100 films pour Cannes 2026 : classement de 21 à 40

TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA © Mubi

4ème volet de la liste Wask des 100 films pour Cannes 2026

40
TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA
Jane Schoenbrun (états-unis)

potentiel // compétition

Dans la galaxie florissante du nouveau cinéma d’horreur américain, Jane Schoenbrun occupe une place particulière. En seulement deux films, elle s’est imposée comme la cheffe de file d’un sous-mouvement qu’on pourrait appeler l’horreur « de l’intime » qui délaisse les sursauts faciles en plaçant la transition (qu’elle soit de genre ou de réalité) au cœur de son cinéma. Depuis « We’re All Going to the World’s Fair » jusqu’au chef-d’œuvre fluo-queer « I Saw the TV Glow » Schoenbrun transforme l’horreur en un espace de métamorphose nécessaire et identitaire. Dans le très attendu « Teenage Sex and Death at Camp Miasma », une jeune réalisatrice ambitieuse (Hannah Einbinder, la révélation de la série « Hacks ») entreprend de ressusciter Camp Miasma, une franchise de slasher moribonde après des décennies de suites médiocres. Son obsession la mène jusqu’à la star recluse du film original (Dame Gillian Anderson). Mais alors que la réalisatrice tente de capturer l’essence de la « Final Girl » iconique, la frontière entre le plateau de tournage et la réalité sanglante se dissout. Les deux femmes basculent alors dans un tourbillon psychosexuel fait de désir, de peur et de délire. Avec un teaser déjà viral et une sortie américaine calée cet été, le timing est absolument parfait pour une déflagration cannoise.

39
ROMA ELASTICA
Bertrand Mandico (france)

potentiel // sélection officielle — séance de minuit

Le sorcier Mandico délaisse ses planètes lointaines pour l’Italie des années 1980. Avec « Roma Elastica », le cinéaste change de braquet et semble vouloir sortir de la marge confidentielle qui le confine trop souvent à la vénération d’une poignée de fanzouzes. Pour se faire, le voilà prêt à délaisser son 16mm pour le 35 mm et convier dans son univers une star de la trempe de Marion Cotillard (avec Ornella Muti et Noémie Merlant). À Rome, une actrice sur le déclin refuse de céder à l’effacement, que ce soit dans l’intimité de sa vie ou sous les projecteurs de ce qu’elle pressent être son dernier film. Dans cette ville éternelle et fantasmagorique, elle croise une jeune femme et une icône du cinéma transalpin. Le récit se déploie comme un portrait mouvant et sensoriel d’une femme en lutte contre sa propre finitude, dans une capitale italienne transformée en théâtre de désirs élastiques.

38
COLONY
Yeon Sang-ho (corée du sud)

potentiel // hors compétition

Après avoir réinventé le film de zombies avec « Dernier train pour Busan » et exploré l’apocalypse post-moderne dans « Peninsula », le maestro sud-coréen Yeon Sang-ho revient aux sources de l’horreur organique. Avec « Colony », il délaisse les grands espaces dévastés pour un huis clos technologique sous haute tension au budget de près de 15 millions d’euros, et porté par un casting coréen « All-Star » à la popularité asiatique phénoménale : Jun Ji-hyun, Koo Kyo-hwan, Ji Chang-wook et Kim Shin-rok. Poussé par Michèle Halberstadt et l’équipe ARP qui prépare la sortie en salles, le film démarre quand une prestigieuse conférence de biotechnologie se transforme en piège mortel : un virus à mutation rapide se propage parmi les invités. Pour contenir l’épidémie, les autorités verrouillent hermétiquement le bâtiment, laissant les survivants, dont une professeure en génétique et un médecin, livrés à eux-mêmes. Face à des infectés dont l’évolution défie toutes les lois de la biologie, le groupe doit naviguer entre paranoïa et instinct de survie dans les couloirs glacés d’un complexe devenu laboratoire de l’horreur.

37
QUELQUES MOTS D’AMOUR
Rudi Rosenberg (france)

potentiel // un certain regard

Son nom commence à circuler. Et si, huit ans après le succès critique et public de « Le Nouveau », Rudi Rosenberg s’invitait à Cannes avec un film jusque là loin des radars des gros annuaires de festival A-list ? À cette heure la prudence restera aussi de mise sur la teneur précise du film produit par Chi-Fou-Mi et dont on louerait un rôle puissant de mère courage incarné par Hafsia Herzi.

