L'actualité du Festival de Cannes [et bien plus encore] depuis 2010

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Cannes 2013: Les absents ont toujours tort

Posted on 6 mai 2013

Les 3 annonces officielles de sélection sont passées (Sélection Officielle, Semaine de la Critique, Quinzaine des Réalisateurs par ordre chronologique). Des ajustements ont déjà été opérés ici ou . Avant de se plonger à corps perdus dans le Festival, un point sur les absences notoires de ce Cannes 2013 (15-26 mai) à 9 petits jours du début des festivités.

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On connaît désormais 99,9% des contours de ce que sera la proposition cinématographique du 66è Festival de Cannes. On connaît la liste des quelques 90 longs métrages issus des 3 principaux organes de sélection (augmenté de la sélection ACID). Ne manquait à l’appel que le film de Clôture de la Semaine de la Critique; on le sait depuis mardi dernier c’est le triptyque sur les effets de la 3D 3x3D du trio formé de Jean-Luc Godard, Edgar Pêra et Peter Greenaway qui sera projeté jeudi 23 mai. En attendant de savoir qui aura les honneurs de donner une leçon de cinéma, le casting de ce Cannes cru 2013 est connu.

Une armada française pléthore

Le Festival de Cannes reste – de loin – la plus belle vitrine pour le cinéma d’auteur mondial. A ce titre-là, on peut légitimement penser que la production cinématographique française vit un véritable âge d’or. Ses auteurs, son système de financement, sa distribution,… difficile de ne pas voir dans cette profusion à tous les étages les gages de l’apogée d’un système malgré les affres de polémiques médiatiques connues ces dernières semaines.

On s’en doutait bien avant les annonces de sélection. Les candidats français étaient très nombreux et squattent littéralement tous les bancs de la Croisette 2013. Qu’ils soient réalisés par des cinéastes français, films en langue française tournés par des étrangers, œuvres produites grâce à des fonds français, les films “français” au sens large sont légion: une dizaine (sur 50) en Sélection Officielle, 4 (sur 11) à la Semaine de la Critique, et 6 (sur 21) à la Quinzaine des Réalisateurs. (pour ne pas citer longs métrages retenus par l’ACID où le quota français est littéralement explosé!)

Riad Sattouf et Catherine Breillat, grands absents tricolores

Mais s’il y avait de nombreux candidats, il y a donc de nombreux déçus côté français.

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Comme la rumeur le laissait craindre, le deuxième film du BéDéaste Riad Sattouf (Les Beaux Gosses) Jacky au Royaume des Filles (v. photo) n’a pas convaincu les différents comités de sélection, malgré un casting prometteur (Charlotte Gainsbourg, Vincent Lacoste, Noémie Lvovsky, Valérie Bonneton). Même sort pour Gare du Nord de Claire Simon, L’Etrange Couleur des Larmes de ton Corps du duo Hélène Fattet et Bruno Forzani (auteurs du remarqué Amer), Une Autre Vie d’Emmanuel Mouret avec JoeyStarr et Virginie Ledoyen, Eastern Boys de Robin Campillo, Réalité de Quentin Dupieux, Tirez la langue Mademoiselle d’Axelle Ropert et surtout Faire L’Amour de Djinn Carrénard (Donoma) qui n’était sans doute pas prêt à temps malheureusement.

Rowe, Dolan, Poromboiu, Reichardt, la jeune garde oubliée ?

Outre les primo-désistements (Lars Von Trier, Pascale Ferran, Roy Andersson en tête), une nouvelle génération de réalisateurs déjà rompus aux fastes et funestes écueils cannois ont dû (ou ont été) forcer à rebrousser le chemin de la Croisette cette année. On pense au roumain Corneliu Poromboiu (son compatriote Cristi Puiu, longtemps évoqué en sélection, n’a pas non plus franchi le cut), à l’américaine Kelly Reichardt dont le film Night Moves dans le milieu de terroristes écolos alimentaient une envie certaine chez la plupart des observateurs assidus du parcours de la réalisatrice de Wendy and Lucy, au jeune canadien Xavier Dolan dont Tom à la Ferme n’est pas prêt non plus – plus afféré qu’il fut apparemment avec la réalisation du dernier clip (à scandale) d’Indochine College Boy – et qui, à moins d’une présentation l’an prochain à Cannes 2014, ferait pour la première fois l’impasse sur la Croisette pour un de ses films (ses trois premières réalisations ont eu les honneurs de Cannes: J’ai Tué ma Mère à la Quinzaine des Réalisateurs et Les Amants Imaginaires et Laurence Anyways au Certain Regard). Enfin dernier absence notoire de ce quatuor: Manto Acuifero du mexicain Michael Rowe, caméra d’Or en 2010 avec Année Bissextile, mais dont la cinématographie sera bien représentée puisque son compatriote Amat Escalante sera lui en Compétition avec Heli cette année.

