine de longs métrages en compétition, 2 ou 3 en séances spéciales, et une dizaine de courts métrages en compétition)

mercredi 22 avril. Conférence de presse de l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) : sélection d’une dizaine de longs métrages.

Jury de la 54è Semaine de la Critique : Ronit Elkabetz présidente

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Entourée de quatre personnalités internationales, chacune représentative des métiers du cinéma : Katell Quillévéré (cinéaste), Peter Suschitzky (directeur de la photographie), Andréa Picard (programmatrice au Festival International du Film de Toronto) et Boyd van Hoeij (journaliste), l’israélienne remettra trois prix : le Grand Prix Nespresso et le Prix Révélation France 4 pour les longs métrages, le Prix Découverte Sony CineAlta pour les courts métrages.

On se souvient que Ronit Elkabetz avait ouvert la Semaine de la Critique en 2008 avec le deuxième volet de sa trilogie, Les Sept Jours. Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs, son troisième long métrage, Le Procès de Viviane Amsalem, lui a valu en janvier dernier une nomination aux Golden Globes 2015 dans la catégorie Meilleur film étranger.

 

 

Le retour de l’étalon mancunien chez Yann Gonzalez

Posted on 21 mai 2013

C’était sur la papier LA curiosité du Festival de Cannes 2013. Qu’allait donner le premier essai au long métrage du français Yann Gonzalez, Les Rencontres d’Après-Minuit au casting le plus improbable toutes sections confondues: Eric Cantona, le fils Delon (Alain-Fabien), Béatrice Dalle,…

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Semaine de la Critique | 20 mai

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Les Rencontres d’Après-Minuit fait partie de ces films qui, à la seule lecture de LA ligne de pitch, chatouille déjà les sens: « Au cœur de la nuit, un jeune couple et leur gouvernante travestie préparent une orgie. Sont attendus La Chienne, La Star, L’Etalon et L’Adolescent. »

Si l’on rajoute à cela que Yann Gonzalez fait partie de ces jeunes réalisateurs à l’univers peu commun, inventif et osé, qui a annoncé la couleur (prometteuse) avec ses courts métrages, et qu’il s’est entouré pour ce premier long d’une équipe de dingue…! Au casting, Eric le king Cantona as L’étalon, Nicolas Maury frapadingue et grandiose as la gouvernante, Niels Schneider (révélé chez Xavier Dolan dans Les Amours Imaginaires) et Kate Moran as le jeune couple, Fabienne Babe as la star, Alain-Fabien Delon as l’adolescent, Julie Brémond as la chienne, et Béatrice Dalle dominatrice as la commissaire SM. Pour être vraiment exhaustif, Rebecca Zlotowski a aidé Yann Gonzalez à l’écriture du scénario et des dialogues, et M83 a délaissé les plateaux hollywoodiens d’Oblivion pour signer la bande-son ultra soignée des Rencontres… (Anthony Gonzalez de M83 n’est autre que le frère de Yann).

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Certains y trouveront des contours ultra-branchouilles à la limite de l’entre-soi, on n’en est effectivement pas très loin, mais c’est contre-balancé constamment par une intelligence rare, où l’on oscille toujours entre le grotesque et le sublime sans jamais tomber dans le travers de la caricature. Quand on est capable de laisser parler l’étalon Cantona dans un monologue en passe de devenir culte, de sa difficulté depuis l’enfance à se mouvoir avec un attribut sur-dimensionné, « ma bîte a une existence propre » en marseillais dans le texte. Juste épique. Son arrivée d’ailleurs, annoncé par l’aboyeuse gouvernante « C’est l’étalon » avec sa gouaille bien connue à la Castellane de la cité phocéenne est une des choses les plus drôles que l’on ait vu depuis longtemps sur un écran de cinéma.

