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100 films pour Cannes 2026 : classement de 41 à 60

LE SAMOURAÏ ET LE PRISONNIER © Charades

3ème volet de la liste Wask des 100 films pour Cannes 2026

60
LE SAMOURAÏ ET LE PRISONNIER
Kiyoshi Kurosawa (japon)

potentiel // sélection officielle – séance de minuit

Le prolifique Kiyoshi Kurosawa s’attaque au chanbara, le film de sabre japonais, et les premiers stills dévoilés en font l’une des principales cibles du cinéma asiatique cette année. Venant de l’auteur de « Tokyo Sonata » et « Vers l’autre rive » le résultat ne peut être qu’une œuvre hybride et fascinante. Nous sommes en plein Japon féodal. Araki Murashige, révolté par la tyrannie d’Oda Nobunaga, se retranche dans son château, bientôt encerclé par une armée impitoyable. Mais le véritable danger n’est pas à l’extérieur : un meurtre mystérieux à l’intérieur des murs déclenche une vague de suspicion et de folie collective. Pour démasquer le traître et résoudre l’énigme de cette « chambre close » à l’échelle d’une forteresse, Murashige doit s’allier à un prisonnier de ses propres geôles, le génie militaire Kuroda Kanbei. Le lien entre Kurosawa et Cannes n’est plus à démontrer. Abonné gold Un Certain Regard (j’ai comptabilisé 4 films sélectionnés à Debussy), le cinéaste compte bien explorer de nouvelles contrées.

59
LES DERNIERS JOURS DE R.M.
Amin Sidi-Boumédiène (algérie)

potentiel // sélection officielle — séance spéciale

Après le choc visuel et sensoriel « Abou Leila » (à la Semaine de la Critique en 2019), qui avait révélé un cinéaste capable de mêler film de genre et trauma historique, Amin Sidi-Boumédiène revient avec un projet plus intime mais tout aussi hanté par les démons de la décennie noire. Algérie, années 1990. R.M., un écrivain d’une cinquantaine d’années, vit sous la menace constante de la mort. Rongé par la peur, il finit par s’exiler seul en banlieue parisienne. Mais la distance n’efface rien : loin de sa femme et de son fils, il reste prisonnier d’une paranoïa persistante, celle d’un homme qui se sent traqué même à des milliers de kilomètres de chez lui. Entre mélancolie sourde et angoisse climatique, le film explore le déracinement comme une extension de la guerre. Primé à Marrakech aux Ateliers de l’Atlas, le film bénéficie d’un casting bien identifié (Lyes Salem et Rachida Brakni). Si « Abou Leila » lorgnait vers le road-movie métaphysique, « Les Derniers Jours de R.M. » semble s’orienter vers le drame psychologique plus feutré mais tout aussi intense.

58
GURIA
Levan Koguashvili (géorgie)

potentiel // quinzaine des cinéastes

Cinq ans après le très beau « Brighton 4th » (primé à Tribeca), l’un des chefs de file du nouveau cinéma géorgien, Levan Koguashvili, revient avec un projet en noir et blanc du nom de « Guria » qui nous transporte en 1992, au cœur de la région éponyme, alors que la Géorgie est déchirée par la guerre civile. Mais loin des champs de bataille, le cinéaste filme la vie d’un peuple (ou ce qu’il en reste) : dans cette province reculée, on continue de travailler dur, de boire, de faire résonner les chants polyphoniques ancestraux et, surtout, de tomber amoureux malgré le fracas des armes.