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Pour revenir rapidement sur le cas Lars Von Trier, le réalisateur danois déclaré persona non grata lors du Festival 2011 après des propos nauséabonds en pleine Conférence de Presse pour la présentation de Melancholia – et réhabilité à demi-mot par les instances cannoises qui aurait bien fait de Nymphomaniac un des événements de Cannes 2013 – semble bien vouloir faire la nique à ceux qui ont contribué à la promotion de son travail (palmé d’or pour Dancer in the Dark par le jury de Luc Besson en 2000, LVT a successivement présenté en Sélection Officielle Breaking The Waves, Les Idiots, Dogville, Manderlay et Antichrist depuis 1996). Un pré-site internet officiel a d’ailleurs déjà été mis en ligne et donne même rendez-vous – crime de lèse-majesté – le 16 mai prochain sur le site, pendant le… Festival de Cannes. CQFD.

37/100 au jeu des pronostics

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Quand, au début de l’année, nous nous sommes lancés dans une chevauchée au long cours pour lister les 100 films candidats à une présentation en plus ou moins grande pompe sur la Croisette en 2013, nous n’imaginions pas un tel scénario: 37 des 100 films listés (5 articles 1 à 20, 21 à 40, 41 à 60, 61 à 80 et 81 à 100) se retrouvent bien sur les rangs des sélections cannoises. Malgré la satisfaction personnelle d’un tel résultat, des absences majeures qui nous laissent encore un goût amer dans le fond de la gorge. On pense en premier lieu à Twelve Years a Slave de Steve McQueen qui semble avoir troqué un (trop) incertain triomphe cannois contre une campagne à venir dans la course aux Oscars 2014 à partir de l’Automne; et surtout Le Transperceneige de Bong Joon-ho.

Au rayon des habitués cannois, notons les défections (refus ou renoncement ?) de Tsai Ming-Liang, Alfonso Cuaron, Albert Serra, Terrence Malick, Kornel Mondruczo, Michel (avec Vicky) Franco, Hubert Sauper, Anton Corbijn, Shinji AoyamaRobinson Devor, Raya Martin, Atom Egoyan, Eric Khoo, le regretté Alexeï Guerman, Bent Hamer, Lee Daniels, Johanna Hogg, Götz Spielmann, Diego Luna, Urszula Antoniak, Ben Wheatley, Lance Edmands, Richard Aoyade, les frères Park et Kiyoshi Kurosawa.
Gageons que certains d’entre eux croiseront à nouveau la route de la Croisette, et même pour certains d’entre eux pourquoi pas dès 2014. Who knows ?

Les 100 films candidats pour Cannes 2013: #20-01

Posted on 5 mars 2013

5è et dernier volet de notre revue des 100 films candidats pour une sélection sur la Croisette lors du 66è Festival de Cannes: les 20 films susceptibles d’intégrer la Compétition Officielle.

Sources: Paris Match, Cineuropa, Les Inrocks, Télérama, Premiere, Ioncinema, FilmdeCulte, et bien plus encore…

#20 DIARY OF A YOUNG BOY de Tsai Ming-Liang (Taïwan)

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Il nous avait appâtés ces dernières années avec une série de courts métrages (Beautiful faisait même la Clôture de la dernière Semaine de la Critique), le taïwanais Tsai Ming-Liang renoue avec un projet long et asiatique (son Visage, en compétition cannoise en 2009, était davantage une encartade française) avec Diary of a young boy. Son acteur fétiche Lee Kang-sheng est de retour pour tenir le rôle d’un père desoeuvré, seul avec ses deux fils, une famille mise au ban d’une société excluante et destructrice.
[notre avis: Compétition]

#19 INSIDE LLEWYN DAVIS de Joel & Ethan Coen (US)

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Dès la publication de son premier teaser, les premières impressions sur le nouveau film des frères Coen Inside Llewyn Davis faisaient état d’un consensus assez unanime: le travail sur la photo de Bruno Delbonnel, le chef op’ de Jean-Pierre Jeunet et du récent Faust d’Alexandre Sokourov, s’annonce impressionnant. Ambiance froide et bleutée pour cette plongée dans le new-york folk & bouillonnant des années 1960. Carey Mulligan, John Goodman et Justin Timberlake entourent le prometteur Oscar Isaac.
[notre avis: Compétition]