Le plus jouissif dans tout cela reste la liberté et la confiance que tous ces acteurs ont eu l’air d’avoir donné à Yann Gonzalez. A l’économie la plus stricte en terme d’artifice, Gonzalez complète cela par une formidable direction d’acteurs, une sorte de meneuse de revue façon Line Renaud au Casino de Paris, rôle dont le prolongement à l’écran semble être tenu par Nicolas Maury qui s’affirme décidément comme l’un des acteurs les plus prometteurs de sa génération.

On pourrait en dire encore et encore, tant le film fourmille de pépites de situation et de dialogues savoureux mais on ne voudrait pas trop en déflorer tant Les Rencontres d’Après Minuit est un film qui se goûte savoureusement et se découvre seul. Un univers à part à appréhender ab-so-lu-ment.


SEMAINE DE LA CRITIQUE
LES RENCONTRES D’APRÈS MINUIT de Yann Gonzalez
Sortie (date indéterminée)
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Ain’T Them Bodies Saints: Bonnie & Clyde en pays texan

Posted on 21 mai 2013

Présenté et remarqué lors de sa présentation dans la Mecque du Ciné US indépendant au Festival de Sundance en janvier dernier, Ain’t Them Bodies Saints (Les Amants du Texas) de l’américain David Lowery, avec Casey Affleck et Rooney Mara, était projeté en Séance Spéciale à la Semaine de la Critique samedi.

CANNES 2013
Semaine de la Critique | 18 mai

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Il est arrivé sur la scène affublé d’une coiffure sans cheveu et d’une bien grosse moustache – à la Bronson – et accompagné de son duo so glamour Casey Affleck et Rooney Mara. Le réalisateur américain David Lowery n’est pas passé inaperçu à l’Espace Miramar pour sa projection en séance spéciale à la Semaine de la Critique samedi 18 mai.

Repéré par Harvey Weinstein à Sundance (Weinstein avait aussi fait le déplacement pour défendre le film sur la Croisette), et affublé d’une rumeur très positive (il était reparti de Park City avec le prix de la meilleure photo), Ain’t Them Bodies Saints, 1er film de l’américain David Lowery était très attendu. Un Bonnie & Clyde en pays texan.

Bob et Ruth s’aiment envers et contre tout et tous. Mais lorsque leur casse tourne mal, leur amour va être forcément mis à mal.

Ultra-référencé – on pense à Terrence Malick époque Les Moissons du Ciel et évidemment le mythique Bonnie & Clyde déjà cité avec Warren Beatty et Faye Dunaway – Ain’t Them Bodies Saints a su soigner son enveloppe. Photo hyper chiadée, casting 4 étoiles, bande-son soignée comme il faut, David Lowery réussit un film poignant, un petit exercice malickien qui fait mouche avec notamment l’une des actrices les plus douées – décidément – de sa génération, Rooney Mara (Lizbeth dans Millenium – l’homme qui n’aimait pas les femmes de David Fincher avec Daniel Craig) sublime et bouleversante dans la peau de Ruth, sorte de Penelope grecque perdue dans le grand sud américain en attente de son cher et tendre Bob (Casey Affleck).

Un vent de romantisme et d’émotion a soufflé sur la Semaine de la Critique. Ca fait du bien par les temps qui courent.


SEMAINE DE LA CRITIQUE
AIN’T THEM BODIES SAINTS (LES AMANTS DU TEXAS) de David Lowery
Sortie (date indéterminée)
2,5

Hommage à Alain Delon le 25 mai

Posted on 7 mai 2013

Le Festival de Cannes rendra un hommage à l’acteur français Alain Delon le samedi 25 mai, veille du Palmarès de sa 66è édition, indique-t-il par un communiqué.

FESTIVAL DE CANNES 2007

Deux ans après un vibrant hommage rendu à Jean-Paul Belmondo, le Festival de Cannes va honorer l’un des derniers tigres du cinéma français, Alain Delon.

L’acteur sera présent samedi 25 mai, veille du Palmarès du 66è Festival de Cannes pour la projection – très certainement en salle Debussy – de la version restaurée de Plein soleil de René Clément. Sorti en 1960, Plein Soleil a marqué un tournant majeur dans la filmographie d’Alain Delon qui a enchaîné avec Rocco et ses frères. La restauration de Plein Soleil, financée par Studio Canal, a été réalisée en Italie, au laboratoire Immagine Ritrovata. Le film sera à nouveau en salles en France l’été prochain.