57
MÉMOIRE DE FILLE
Judith Godrèche (france)

potentiel // semaine de la critique — séance spéciale

C’est l’un des retours derrière la caméra les plus scrutés et symboliques de l’année. Après avoir secoué le début d’année 2024 avec sa prise de parole contre Benoit Jacquot et Jacques Doillon et son court-métrage « Moi aussi » (présenté en ouverture Un Certain Regard), Judith Godrèche s’attaque à un monument de la littérature contemporaine. Quinze ans après son premier film (« Toutes les filles pleurent »), c’est une femme forcément transformée qui va dévoiler une œuvre en résonance avec son propre parcours. Adapté du récit autobiographique d’Annie Ernaux, le film nous transporte à l’été 1958. Alors que l’écrivaine (la grande Valérie Dréville à l’écran) replonge dans ses souvenirs lors d’une dédicace, elle revit l’été de ses 18 ans où, monitrice en colonie de vacances, elle vécut sa première nuit avec un homme. C’est la propre fille de la cinéaste, Tess Barthélemy, qui prête ses traits à la jeune Annie, incarnant cette bascule entre l’insouciance et le trauma des nouvelles expériences. Entourée d’un casting féminin fort (Ariane Labed, Guslagie Malanda, la révélation de « Vingt Dieux » Maïwène Barthélemy), Judith Godrèche explore ici le dialogue impossible entre la femme accomplie et la jeune fille qu’elle a été.

56
BARAN: INHERITANCE
Joel Soh (malaisie)

potentiel // sélection officielle — séance de minuit

Après avoir pulvérisé les records du box-office asiatique avec la franchise « Polis Evo », Joel Soh signe son premier long-métrage en solo avec un projet radicalement différent. « Baran: Inheritance », son grand saut vers le cinéma d’auteur horrifique, puise sa terreur dans les racines du chamanisme et des pactes ancestraux. On y suit un fils prodigue de retour dans son village pour veiller son père mourant, avant de découvrir que son héritage est lié à un djinn démoniaque. Le projet s’annonce comme la sensation horrifique 2026 de l’Asie du Sud-Est, dans la lignée d’un cinéma qui ne craint pas de mêler enjeux psychologiques et effroi pur.

55
INK
Danny Boyle (grande-bretagne)

potentiel // hors compétition

« 28 ans plus tard » derrière lui, le prolifique Danny Boyle s’attaque à un monument de la culture (et de la contre-culture) britannique. Avec « Ink », il adapte la pièce de James Graham pour nous plonger dans les coulisses électriques et amorales de la presse à scandale. 1969, Rupert Murdoch, jeune magnat de la presse australien aux dents longues, rachète un quotidien moribond : The Sun. Pour le transformer en machine de guerre populaire, il s’entoure d’Albert « Larry » Lamb, un rédacteur en chef prêt à tout pour bousculer l’establishment londonien. Ensemble, ils vont inventer le sensationnalisme moderne, entre audace éditoriale et éthique sacrifiée sur l’autel du tirage. Porté par un casting royal (Guy Pearce, Jack O’Connell et Claire Foy), « Ink » fait la promesse de retrouver l’énergie cinétique de Boyle.

54
THE GUESTS
Cristina Diz Muñoz & Stefan Butzmühlen (espagne/allemagne)

potentiel // quinzaine des cinéastes

Quatorze ans après leur premier long-métrage « Sleepless Knights » (sensation de la Berlinale à l’époque), le duo composé de l’Espagnole Cristina Diz Muñoz et de l’Allemand Stefan Butzmühlen sort enfin de son long silence. Un retour mis en image par Rui Poças abonné des collaborations de prestige avec Miguel Gomes et Lucrecia Martel. L’intrigue se déroule au début des années 1970 sous la forme d’un road trip mélancolique où un jeune couple (elle travailleuse immigrée espagnole et lui étudiant allemand) doit ramener la mère mourante de la jeune femme depuis l’Allemagne de l’Ouest jusqu’à ses racines en Galice.