#18 GRAVITY de Alfonso Cuaron (Mex)
Une station spatiale endommagée, des astronautes en survie, le réalisateur mexicain Alfonso Cuaron (Y Tu Mama Tambien, Les Fils de l’Homme), un duo d’acteurs George Clooney, Sandra Bullock, n’en jetez plus, Gravity tourné en 3D, est l’une des attractions de l’année cinéma à venir. Initialement daté par la Warner à l’automne 2012, une date de sortie américaine a finalement été fixée en octobre 2013. On rêve à ce que pourrait donné la caméra de l’amateur de plans-séquences interminables et jouissifs Alfonso Cuaron dans cet univers clos.
[notre avis: Compétition]

#17 THE CONGRESS de Ari Folman (Isr)

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Rares sont les réalisateurs qui peuvent se targuer d’avoir contribué à ouvrir la brèche d’un nouveau genre cinématographique. L’israélien Ari Folman en fait partie; il avait brandi en 2008 avec Valse avec Bachir, un film docu-fiction hybride comportant à la fois des scènes de film d’animation mais aussi de live-action. Bachir était l’oeuvre de sa vie, un manifeste politique. Le travail autour de The Congress -dont l’aboutissement en post-production est encore incertain avant Cannes- est quant à lui purement fictionnel, adapté d’une nouvelle d’anticipation de Stanislaw Lem (Solaris).
[notre avis: Compétition]

#16 ABUS DE FAIBLESSE de Catherine Breillat (Fra)
On connaît les problèmes de santé qu’a connu Catherine Breillat. Pour ce qu’on annonce inexorablement comme son testament cinématographique, la réalisatrice s’est une nouvelle fois appuyée sur sa vie pour raconter dans Abus de Faiblesse un nouvel épisode de son travail d’auto-fiction filmée. Sa romance avec l’escroc Christophe Rocancourt, les déboires judiciaires qui en ont suivis, Breillat n’élude rien et s’est adjoint les services d’un couple détonnant, Isabelle Huppert et Kool Shen.
[notre avis: Compétition]

#15 L’AGE DU TATOUAGE de Jia Zhang-ke (Chine)
1966 – 1976 “les 10 années de la grande catastrophe”. Jia Zhang-ke, l’un des plus grands cinéastes de notre temps, qui est l’un des représentants de ceux que l’on appelle la “5è génération” nés pendant la “Révolution Culturelle” chinoise, estime que la chine n’a pas fait correctement son devoir de mémoire sur cette période. Dans la ville de Suzhou, au sud de Shanghaï, Jia Zhang-ke veut dépeindre cette lutte des classes par la violence qui sévissait à l’époque entre bandes rivales qui affichaient fièrement leur slogan sur des tatouages, et qui lui rappelle la Chine d’aujourd’hui. Pour raconter cette histoire récente dans l’Age du Tatouage, Jia Zhang-ke a lancé au début de son projet un grand appel sur internet pour recueillir les témoignages les plus nombreux.
[notre avis: Compétition]

#14 LE BLEU EST UNE COULEUR CHAUDE de Abdellatif Kechiche (Fra)

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La réputée glaçante et impénétrable nouvelle icône du cinéma français Léa Seydoux a voulu se confronter au regard intransigeant d’Abdellatif Kechiche (La Faute à voltaire, L’Esquive, Venus Noire). 5è film du réalisateur de La Graine et le Mulet, Le Bleu est une couleur chaude est l’adaptation d’une Bande Dessinée de Julie Maroh, l’histoire d’amour entre deux filles. Prévue au casting de L’Ecume des jours de Michel Gondry, elle avait dû décliner pour pouvoir se mettre à nue devant la caméra de Kechiche. Avec Grand Central de Rebecca Zlotowski (déjà évoqué dans le classement) et ce dernier film d’Abdellatif Kechiche, Léa Seydoux pourrait bien être une des reines de Cannes 2013.
[notre avis: Compétition]

#13 LA GRANDE BELLEZZA de Paolo Sorrentino (Ita)

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Paolo Sorrentino est l’un des symboles de la gouvernance Frémaux à la tête de la Sélection Officielle cannoise. Du très bon (Il Divo, 2008) aux plus contestables (This Must be the Place, 2011), tous les longs métrages de Paolo Sorrentino ont trouvé place dans la catégorie reine de la Compétition. La Grande Bellezza ne devrait pas faire exception à la règle pour le retour de Paolo Sorrentino à Rome aux côtés de l’immense Toni Servillo. Ambiance Dolce Vita et douceur romaine attendues dans ce portrait d’un écrivain à succès en panne d’inspiration.
[notre avis: Compétition]