36
DEMANDE À LA MONTAGNE
Pierre Menahem (france) — 1er film

potentiel // un certain regard

C’est peu de dire que le passage derrière la caméra du producteur Pierre Menahem est scruté depuis que « Robespierre » a fait sensation en 2024 avec un parcours de courts métrages remarquable (sacré à Sarlat et prix Unifrance pour la prestation de Benjamin Siksou). Coécrit avec Jihane Chouaib, l’histoire suit Mathieu qui, une nuit d’insomnie s’enfonce dans la montagne. Il marche droit devant lui, vers les sommets, jusqu’à disparaître. Le lendemain, Félix, un paysan solitaire, signale sa disparition. La mère de Mathieu, débarque dans la vallée pour accélérer les recherches. Mais face au silence des cimes, elle finit par se rapprocher de Félix. Ce qu’elle ignore, c’est que les deux hommes partageaient un secret : une liaison brève et intense née quelques mois plus tôt, dont Félix garde les cicatrices. Avec Pierre-Yves Cardinal, Julien de Saint-Jean et Emmanuelle Béart.

35
LAST DAYS
Matt Copson (grande-bretagne) — 1er film

potentiel // quinzaine des cinéastes

Focus sur un projet qui me tient particulièrement à coeur. Vingt ans après le film de Gus Van Sant librement inspiré des derniers jours de la vie de Kurt Cobain, le personnage de Blake renaît, d’abord intégré dans une version opératique. C’est cette oeuvre lyrique grunge et cauchemardesque que l’artiste Matt Copson a choisi d’adapter pour son passage au cinéma qu’il est parti tourner dans une abbaye isolée au coeur des Highlands écossais. Plus qu’un remake, il s’annonce une véritable expérience sensorielle radicale sous le haut patronage de Nicolas Becker, sound designer de génie oscarisé pour le film « Sound of Metal ». Les collaborations du « génie français » ne s’arrêtent pas là : Claire Mathon à la photo et Agathe Rousselle (avec Stéphane Bak) dans le rôle de Blake. Pour enfoncer le clou, la présence de la fantasque FKA Twigs parfait notre curiosité.

34
BUCKING FASTARD
Werner Herzog (allemagne)

potentiel // quinzaine des cinéastes

Le nouveau film d’Herzog s’inspire de l’incroyable histoire vraie des jumelles Freda et Greta Chaplin, qui défrayèrent la chronique britannique dans les années 1980. Pour les incarner les soeurs Kate et Rooney Mara pour la première fois réunies à l’écran. Les Chaplin ? Un seul être scindé en deux. Elles parlent à l’unisson, s’habillent à l’identique et partagent les mêmes rêves. Mais leur monde clos bascule lorsqu’elles tombent toutes deux obsessionnellement amoureuses du même homme (Orlando Bloom dans le film). Alors qu’un travailleur social tente de les réintégrer à une réalité qu’elles rejettent, les sœurs entament un projet fou : creuser un tunnel à travers une montagne pour atteindre les Orcades, une terre mythique où leur amour fusionnel pourrait enfin exister sans entraves. Un sujet en or pour notre Werner qui définit ce film comme le dernier volet d’une « trilogie opératique » débutée avec « Fitzcarraldo » et « Grizzly Man », explorant une fois de plus la frontière ténue entre le génie, la folie et la nature indomptable.

33
UN PEU AVANT MINUIT
Nicolas Pariser (france)

potentiel // cannes première

Après le thriller politique (« Alice et le Maire ») et la comédie d’espionnage hitchcockienne (« Le Parfum vert »), Nicolas Pariser semble vouloir revenir à un cinéma plus intime et mélancolique, dans la lignée de ses débuts. Retrouvant Melvil Poupaud dix ans après, il lui a écrit le personnage de Léo un ancien journaliste culture à la croisée des chemins à l’aube de ses 50 ans. Alors qu’il s’apprête à quitter sa compagne, il apprend la mort de son père biologique qu’il n’a jamais connu. Avant de partir régler la succession en Italie, il s’accorde une escale à Paris. Quelques jours suspendus où, entre les débats passionnés avec son activiste de fille et les retrouvailles avec les femmes qui ont marqué sa vie (Chiara Mastroianni, Golshifteh Farahani, Anaïs Demoustier), il tente de faire le bilan de ses illusions perdues.