53
LA LIBERTAD DOBLE
Lisandro Alonso (argentine)

potentiel // quinzaine des cinéastes

Lisandro Alonso a éprouvé le désir de partir retourner filmer « son acteur » Misael Saavedra dans la région de la Pampa l’année dernière. Le temps a passé. 25 ans plus tard, le bûcheron a vieilli et avec lui le monde qui l’entoure. Si son premier film (« La Libertad » révélé à Cannes en 2001) flirtait sans concession avec le documentaire, cette « suite » doit se trouver enrichie d’une dimension plus narrative. Toujours indépendant, toujours ancré dans une existence rythmée par le geste et le silence, la « liberté tranquille » de Misael est soudainement mise à l’épreuve lorsqu’il doit prendre en charge sa sœur aînée. Ce grain de sable dans une vie millimétrée fait vaciller ses certitudes et interroge, selon les mots du cinéaste argentin, « la notion en constante évolution de la liberté dans le monde moderne ».

THE IDIOT(S) © The Match Factory

52
THE IDIOT(S)
Malgorzata Szumowska & Michal Englert (pologne)

potentiel // cannes première

Le duo polonais, Malgorzata Szumowska avec son fidèle chef opérateur/co-réalisateur Michal Englert, s’attaque à un mythe de la littérature mondiale. Mais attention : ne vous attendez pas à un biopic poussiéreux mais à une déconstruction féroce et moderne de la figure du génie masculin. Librement inspiré de l’ouvrage « The Gambler Wife » et des journaux intimes d’Anna Dostoïevskaïa, le film se concentre sur les premières années de mariage des Dostoïevski (Christian Friedel, inoubliable dans « La Zone d’intérêt » et la 3ème saison de la série « The White Lotus ») et Vicky Krieps). Alors que l’écrivain s’attelle à la rédaction de « L’Idiot », le film explore une vérité plus crue. Sans le sacrifice et la force d’Anna, Dostoïevski n’aurait jamais accédé à la postérité. La cinéaste prévient : le film est « extrêmement moderne » et va s’inscrire dans une veine de comédie grinçante anti-impérialiste. En plaçant le regard d’Anna au centre, le duo polonais interroge le présent à travers le prisme du passé.

51
THE WOLF WILL TEAR YOUR IMMACULATE HANDS
Nathalie Álvarez Mesén (costa-rica/suède)

potentiel // un certain regard

Après la révélation mystique de « Clara Sola » à la Quinzaine, la cinéaste Nathalie Álvarez Mesén monte en puissance avec une coproduction internationale ambitieuse. Pour son premier film en langue anglaise, elle s’entoure d’un casting de haute volée et d’une équipe technique d’élite pour explorer les zones d’ombre de l’Amérique coloniale. Pacifique Nord-Ouest, années 1880. Dans une demeure isolée, un veuf (interprété par la nouvelle icône Alexander Skarsgård) engage Isabel, une gouvernante amérindienne, pour parfaire l’éducation chrétienne de ses deux filles. Mais sous le vernis de la civilisation, les pulsions sauvages rôdent : le père développe une obsession maladive pour la chasse au loup, tandis qu’Isabel voit ses propres racines resurgir face au malaise grandissant des fillettes. Le titre, d’une poésie brutale, annonce un drame psychologique aux confins du fantastique et du film d’époque. La présence de la précieuse cheffe opératrice Hélène Louvart, fidèle du travail d’Alice Rohrwacher, garantit une esthétique organique et envoûtante.

50
HAPPY END
Marie Amachoukeli & Vladimir Mavounia-Kouka (france)

potentiel // quinzaine des cinéastes

Quelques chuchotements en coulisses viennent de le basculer dans un timing « Cannes 2026 compatible ». Et si la Mort décidait de prendre sa retraite ? C’est le point de départ de « Happy End ». Bertha King, ancienne militaire de carrière profondément suicidaire, s’apprête à passer à l’acte au moment précis où la Faucheuse pose sa démission. Condamnée à une immortalité qu’elle n’a pas choisie, Bertha doit apprendre à naviguer dans un monde où la fin n’existe plus, transformant son désir de néant en une quête existentielle tragi-comique. Le premier essai de Marie Amachoukeli (« Party Girl », « Ama Gloria ») sur le terrain de l’animation est produit par la référence absolue du secteur (le studio Miyu) et vendu par l’équipe mk2.