#12 TOM A LA FERME de Xavier Dolan (Can)
4 films à Cannes en quatre ans, c’est ce qu’ambitionne le jeune réalisateur québequois Xavier Dolan en présentant Tom à la Ferme, son 4è film consécutif à Cannes après J’ai Tué Ma Mère (Quinzaine des Réalisateurs, 2009), Les Amours Imaginaires (Un Certain Regard, 2010), et Laurence Anyways (Un Certain Regard, 2011). Echaudé par la “non-titularisation” de Laurence Anyways en Compétition Officielle l’an dernier, il espère bien faire de cette adaptation d’un succès théâtral canadien sa première montée des marches. Entre homosexualité rangée, amours impossibles, deuil et conflits familiaux, le synopsis de Tom à la Ferme est très dolanien: “Tom perd son amant dans un accident de moto. En rendant visite à sa belle-famille dans l’arrière-pays montréalais, il se rend compte que personne ne le connaissait tel qu’il était”.
[notre avis: Compétition]

#11 ONLY LOVERS LEFT ALIVE de Jim Jarmush (US)

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La romance d’un couple de vampires séculaires est troublée par l’irruption dans leur vie de la jeune Ava. Quand la figure de proue du cinéma indépendant Jim Jarmush s’attaque à un film de genre tel que le vampire movie, on se souvient de Ghost Dog et on se met à rêver. Quand on rajoute à cela que Tilda Swinton, Tom Hiddleston, John Hurt et Mia Wasikowska accompagne Jarmush dans cette aventure, on crève d’envie de voir Only Lovers Left Alive à Cannes.
[notre avis: Compétition]

#10 LES SALAUDS de Claire Denis (Fra)
Lancée dans un projet d’inspiration KUROSAWAienne, sur fond de combat sur l’honneur et de vengeance, Claire Denis qui filme pour la première fois en numérique s’est entourée de son cercle familié, Agnès Godard à la photo, Vincent Lindon (avec Chiara Mastroianni) devant la caméra et Vincent Maraval avec Wild Bunch

en protecteur/producteur. Pour les heureux lecteurs du scénario co-signé avec Jean-Paul Fargeau, les premiers échos font état d’une histoire bouleversante, une puissance rare à la tension érotique palpable; Les Salauds ou les prémices d’un des films noirs de l’année.
[notre avis: Compétition]

#09 LE TRANSPERCENEIGE de Bong Joon-ho (Cor)

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C’est sans doute l’une des images les plus prometteuses de ce début d’année cinéma 2013: la star coréenne Song Kang-ho, hagard dans un wagon-fantôme. Le cinéaste Bong Joon-ho s’attaque à l’un des classiques de la bande dessinée d’anticipation franco-belge des années 1980 Le Transperceneige de Jacques Lob et Jean-Marc Rochette. Dans un monde post-apocalyptique, tout ce qui reste d’humanité est enfermé dans un train qui roule éternellement. Un pitch à la hauteur de notre impatience. Le scénario a été co-écrit par Bong Joon-ho et Park Chan-Wook. Le film en langue anglaise aura pour cast international Chris Evans, Octavia Spencer, Tilda Swinton, Jamie Bell et John Hurt et donc Song Kang-ho sus-cité.
[notre avis: Compétition]

#08 ONLY GOD FORGIVES de Nicolas Winding Refn (Dan)
Quand nous étions sortis l’an dernier à Cannes 2012 d’une séance surprise concoctée par Thierry Frémaux avec différents bouts de montage directement envoyés par des réalisateurs en cours de tournage, le plus impressionnant d’entre eux avait sans doute été celui de Only God Forgives, le nouvel épisode des aventures de Ryan Gosling au pays du danois Nicolas Winding Refn. Un épisode thaîlandais cette fois pour le duo de Drive. L’extrait en question était teinté d’hémoglobine et de bastons dans les bas-fonds de Bangkok et annonçait comme une évidence que Only God Forgives promettait d’être aussi violent que Drive.
[notre avis: Compétition]

#07 DAU de Ilya Khrzhanovsky (Rus)
A force d’évoquer l’un des projets cinématographiques les plus ambitieux du début du XXIè siècle, on va finir par croire que tout cela n’était qu’une imposture. Il faut dire que Dau du jeune russe Ilya Khrzhanovsky faisait déjà partie des projets retenus par l’Atelier de la Cinefondation du Festival de Cannes en… 2006 ! Toutes les rumeurs les plus folles ont été évoquées sur ce rêve de “peinture cinématographique” de la société soviétique depuis le début de sa préparation: perfectionnisme à l’extrême de Khrzhanovsky, reconstitution entière d’une ville ukrainienne du milieu du XXè siècle, audition de centaines de milliers de personnes pour que les figurants collent au plus près des physiques de l’époque (fin 2011, le magazine GQ évoquait ce tournage historique dans une article surréaliste),… Dau à Cannes cette année ? Espérons-le.
[notre avis: Compétition]