32
L’AVENTURE RÊVÉE
Valeska Grisebach (allemagne)

potentiel // quinzaine des cinéastes

Seul film (avec le numéro 24 plus bas) de la liste cette année à faire la passe de deux 2025-2026… Le travail semble enfin prendre fin pour « L’Aventure rêvée ». Les fidèles cinéphiles que nous sommes attendons avec la plus grande impatience la prochaine livraison de la cinéaste Valeska Grisebach coupable du merveilleux « Western » découvert il y a 10 ans. La cinéaste allemande revient en Bulgarie et raconte l’histoire d’une femme qui vit dans la région frontalière entre la Bulgarie, la Grèce et la Turquie, et accepte un accord un peu particulier pour aider une amie qui va la mettre dans une situation dangereuse. Elle va devoir se confronter à ses désirs.

31
L’ÉCOLOGIE DES SENTIMENTS
Alexandre Steiger (france) — 1er film

potentiel // semaine de la critique

Président auto-proclamé du fan-club utopique de l’acteur Alexandre Steiger, le voir passer derrière la caméra fut l’une de mes plus belles réjouissances pendant la préparation des 100 films 2026. Après avoir brillé devant la caméra des autres (Podalydès, Desplechin, Meurisse, Pariser) et s’être distingué avec son court-métrage « Pourquoi j’ai écrit la Bible » primé à Clermont-Ferrand, l’heure est venue de découvrir son premier long « L’Écologie des sentiments ». En plein tumulte au Salon de l’Agriculture, Lola, jeune militante de la cause animale, débarque à Paris avec une mission secrète. Elle s’installe dans une chambre d’hôtel en décrépitude où rien ne semble fonctionner. C’est là qu’elle rencontre Félix, un garçon d’étage lunaire et fantasque qui, loin de réparer la robinetterie, s’effondre en pleine crise de panique sur son lit. Du Steiger dans le texte (qui ne se privera pas de faire une apparition dans le film) avec à l’écran Salomé Rose Stein et les jeunes nouvelles têtes en vogue Andranic Manet et Abraham Wepler.

30
NOUVEAU MONDE
Margaux Elouagari (france) — 1er film

potentiel // quinzaine des cinéastes

Après avoir fait sensation avec ses courts-métrages « La Ducasse » et « Princesses », Margaux Elouagari voudra tracer son sillon d’une œuvre de territoire, ancrée dans la réalité brute de son Nord natal. Pour ce faire, elle a fait le choix d’un casting intégralement non professionnel, déniché lors d’une longue immersion dans le Valenciennois. Dans une cité minière de Denain, Soso, 10 ans, est un enfant de la débrouille. Il vit seul avec sa grand-mère Monique, étouffée par les dettes. Pour l’aider, Soso glane, chaparde et observe. Lorsque le caïd local doit prendre la fuite, le jeune garçon voit une opportunité : il tente de s’immiscer dans la vie de Nadia, la mère du trafiquant restée seule, espérant mettre la main sur l’argent caché de son fils. Mais derrière ce plan opportuniste se cache une quête bien plus profonde de filiation et de reconnaissance.

29
ALPHA GANG
David & Nathan Zellner (états-unis)

potentiel // hors compétition

Les profils de grandes prod indés US à tapis rouge prêtes à en découdre se comptent cette année sur les cinq doigts de la main. Après « Damsel » et « Primitifs » (la pépite de Sundance 2024), les frères David & Nathan Zellner passent à la vitesse supérieure. Avec « Alpha Gang », ils signent leur projet le plus ambitieux : une comédie de science-fiction au casting proprement titanesque. Jugez plutôt : Cate Blanchett, Léa Seydoux, Dave Bautista, Chris Pine, Riley Keough, Lily-Rose Depp et Bae Doona pour ne citer qu’eux. Une unité d’élite d’extraterrestres débarque sur Terre avec une mission claire : la conquête totale. Pour passer inaperçus, ils adoptent l’apparence d’un gang de motards des années 1950, vêtus de cuir et affichant une mine patibulaire. Menés par leur leader, ces envahisseurs voient leur plan de domination dérailler lorsqu’ils sont frappés par le mal le plus contagieux et toxique de notre planète : l’émotion humaine.