49
9 TEMPLES TO HEAVEN
Sompot Chidgasornpongse (thaïlande) — 1er film

potentiel // un certain regard

Sous l’aile protectrice d’Apichatpong Weerasethakul, le premier long-métrage de fiction de Sompot Chidgasornpongse s’annonce comme l’un des sommets sensoriels de l’année, héritier de la grâce mystique et politique de son mentor. Inspiré par une tradition thaïlandaise selon laquelle visiter neuf temples en une seule journée garantit un karma maximal, le film suit un homme entraînant sa famille nombreuse dans un pèlerinage frénétique. Sa motivation ? Une prophétie annonçant la mort imminente de sa mère. Ce qui devait être un acte de dévotion se transforme en une épreuve physique et psychologique, révélant les failles d’une famille tiraillée entre foi ancestrale, animisme et pragmatisme moderne. Le pedigrée du projet est étourdissant. Produit donc par Weerasethakul via sa société Kick The Machine et les Français Thomas Hakim et Julien Graff de Petit Chaos (derrière le Grand Prix 2024 « All We Imagine as Light » de Payal Kapadia), le film promet de capturer cette tension unique entre le sacré et le politique dans la Thaïlande contemporaine.

LE CORSET © Playtime

48
LE CORSET
Louis Clichy (france)

potentiel // sélection officielle — séance spéciale

Après avoir triomphé au box-office avec les deux derniers volets d’Astérix, Louis Clichy s’émancipe pour un projet beaucoup plus personnel et visuellement audacieux. Quittant la 3D pour une animation 2D, il livre une fable sur l’enfance, l’autorité et la puissance de l’imaginaire, avec le concours des voix de Jean-Pascal Zadi, Alexandre Astier et Rod Paradot. Christophe, 11 ans, est un petit paysan dont l’ennui est tel qu’il en perd l’équilibre. Littéralement. À force de pencher la tête, il finit par tomber sans cesse, provoquant l’ire de son père qui lui impose un corset orthopédique rigide pour le « redresser ». Mais ce carcan physique va libérer une force mentale inattendue : Christophe découvre qu’il peut faire basculer l’horizon par la seule force de sa pensée. Si lui ne peut plus pencher, c’est le monde entier qui va tanguer.

47
GENTLE MONSTER
Marie Kreutzer (autriche)

potentiel // compétition

Exit les jupons d’époque du puissant « Corsage », Marie Kreutzer met la dernière touche à « Gentle Monster », drame cette contemporain avec l’espoir de le livrer à temps. Avec les icôniques Léa Seydoux et Catherine Deneuve (et l’Allemande Jella Haase révélée dans « Berlin Alexanderplatz ») à l’affiche, le film raconte l’histoire de Lucy Weiss, pianiste de renommée internationale, qui met sa carrière entre parenthèses pour s’installer à la campagne avec son mari Philipp, en plein burnout. Dans le même temps, une enquêtrice de police dévouée, jongle entre ses dossiers criminels et la démence de son père. Leurs trajectoires finissent par s’entremêler autour des zones d’ombre des hommes qui partagent leur vie, révélant des structures de pouvoir et de violence là où elles ne voulaient voir que de l’intimité.