Alain Delon était revenu sur la Croisette en 2010 avec Claudia Cardinale pour la projection du Guépard de Visconti.
Le Festival de Cannes rendra officiellement hommage à l’ensemble de la carrière cinématographique de l’acteur qui aura 78 ans en novembre, dans le cadre de Cannes Classics.

Ironie de l’histoire, ce ne sera pas le seul Delon présent officiellement sur la Croisette cette année puisque son fils Alain-Fabien présentera Les Rencontres d’Après-Minuit de Yann Gonzalez à la Semaine de la Critique le lundi 20 mai.

La Grille de Projections de la 52è Semaine de la Critique disponible

Posted on 1 mai 2013

Première à dégainer son programme complet, la Semaine de la Critique vient de dévoiler la GRILLE DE PROJECTIONS de sa 52è édition. Du 16 au 24 mai, des projections tous les jours à l’Espace Miramar mais aussi au Palais des Festivals, salle Buñuel (5è étage).

En attendant celle de la Quinzaine des Réalisateurs puis celle de la Sélection Officielle (sans doute le 8 ou 9 mai prochain), rappelons ici que Wask vous délivrera – comme à son habitude – une grille de projections exclusive qui regroupera l’ensemble des sélections (Sélection Officielle, Quinzaine des Réalisateurs, Semaine de la Critique et ACID) sur les 7 principales salles de la Croisette (Grand Théâtre Lumière, Salle Debussy, Salle Buñuel, Salle Bazin, Théâtre Croisette Marriott, Espace Miramar et Arcades 1).

A vos agendas…

Jean-Luc Godard en Clôture de la Semaine de la Critique

Posted on 30 avril 2013

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La soirée de Clôture de la 52è Semaine de la Critique avec 3X3D, de Jean-Luc Godard, Peter Greenaway & Edgar Pêra (Sui-GB-Por) le jeudi 23 mai.

Si l’on avait des doutes (légitimes) sur l’état d’avancement du Jean-Luc Godard nouveau Adieu au langage, le vieux loup de lac suisse sera bien présent à Cannes pour y présenter 3X3D un film à sketchs sur l’image et les effets de la 3D.

Le film collectif sera présenté en clôture de la 52è Semaine de la Critique, jeudi 23 mai à l’Espace Miramar.

Les trois films (The Three Disasters de Godard, Just in Time du britannique Greenaway et Cinesapiens du portugais Pêra) ont tous trois été tournés à Guimaraes au Portugal.

Avec ce dernier titre annoncé, on connaît sans doute l’intégralité des sélections cannoises 2013.

La sélection de la 52è Semaine de la Critique dévoilée

Posted on 22 avril 2013

Après la Sélection Officielle dévoilée jeudi dernier et avant la Quinzaine des Réalisateurs dont on connaîtra la sélection demain mardi, l’équipe de la Semaine de la Critique vient de lever le voile sur la sélection de sa 52è édition (16-24 mai).

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La plus ancienne des sélections parallèles de Cannes présentera cette année 11 films dans sa sélection.
Exclusivement consacrée aux premiers et deuxièmes longs métrages pour sa Compétition, 7 films se disputeront le Grand Prix Nespresso décerné par le jury présidé par le réalisateur portugais Miguel Gomes (Tabou).
Depuis quelques années, cette distinction n’est en effet plus remise par un jury de critiques (la Semaine de la Critique est historiquement liée au syndicat Français de la Critique Cinéma dont 6 membres – journalistes, écrivains, critiques – et le Délégué Général Charles Tesson composent le comité de Sélection).

Parmi les 1200 films visionnés cette année, une sélection de 11 longs métrages (7 en Compétition et 4 en séances spéciales) dont 6 premiers films. 3 films français trônent parmi les films sélectionnés, qui témoignent une fois encore de la vigueur après la révélation de la Sélection Officielle jeudi dernier de la production cinématographique hexagonale.