28
A LIFE IN THE DAY OF JO: CHAPTER PHAEDRA
Jacqueline Lentzou (grèce)

potentiel // semaine de la critique

La cinéaste grecque Jacqueline Lentzou de « Moon, 66 Questions » revient avec un projet à la structure fragmentée et onirique, couvée au TorinoFilmLab et dans le programme Next Step de la Semaine de la Critique. Elle y confirme son obsession pour les familles atypiques et le coming of age. Jo, une adolescente de 15 ans à l’allure de « cool kid », se réveille d’un rêve étrange fait de brume et d’aurores boréales. Cette journée de lycée, commencée par une dispute avec sa mère Eleni — qui refuse de l’emmener en voiture sous prétexte qu’elle n’en a plus — va basculer dans l’errance. Obsédée par sa camarade Phaedra et sa voix d’ange, Jo décide de sécher les cours pour traîner dans les rues d’Athènes avec sa bande. Entre mélancolie urbaine et quête d’identité, leur périple les mènera jusqu’à une confrontation brutale avec la police, tandis que les détails de son rêve cosmique ressurgissent mystérieusement dans la réalité.

LA CHALEUR © Charades

27
LA CHALEUR
Stéphane Demoustier (france)

potentiel // cannes première

Un an à peine après « L’Inconnu de la Grande Arche » et son absence encore incompréhensible du contingent français en compétition, Stéphane Demoustier est déjà prêt à reprendre les armes avec « La Chaleur », adaptation du premier roman choc de Victor Jestin, transformant un été de camping ordinaire en un cauchemar solaire et étouffant. Sous le soleil de plomb d’un camping de la côte atlantique, Léonard, 17 ans, commet l’irréparable : il tue accidentellement un autre adolescent lors d’une altercation nocturne. Pétrifié par la culpabilité et l’absurdité du drame, il choisit de cacher le corps. Le film suit ses prochaines 24 heures : une plongée psychologique suffocante où le jeune homme doit feindre la normalité au milieu des animations de vacances, des flirts de plage et de la chaleur écrasante, alors que le monde autour de lui semble devenir de plus en plus étranger. Pour incarner cette dérive, le cinéaste fait le pari d’un casting de visages neufs, incluant la révélation italienne Martina La Manna (aussi créditée dans le Mandico pour incarner la version jeune du personnage de Marion Cotillard).

26
JACK OF SPADES
Joel Coen (états-unis)

potentiel // hors compétition

À dire vrai parmi les gros contenders, c’est le film dont j’ai le moins de signaux positifs. Même s’il reste une infime chance, je préfère mentionner ici « Jack of Spades » nouvel opus de la « filmo des Coen sans mon frère ». Joel Coen part s’immerger dans les brumes de l’Écosse victorienne, avec le fidèle Delbonnel à la photo, pour un thriller gothique avec Josh O’Connor, Lesley Manville, Frances McDormand et Damian Lewis. Fin du 19ème siècle dans un domaine isolé battu par les vents et les secrets, un mystère macabre commence à s’effilocher. Jack, un jeune homme au passé trouble, est engagé pour veiller sur une matriarche autoritaire et sa mystérieuse intendante. Dans ce huis clos étouffant où chaque couloir semble murmurer une menace, Jack découvre que sa présence n’est pas le fruit du hasard, mais le rouage d’un jeu de dupes orchestré par un aristocrate local.

25
APRÈS
Kirill Serebrennikov (russie)

potentiel // compétition

Kirill Serebrennikov ne sera pas le seul grand auteur international à tourner cette année « son film français » dans un refuge créatif en exil forcé. Même si la trame du scénario est jalousement gardé, et que toute son équipe est actuellement engagé dans une véritable course contre la montre pour boucler la post-production à temps, on sait que le cinéaste russe a réuni une distribution de prestige : Ludivine Sagnier, Louis Garrel, Vincent Macaigne, Guillaume Gallienne et Fanny Ardant.