#06 UN INDIEN DES PLAINES de Arnaud Desplechin (Fra)

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Arnaud Desplechin (Esther Kahn, Rois et Reine), l’un de nos auteurs les plus intéressants, s’est lancé dans l’adaptation de l’oeuvre de Georges Devereux, pionnier de l’ethnopsychologie “Psychothérapie d’un indien des plaines”, oeuvre qui hante Desplechin “depuis une vingtaine d’années”. Pour cela, il est parti aux Etats-Unis tourner cette rencontre entre Jimmy Picard (le film a longtemps eu pour nom de code Portrait de Jimmy Picard), un indien névrosé, et son psy (Benicio Del Toro face à Mathieu Amalric).
[notre avis: Compétition]

#05 HISTORIA DE LA MEVA MORT de Albert Serra (Esp)

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On ne cache plus ici notre passion pour le travail du catalan fou Albert Serra. Depuis Honor de Cavalleria et en passant par l’inénarrable Chant des Oiseaux, Serra a su se faire une place à part dans l’univers des soldats de l’étrange, des artisans d’un cinéma de l’ailleurs qui permet au spectateur, sans jamais l’exclure, de se forger son propre imaginaire. C’est surtout Olivier Père qui le premier, à la tête de la Quinzaine des Réalisateurs, a fait d’Albert Serra un de ses chouchous dans les années 2000. Pour cette Historia de la Meva Mort, Albert Serra convoque sur sa toile une rencontre atypique entre Casanova et Dracula dans la France fin XVIIIè et début du XIXè siècle. Du Serra dans le texte.
[notre avis: Compétition]

#04 TWELVE YEARS A SLAVE de Steve McQueen (GB)

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Le Festival de Cannes ne peut pas se passer de sa visite annuelle du couple varois Brad Pitt – Angelina Jolie. Tantôt pour l’un, tantôt pour l’autre, chaque année un de leurs films y  est présenté. Cette fois-ci, Brad Pitt a mis toutes les chances de son côté en s’affichant dans le nouveau film de l’artiste britannique Steve McQueen (Hunger, Shame). Michael Fassbender, la muse de McQueen, est de nouveau là dans Twelve Years a Slave, partition très attendue autour de l’esclavage dans l’Amérique du XIXè siècle, avec Chiwetel Ejiofor et la jeune baby-star des Bêtes du Sud Sauvages Quvenzhané Wallis.
[notre avis: Compétition]

#03 LOW LIFE de James Gray (US)

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Une seule incertitude subsiste pour l’un des films les plus certains de son entrée en Compétition sur la Croisette en mai prochain: son titre. Low Life puis Nightingale, puis finalement le réalisateur américain James Gray semblait revenir au titre initial finalement pour raconter la vie et les tourments d’une immigrée européenne fraîchement débarquée à Ellis Island dans l’Amérique des années 1920. Marion Cotillard poursuit son parcours américain exceptionnellement gâté: Michael Mann, Chris Nolan, Woody Allen, Steven Soderbergh, et maintenant James Gray à son tableau de chasse des réals US de tout premier plan ! Elle aura dans Low Life Joaquin Phoenix et Jeremie Renner comme partenaires.
[notre avis: Compétition]

#02 KNIGHT OF CUPS de Terrence Malick (US)
Difficile de croire que celui que l’on targuait de rester des années sans tourner, puis une fois en production de ne céder qu’après des centaines d’heures de post-production avant de laisser ses films au public, est en passe de signer 4 films en 4 ans. Depuis sa Palme d’Or en 2011 (The Tree of Life), Terrence Malick enchaîne les projets; tout juste fini de dévoiler A la merveille (Venise 2012 et sortie France demain le 6 mars), la société de production Film Nation a déjà dans son line-up deux autres films: ce Knight of Cups annoncé sur la Croisette et un autre projet [sans titre]. Malgré l’accueil pour le moins glacial de A la merveille à Venise, une nouvelle venue de Terrence Malick à Cannes serait un événement. Knight of Cups réunit un trio appétissant, Christian Bale, Natalie Portman et Cate Blanchett, et revêt une note d’intention aussi lapidaire que malickienne “l’histoire d’un homme entre tentations, célébrité et excès”.
[notre avis: Compétition]

#01 LA VENUS A LA FOURRURE de Roman Polanski (Fra)
On sait le projet parti sans doute un poil trop tard dans la course à la Sélection Cannoise – la production a démarré fin novembre 2012 – il est de notre devoir d’évoquer au sommet de cette revue des potentiels films sélectionnables pour Cannes 2013, l’excitante adaptation de l’oeuvre érotique de Leopold Sacher-Masoch (le “masochisme”, c’est lui) La Venus à la Fourrure par le maître Roman Polanski avec Emmanuelle Seignier et Louis Garrel. Les derniers échos de timing cannois seraient plutôt optimistes. Wait and see.
[notre avis: Compétition]

A (re)lire >> les 20 films classés de 100 à 81.
A (re)lire >> les 20 films classés de 80 à 61.
A (re)lire >> les 20 films classés de 60 à 41.
A (re)lire >> les 20 films classés de 40 à 21.