46
À JAMAIS TON ANIMAL MATERNEL
Valentina Maurel (costa rica)

potentiel // un certain regard

Jeune figure du cinéma latino-américain, cartographiée internationalement depuis 2022 et la sélection à Locarno de son premier film « Tengo sueños eléctricos », la Costaricienne Valentina Maurel poursuit sa collaboration avec Benoît Roland, producteur belge de Wrong Men, avec son deuxième film « À jamais ton animal maternel » dont le tournage s’est terminé en début d’année. Elsa, 28 ans, revient à San José après un échec sentimental en Europe. Elle trouve la maison familiale sous l’emprise du chaos : sa sœur cadette, Amalia, sombre dans une instabilité mentale que leurs parents refusent de nommer. Entre un père absent et une mère habitée par ses fantômes littéraires, Elsa tente de maintenir un lien avec la réalité, alors que des éléments inexpliqués commencent à fissurer le quotidien.

45
BANQUISE
Emmanuel Courcol (france)

potentiel // cannes première

Après le succès populaire, critique et public, de son film « En Fanfare », Emmanuel Courcol a choisi d’adapter le roman éponyme de Valentine Goby. Un projet dont le pitch laisse présager une rupture de ton dans la filmo du cinéaste français. Le film s’ouvre sur une blessure et la disparition d’une jeune fille. Trois ans plus tard, sa sœur cadette s’envole secrètement vers le Grand Nord sur une piste ténue, entraînant ses parents à sa poursuite. Ce voyage aux confins du monde devient une odyssée de reconstruction où l’immensité des glaces sert de miroir à leurs solitudes. Un dispositif – en passant – qui n’est pas sans rappeler celui de « Valley of Love » le film de Guillaume Nicloux avec Gérard Depardieu et Isabelle Huppert). Le couple incarné par Sandrine Kiberlain et Benoît Magimel associé au décor naturel et somptueux du grand Nord laisse présager le meilleur pour permettre au cinéma de Courcol de franchir encore un cap. Lui qui saura certainement trouver une fenêtre vénitienne si Cannes lui résiste.

44
FIEF
Thomas Vernay (france) — 1er film

potentiel // semaine de la critique

Après son court coup de poing « Miss Chazelles » primé à Clermont-Ferrand, Thomas Vernay s’attaque à l’adaptation de l’un des romans français les plus marquants de la période récente. « Fief » de David Lopez, phénomène de librairie et prix du Livre Inter et Meilleur premier roman du magazine Lire, dans lequel l’auteur dépeint la « zone grise » géographique et sociale entre banlieue et campagne. Une thématique sublimée par Jean-Baptiste Durand dans « Chien de la casse ». Jonas vit entre ses potes et la salle de boxe. Aux yeux de tous, son talent sur le ring est l’unique porte de sortie, l’espoir d’une trajectoire glorieuse pour la bande. Mais Jonas porte un secret : il ne veut plus se battre. L’équilibre précaire de son quotidien vacille avec le retour de d’un pote, devenu avocat, et le départ imminent de sa petite amie.Le film distribué par Ad Vitam réunira un trio hype à souhait Sayyid El Alami, Sami Outalbali et Suzanne Jouannet, une génération d’acteurs en pleine ascension, complétée par Panayotis Pascot et Birane Ba (de la Comédie-Française).

43
LES ÉLÉPHANTS DANS LA BRUME
Abinash Bikram Shah (népal) — 1er film

potentiel // un certain regard

Après avoir frôlé la Palme d’Or du court-métrage en 2022 avec « Lori », Abinash Bikram Shah vient de mettre la dernière touche à son premier long-métrage à la lisière du conte et du réalisme social. Produit notamment par les précieux Damien Megherbi et Justin Pechberty chez Les Valseurs (derrière « Le Mystérieux Regard du Flamand rose ») et magnifié par la lumière de Noé Bach, le film nous plonge dans un village népalais bordé d’une forêt de pachydermes sauvages. On y suit Pirati, la matriarche d’une communauté de femmes transgenres, dont le désir d’une vie « normale » et son amour pour un homme sont brutalement mis à l’épreuve par la disparition de l’une de ses « filles. Soutenu par le Sundance Institute et le World Cinema Fund de la Berlinale, ce projet inspiré d’une histoire vraie a tous les atouts dans sa manche pour offrir une place de choix sur la Croisette à un pays rarement identifié.