Adéle Haenel, Sara Forestier, François Damiens (dans Suzanne), Rooney Mara, Casey Affleck (dans Ain’t Them Bodies Saints), Eric Cantona, Béatrice Dalle et fils d’Alain Delon, Alain-Fabien Delon (dans Les Rencontres d’Après-Minuit), Gabriel Arcand (en éleveur d’agneaux dans Le Démantèlement) et Denis Ménochet (dans Nos Héros sont morts) seront les têtes d’affiches de cette 52è Semaine de la Critique. Avec 7 longs métrages d’horizons très différents, une comédie burlesque argentine (Los Dueños) croisera un thriller russe tout en maîtrise (The Major), et Salvo le premier film sur la mafia du duo sicilien Grassadonia/Piazza (dont on annonçait ici il y a déjà quelques jours la sélection) alors que l’une des révélations du dernier Festival de Sundance (Ain’t Them Bodies Saints) sera l’attraction médiatique de cette sélection.

Le film de clôture sera connu dans les prochains jours.

52è SEMAINE DE LA CRITIQUE

Compétition Longs Métrages

Salvo de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza – ITA
The Lunchbox Dabba de Ritesh Batra – INDE
For Those in Peril de Paul Wright – GB
Le Démantèlement de Sébastien Pilote – CAN
Nos héros sont morts ce soir de David Perrault – FRA
Los Dueños de Agustin Toscano et Ezequiel Radusky – ARG
The Major de Yury Bykov – RUS

Séances Spéciales

Suzanne de Katell Quillévéré – FRA – Ouverture
NC - Clôture
Les Rencontres d’Après-Minuit de Yann Gonzales – FRA
Ain’t Them Bodies Saints de David Lowery – US

Rendez-vous demain 11h pour l’annonce de la sélection de la 45è Quinzaine des Réalisateurs

Cannes 2013: Que faut-il attendre des Sélections Parallèles ?

Posted on 21 avril 2013

Après la Conférence de Presse de la Sélection Officielle de Gilles Jacob et Thierry Frémaux, quels enseignements peut-on en tirer à la veille de la révélation des sélections de la Semaine de la Critique et de la Quinzaine des Réalisateurs ? On fait le point.

quinzaine et Semaine

Même si la Quinzaine des Réalisateurs a révélé vendredi le nom de son film d’ouverture avec Le Congrès d’Ari Folman, on ne sait pratiquement rien des 2 sections parallèles cannoises qui ne révèleront qu’en début de semaine leurs sélections respectives (lundi la Semaine de la Critique, mardi pour la Quinzaine).

Si Thierry Frémaux et son équipe de sélection ont tranché dans le vif pour établir une Sélection Officielle plus resserrée qu’à l’habitude, elle a aussi permis en creux de lister les absents dont certains d’entre eux sont de sérieux prétendants aux deux sections parallèles de la Croisette.

Steve McQueen, Bong Joon-ho, les deux grands regrets de Thierry Frémaux

A ce titre, commençons par les absents faute de temps qui n’ont aucune chance de se retrouver reversés au Théâtre Croisette ou à l’Espace Miramar.

Dans cette première liste de (très) grands noms espérés jusqu’au bout du suspense pour certains: Roy Andersson (d’ores et déjà annoncé pour le printemps… 2014), Xavier Dolan, Pascale Ferran, Jean-Luc Godard, Terrence Malick ou encore Bertrand Tavernier. Et surtout, les « deux grands regrets » du Délégué Général du Festival de Cannes et de nombreux festivaliers: Twelve Years a Slave de Steve McQueen, et Le Transperceneige de Bong Joon-ho. Pas de Cannes 2013 pour ces films-là.