Cannes 2011, mon Palmarès

Posted on 22 mai 2011

Avant de revenir en détail sur les coups de coeur de cette 64è édition du Festival – d’une rare densité – il est temps de dévoiler mon palmarès Cannes 2011, à quelques heures des annonces officielles du Président de Niro…

Malick or not Malick ?La seule et unique question que l’on se pose à l’orée de cette journée de Palmarès est quelle emprise fantomatique aura Terrence Malick et son Tree of Life au moment des délibérations du jury. On voit mal comment Robert de Niro et ses jurés pourraient mentionner le réalisateur de Badlands à leur Palmarès à une autre place que celle de la Palme d’or. Ce sera soit le trophée suprême, soit une élégante absence, ce qui aura l’avantage de ne pas dévier de l’attitude de Malick depuis le début du Festival, lui, l’éternel ombre tutélaire du 64è Festival de Cannes.

Absolument convaincu que l’ambition outrancière de Terrence Malick lui a empêché de soumettre une oeuvre pleine et aboutie aux festivaliers, je choisirai délibérément de laisser The Tree of Life sur le bas-côté cannois (le film saura à n’en pas douter mûrir à l’esprit de tous au fil des ans… attendons un peu) en privilégiant des films de réalisateurs au sommet de leur art et souvent à un tournant de leur oeuvre.

Mon Palmarès 2011 ou “Pedro et les frenchies”

PALME D’OR
La Piel Que Habito de Pedro Almodovar

GRAND PRIX
L’Appollonide – Souvenirs de la Maison Close
de Bertrand Bonello

PRIX DE LA MISE EN SCENE
Melancholia
de Lars Von Trier

PRIX DU SCENARIO ex aequo
Le Gamin au Vélo
de Luc et Jean-Pierre Dardenne
Polisse de Maïwenn

PRIX D’INTERPRETATION FEMININE
Tilda Swinton
We Need to Talk About Kevin
(Lynne Ramsay)

PRIX D’INTERPRETATION MASCULINE
Michel PiccoliHabemus Papam
(Nanni Moretti)

PRIX DU JURY
The Artist de Michel Hazanivicius

PRIX DU 64è FESTIVAL DE CANNES
Pater de Alain Cavalier

CAMERA D’OR
Michael
de Markus Schleinzer

Mention Spéciale – CAMERA D’OR
Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin

 

Cannes 2011: 19 candidats en course pour la Palme d’Or

Posted on 14 avril 2011

La Sélection Officielle de la 64e édition du Festival de Cannes (du 11 au 22 mai) était dévoilée ce midi à Paris par le président Gilles Jacob et le délégué général Thierry Frémaux.

En compétition figurent (pour le moment) 19 titres, même si un rajout de sélection n’est pas à exclure dans les prochains jours. Si cela se confirme, c’est une sélection très resserrée qui concourera pour la Palme d’Or au matin du 11 mai. Quatre réalisatrices (un record) font partie de la catégorie reine.

Un Ogre nommé Malick

Il y sera ET en compétition s’il vous plaît. The Tree of Life de Terrence Malick prend place dans la liste annoncée ce midi. Avec un tel film annoncé c’est un mélange explosif (et presque déséquilibré tant le film avec Brad Pitt et Sean Penn fait figure d’épouvantail) qui compose donc la Compétition 2011.

Trois Palmés de retour en compétition

A côté de ce (seul) film américain, de grands noms du cinéma mondial (les “habitués” comme on dit) viennent concourrir cette année: trois palmés (les frères Dardenne, Nanni Moretti et Lars Von Trier), et des déjà primés comme Pedro Almodovar, Nuri Bilge Ceylan, Aki Kaurismäki, Naomi Kawase, Paolo Sorrentino.
Deux premiers films tenteront de se frayer une place à côté de ces monstres: Sleeping Beauty de l’australienne Julia Leigh et Michael de Markus Schleinzer (dans un film librement inspiré de l’hisoire de ‘Natascha Kampusch).