42 ex-aequo
L’UNE DES LEURS
Marie Rosselet-Ruiz (france) — 1er film

potentiel // semaine de la critique — film de clôture

Le(s) numéro(s) 42 est(sont) l’occasion d’évoquer un cas de figure unique dans le paysage du jeune cinéma français. Après avoir fait leurs armes ensemble sur des courts-métrages remarqués (« Ibiza », « Les Méduses »), les soeurs jumelles Marie et Hélène Rosselet-Ruiz ont en miroir lancé chacune de leurs côtés la production de leurs premiers films respectifs, centrés tous deux sur l’émancipation féminine au sein de groupes fermés. Le premier d’entre eux s’appelle « L’Une des leurs » de Marie Rosselet-Ruiz. Audrey prépare l’entrée à Sciences-Po Paris dans son Nord natal quand elle croise la route des « Authentiks », un groupe de supporters Ultras qui vont lui faire découvrir la ferveur des tribunes du stade Bollaert à Lens. Fascinée par la ferveur et l’esprit de corps de cette tribu, elle s’y immerge corps et âme. Mais derrière la solidarité des tribunes, elle découvre peu à peu les dérives extrémistes de certains membres. La cinéaste n’a pas choisi Lens par hasard, elle qui avait entrepris avec sa soeur pendant leurs études de produire un documentaire centré sur l’équipe féminine du club de foot du Racing Club de Lens. Coécrit avec Vincent Mariette, le film bénéficie de la photo de Tristan Galand (« L’Histoire de Souleymane ») et l’incarnation de Céleste Brunnquell dans le rôle principal.

42 ex-aequo
LE TRIANGLE D’OR
Hélène Rosselet-Ruiz (france) — 1er film

potentiel // un certain regard

Produit par Marie-Ange Luciani et coécrit avec Pauline Guéna (« La Nuit du 12 »), « Le Triangle d’or » d’Hélène Rosselet-Ruiz réunit deux visages de la nouvelle génération : Malou Khebizi et Soundos Mosbah. Entre thriller psychologique et étude sociale, et puissamment propulsé par le tandem mk2 & Ad Vitam, le film raconte le parcours de Laura qui, juste avant d’intégrer l’armée devient l’assistante de Souria, une riche Saoudienne recluse dans un luxueux appartement du 16ème arrondissement de Paris. Dans ce huis clos doré, les deux jeunes femmes, que tout oppose socialement, vont tenter de briser leurs chaînes respectives. Dernière info à picorer pour conclure ce double numéro (42) : les soeurs Rosselet-Ruiz démarreront dès cet été le tournage de leur premier long en duo centré sur la thématique de la géméllité.

41
PEAU D’HOMME
Léa Domenach (france)

potentiel // hors compétition

Là où on s’attendait à une adaptation un poil classique – celle de la BD « Peau d’homme » de Hubert et Zanzim – la réalisatrice de « Bernadette » Léa Domenach, s’est tournée vers le format de la comédie musicale de haut vol, avec des signatures musicales comme Pomme, Eddy de Pretto (tous deux passeront aussi devant la caméra) et le francophile leader du groupe The National Bryce Dessner (déjà à l’oeuvre sur le score de « The Revenant »). Pour l’occasion, la cinéaste y invite de nouveau Catherine Deneuve (accompagnée de Stefan Crepon et Karin Viard). En pleine Renaissance, la princesse Blanche est promise à Melchior, un chef des armées aussi vulgaire qu’inquiétant. Pour l’aider à découvrir la vraie nature de son futur époux, sa marraine lui transmet un secret ancestral : une « peau d’homme ». En la revêtant, Blanche devient Lorenzo. Sous cette apparence masculine, elle découvre un monde de liberté, de désirs et d’hypocrisie, bousculant les codes de son royaume et de son propre cœur.

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