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Cannes 2026 : « Gabin » de Maxence Voiseux, doc événement à la Quinzaine

GABIN © Arizona

On comprend pourquoi il fut le film parmi les plus précocément sélectionnés par la Quinzaine.

GABIN
Maxence Voiseux (Fra) Quinzaine des Cinéastes

cannes 2026 // quinzaine des cinéastes // arizona // le 18 novembre au cinéma

On connaissait la patience de Richard Linklater, on découvre désormais celle, tout aussi bouleversante et viscérale, de Maxence Voiseux.

Avec « Gabin », le cinéaste signe bien plus qu’un documentaire. Il livre une épopée intime sur la fin d’un monde et l’éveil d’une conscience. Difficile de ne pas penser à « Boyhood » dans l’ambition et la gestion de ce temps long qui sculpte les visages et les certitudes sous nos yeux.

La famille Jourdel, installée dans le Nord de la France, est bien plus qu’un simple sujet pour Voiseux. C’est une obsession au long cours. Déjà au cœur de son projet de fin d’études où il filmait les aînés, le réalisateur s’est ici autorisé un geste de cinéma radical : suivre le jeune Gabin pendant une dizaine d’années, de ses 8 ans jusqu’à sa majorité. On y découvre notamment une relation entre Gabin et sa mère qui vous serre le cœur, captée dans toute sa fragilité et son abnégation silencieuse au milieu du fracas de la boucherie. Le film capte ce moment de bascule où l’héritage devient un poids, et où la terre du Nord, filmée avec une rudesse magnifique et une image organique loin des clichés ou des amours chez Karine Lemarchand, semble se refermer sur les rêves d’adolescence.

On retient d’ores et déjà cette scène entre le père et son frère, sommet de tension et d’émotion brute qui s’impose comme l’un des grands moments de ce Cannes 2026, cristallisant des décennies de non-dits ruraux. Le voyage s’achève sur cette poignante scène d’anniversaire pour ses 18 ans, où tout le poids de la lignée semble s’inviter à table pour mieux s’en libérer ? Maxence Voiseux évite tous les pièges du misérabilisme pour offrir un portrait d’une dignité absolue. Un grand témoignage aussi de l’abnégation de producteurs qui se permettent encore de croire à de tels projets. L’émotion se niche là aussi.

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