Bonello, Maïwenn et Cavalier sous la bannière tricolore

Ils étaient très nombreux en lice (exit Dominik Moll, Matthieu Kassovitz, Christophe Honoré, Chantal Akerman, Marjane Satrapi / Vincent Paronnaud, Virginie Despentes, Mia Hansen-Løve,… pour ne citer qu’eux), ils seront donc trois à représenter le cinéma français en compétition: Bertrand Bonello, Maïwenn et Alain Cavalier avec Pater (“EXTREMEMENT singulier” dixit Thierry Frémaux ce matin en conférence de Presse). Grand habitué de la compétition, Bruno Dumont fait, lui, la bascule du côté de la sélection Un Certain Regard.
Et malgré les révélations des sélections parallèles la semaine prochaine – la Semaine de la Critique sera annoncée lundi, la Quizaine des Réalisateurs mardi – beaucoup de réalisateurs français seront absents de Cannes 2011. Et de gros clients.

Lynn Ramsay, Joseph CedarNicolas Winding Refn, et Takashi Miike avec ce qui sera le premier film en 3D en compétition Ichimei, complètent la Compétition 2011.

En Compétition

• Melancholia, de Lars Von Trier – DAN
La Piel Que Habito, de Pedro Almodovar – ESP
• Polisse, de Maïwenn – FR
• Le Gamin au Vélo, de Jean-Pierre et Luc Dardenne – BEL
• Habemus Papam, de Nanni Moretti – ITA
This Must be The Place, de Paolo Sorrentino – ITA
• Le Havre, de Aki Kaurismäki - FIN
Once Upon a Time in Anatolia, de Nuri Bilge Ceylan – TUR
• L’Apollonide – Souvenirs de la Maison Close, de Bertrand Bonello – FR
• Sleeping Beauty, de Julia Leigh - AUS – 1er film
• Pater, de Alain Cavalier – FR
• Hearat Shulayim, de Joseph Cedar – ISR
• Hanezu No Tsuki, de Naomi Kawase – JAP
• The Tree of Life, de Terrence Malick – US
• We Need to Talk about Kevin, de Lynn Ramsay – GB
• Michael, de Markus Schleinzer – AUT – 1er film
• La Source des Femmes, de Radu Mihaileanu - ROU
• Ichimei, de Takashi Miike – JAP
• Drive, de Nicolas Winding Refn – DAN

The Tree of Life: une sublime mosaïque en guise d’affiche

Posted on 29 mars 2011

Au petit jeu du pré-buzz cannois, à 43 jours du début des festivités, le très attendu film de Terrence Malick The Tree of Life tire toujours toute la couverture à lui (ou presque).

Au rayon des dernières nouvelles, Variety affirme que le film sera à Cannes, mais plus certainement Hors Compétition. Cette éventualité semble encore un peu plus confirmée par une rumeur relayée par Empire qui annonce une première du film en Angleterre (le 4 mai) avant l’ouverture du Festival de Cannes. (rappelons qu’une telle éventualité n’empêcherait en aucune façon le film de concourir à la Palme d’or; un film peut sortir dans son pays d’origine avant le Festival – ce qui devrait être le cas par exemple pour le nouveau film de l’italien Nanni Morretti Habemus Papam)

[Update 29-03-11] La très bien informée Anne Thompson indique, dans un billet publié dans la nuit sur son blog indieWIRE, que cette sortie anticipée en Angleterre “n’aurait finalement pas lieu”

Une nouvelle affiche vient d’ailleurs de filtrer sur le web: une mosaïque émaillée de photos du film où l’on peut même apercevoir un… dinosaure. Etourdissant.

Berlinale annoncée… Cannes salive d’avance !

Posted on 19 janvier 2011

Il ne manque plus aux organisateurs que de se parer d’un film de clôture, mais la Berlinale 2011 a dévoilé hier son programme complet.

Et malgré de belles prises – on citera les nouveaux films de Béla Tarr ou Miranda July qui concourront tous deux pour l’Ours d’Or, et la présentation hors compétition du film événement sur Pina Bausch par Wim Wenders – on a quand même le sentiment que le comité de sélection berlinois a laissé champ libre, bien malgré lui, à Thierry Frémaux et son équipe pour concocter – sur le papier – l’une des plus excitantes sélections cannoises depuis des années. Tous les grands noms semblent prêts ou presque (Malick, Almodovar, Von Trier pour ne citer qu’eux). Mais il sera temps d’y revenir. Miam !

La 61è Berlinale aura lieu du 10 au 20 février et aura comme Présidente du Jury l’actrice et réalisatrice Isabella Rossellini.