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Du côté des pressentis en Sélection Officielle ces dernières semaines mais qui, faute d’ajouts de dernière minutes dans la GRANDE sélection, pourraient se retrouver à la Quinzaine des Réalisateurs ou à la Semaine de la Critique (pour les premiers et deuxièmes longs métrages) on pense notamment à Catherine Breillat (son Abus de Faiblesse avec Isabelle Huppert et le novice Kool Shen ferait son petit effet médiatique à la Quinzaine), Only Lovers left Alive de Jim Jarmush, A Los Ojos de Michel & Vicky Franco, 1001 Grams de Bent Hamer, The Charming Rose d’Eric Khoo, Real de Kiyoshi Kurosawa, Chavez de Diego Luna, les roumains (grands absents de la Sélection Officielle) Corneliu Porumboiu et Cristi Puiu, Suzanne de Katel Quillévéré, le fou catalan Albert Serra, We Come as Friends le nouveau documentaire de Hubert Sauper (après Le Cauchemar de Darwin), Götz Spielmann, A Field in England de Ben Wheatley (v. photo plus haut) et surtout les nouveaux films de Tsai Ming-Liang et du mexicain Michael Rowe, surprenants absents de la liste de Thierry Frémaux.

Salvo et La Fille du 14 juillet in, Hiner Saleem et Riad Sattouf out ?

Plus en rapport avec de potentielles entrées dans les sélections parallèles, certains titres ont déjà (ou presque) validé leur billet. On vous le révélait la semaine dernière, le premier film du duo sicilien Fabio Grassadonia et Antonio Piazza, Salvo, est annoncé à 99% en sélection de la Semaine de la Critique. De même que La Fille du 14 juillet d’Antonin Perejatko (avec Vincent Macaigne) sélectionné à la Quinzaine 2013 (lu sur le forum du site FilmdeCulte et confirmée par Shellac sur leur Page Facebook).

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Dans les films fortement pressentis à la Quinzaine, on pense à The Dances of Reality d’Alejandro Jodorowsky, Gare du Nord de Claire Simon, L’Etrange Couleur des larmes de ton Corps d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (v. photo ci-dessus), et Wakolda de Lucia Puenzo (Grand Prix de la Semaine de la Critique en 2007 avec XXY).
On ne serait pas non plus surpris de retrouver Nude Area d’Urszula Antoniak, le nouveau film du japonais Shinji Aoyama, The Double du britannique Richard Ayoade avec Jesse Eisenberg, Tip Top de Serge Bozon, Eastern Boys de Robin Campillo, La Crème de la Crème de Kim Chapiron, You Can’t Win de Robinson Devor, The Gambler de Szabolcs Hajdu, Réalité de Quentin Dupieux, Hier de Balint Kenyeres, Gerontophilia de l’artiste underground canadien Bruce LaBruce, Berlina’s Chakras de Faruk Loncarevic, Tirez-la langue Mademoiselle d’Axelle Ropert, et Archipelago de Joanna Hogg.

Par contre de grosses incertitudes subsistent sur les films d’Hiner Saleem et Riad Sattouf (Les Beaux Gosses) qui auraient reçu tous deux un accueil pour le moins glacial par les comités de sélection cannois avec leurs nouveaux projets, Aga et Jacky au Royaume des Filles.

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En attendant les premières réponses dès demain, on formule nos 4 souhaits, 4 souhaits aux deux Délégués Généraux, Edouard Waintrop (Quinzaine des Réalisateurs) et Charles Tesson (Semaine de la Crtitique).
Pouvoir voir les nouveaux films de Kelly Reichardt (Night Moves annoncé comme un thriller sur fond d’éco-terroristes), Djinn Carrénard (Faire L’amour après Donoma), Ain’t Them Bodies Saints de David Lowery (v. photo ci-dessus) sensation du dernier Festival de Sundance présenté comme un film à inspiration toute malickienne avec Rooney Mara et Casey Affleck, et Under The Skin de Jonathan Glazer (avec la divine Scarlett Johansson).

Les sélections de la 52è Semaine de la Critique et de la 45è Quinzaine des Réalisateurs seront dévoilées respectivement demain lundi 22 et mardi 23 avril.