Berlinale 2011

Ouverture

True Grit
des frères Coen (USA)

En compétition

Our Grand Despair
de Seyfi Teoman (Turquie)

Coriolanus
de Ralph Fiennes (Grande Bretagne)

Lipstikka
de Jonathan Sagall (Israël)

If not us, who ?
d’Andres Veiel (Allemagne)

Yelling To The Sky
de Victoria Mahoney (USA)

The Future
de Miranda July (USA)

The Turin Horse
de Béla Tarr (Hongrie)

The Prize
de Paula Markovitch (Mexique)

Nader And Simin, A Separation
d’Asghar Farhadi (Iran)

Les contes de la nuit
de Michel Ocelot (France)

Margin Call
de JC Chandor ( USA)

Come Rain Come Shine
de Lee Yoon-ki (Corée du Sud)

Sleeping Sickness
d’Ulrich Köhler (Allemagne)

The Forgiveness Of Blood
de Joshua Marston (USA)

A Mysterious World
de Rodrigo Moreno (Argentine)

Innocent Saturday
d’Alexander Mindadze (Russie)

Clôture

N.C.

Hors compétition

Pina
de Wim Wenders (Allemagne)

Almanya – Willkommen in Deutschland
de Yasemin Samdereli (Allemagne)

Les femmes du 6ème étage
de Philippe Le Guay (France)

My Best Enemy
de Wolfgang Murnberger (Autriche)

Unknown
de Jaume Collet-Serra (Allemagne)

Séances spéciales

Cave Of Forgotten Dreams
de Werner Herzog (USA)

Hors jeu
de Jafar Panahi (Iran)

.

The Tree de Julie Bertucelli en clôture le 23 mai

Posted on 29 avril 2010

L’arbre de Terrence Malick est mort, vive celui de Julie Bertucelli.

La grande ombre du mystérieux Malick et son nouveau bébé The Tree of Life aura donc plané jusqu’au bout; mais c’est un autre arbre qui ponctuera la Sélection Officielle 2010: l‘arrivée du nouveau film de Julie Bertucelli The Tree en clôture du 63è Festival de Cannes met un terme à la (trop) longue période des rumeurs, pronostics et autres spéculations qui agitent le petit de monde du cinéma chaque année à l’approche du mois de mai.
O
n aura donc le plaisir de revoir Charlotte Gainsbourg, un an après son triomphe antichritien, lors de la cérémonie de clôture 2010, le 23 mai prochain.

Cannes 2010: Tout ça, pour ça !?

Posted on 23 avril 2010

Malgré ce nouveau communiqué de complément de sélection, le Festival de Cannes n’affiche toujours pas “sold out” à J-19 du début des hostilités.

Les certitudes

Avec l’arrivée du compositeur français Alexandre Desplat – les espoirs de Gilles Jacob de voir Jafar Panahi déserter les geôles iraniennes ont fait long feu – le jury de Cannes 2010 est désormais complet. Il y aura donc 7 hommes pour 2 femmes. (et comme le souligne très bien Cédric Succivalli sur twitter, cette dernière invitation sonne le glas des derniers espoirs de voir Terrence Malick en compétition).
La sélection Un Certain Regard a, semble-t-il, elle aussi finaliser son casting définitif: Carancho de Pablo Trapero (ARG) et I Wish I Knew de Jia Zhang Ke (CHI) – c’est la (seule et heureuse) grosse surprise… oui on se raccroche à ce qu’on peut ! – complètent une sélection qui semble être, sur le papier,la plus ambitieuse que l’on ait pu voir depuis des années du côté de Debussy.

En attendant la suite et fin… ?

Deux films arrivent en compétition: Rizhao Chongqing de Wang Xiaoshuai (CHI) sera finalement présenté au Grand Théâtre Lumière - il était jusqu’alors au programme Un Certain Regard - et le hongrois Kornel Mundruczo présentera, deux ans après Delta, Tender Son – The Frankenstein Project.
Le communiqué officiel annonce une compétition finalisée à 18 films. Enfin finalisée… il manque tout de même un film de clôture. A première vue, cette compétition resserrée sent une austérité toute cinéphile, c’est souvent signe de bonnes éditions, soyons optimistes.

Enfin, Andrei Ujică vient grossir une délégation roumaine omniprésente; il présentera Hors Compétition Autobiographie de Nicolae Ceausescu. Et un documentaire sur la guerre froide de l’américaine Lucy Walker Countdown To Zero - présenté à Sundance en Janvier dernier – fera l’objet d’une séance spéciale.

La dernière annonce du Festival, qui concernera le film de clôture du 23 mai (Malick ? mieux vaut arrêter avec Malick), sera-t-elle l’occasion pour Thierry Frémaux et son équipe de derniers ajustements ? Wait and peut-être see…