24
L’OBJET DU DÉLIT
Agnès Jaoui (france)

potentiel // compétition

Et si la surprise française venait d’Agnès Jaoui. Son dernier passage à Cannes était rempli d’émotion : la présentation posthume de « Ma Vie Ma Gueule » de Sophie Fillières en ouverture de la Quinzaine 2024. On ose imaginer celle qui transporterait le public de la grande salle Lumière si un retour en compétition consacrait sa première réalisation depuis la disparition de Jean-Pierre Bacri. À la fin du printemps dernier, sa fine équipe est partie tourner à Lacoste dans le cadre idyllique du chateau du Marquis de Sade en plein coeur du Luberon. Une troupe s’apprête à monter une ambitieuse production des Noces de Figaro. Alors que les répétitions battent leur plein, une accusation d’agression sexuelle éclate, figeant la musique et faisant voler en éclats l’unité du groupe. Metteur en scène, directrice de production (Agnès Jaoui), artistes et petites mains, le scandale fait voler en éclats cette harmonie éphémère où graviteront notamment Daniel Auteuil, (notre maîtresse de cérémonie) Eye Haïdara, Agnès Jaoui elle-même, Oussama Kheddam, Claire Chust ou encore Jacques Weber.

23
HOPE
Na Hong-jin (corée du sud)

potentiel // compétition

Déjà listé en 2024. Déjà listé en 2025. « Hope » est le quatrième film ultra attendu après « The Chaser », « The Murderer » et « The Strangers » de Na Hong-jin. Le Sud-coréen n’a plus donné de nouvelles de cinéma depuis 2016 ! Tourné en grande partie en coréen, le film suivra les habitants de Hopo Port, où une mystérieuse découverte est faite à la périphérie de la ville portuaire isolée. Très vite, les habitants se retrouvent dans une lutte désespérée pour leur survie contre quelque chose qu’ils n’ont jamais rencontré auparavant. Dans cet univers hostile, un couple d’américains surgit. Avec Michael Fassbender et Alicia Vikander dans les deux rôles-titres et le chef op de « Burning » et « Parasite » (Hong Kyung-pyo), déjà à la manoeuvre sur « The Strangers », le projet fait toujours partie des films asiatiques les plus enviés de l’année de festivals à venir.

22
EL SER QUERIDO
Rodrigo Sorogoyen (espagne)

potentiel // compétition

Difficile de ne pas imaginer le passage en compétition pour le nouveau Sorogoyen avec un Javier Bardem annoncé en majesté. Après l’implacable tension de « As Bestas », le cinéaste espagnol délaisse le thriller rural pour « El ser querido » (« L’être cher ») un drame intime et familial coécrit avec sa fidèle complice Isabel Peña dont la trame (suivez ce qui suit) n’est pas sans rappeler un film nordique triomphateur à Cannes l’an dernier. Un réalisateur de renommée internationale revient en Espagne pour diriger son nouveau long-métrage. Pour un rôle secondaire, il choisit sa propre fille, une actrice dont la carrière peine à décoller. Mais derrière le clap de début se cache une réalité plus sombre : le père et la fille ne se sont pas parlé depuis des années, marqués par un passé douloureux et un sentiment d’abandon réciproque. Le tournage devient alors le théâtre d’une réconciliation forcée, où le cinéma sert d’exutoire à une vérité que ni l’un ni l’autre n’ose formuler.Aux côtés de Javier Bardem, le film s’offre un casting européen de haut vol avec Raúl Arévalo et Marina Foïs.

21
THE FIRST TASTE OF LONELINESS
Gu You (chine)

potentiel // compétition

Pour clore cet avant-dernier épisode, un morceau de choix. Après l’immense fresque inaugurale et fluviale « Séjour dans les monts Fuchun » (révélé à la Semaine de la Critique 2019), Gu You (ex Xiaogang) s’apprête à clore sa majestueuse trilogie de Hangzhou avec le chef opérateur de Hirokazu Kore-eda sur « Tel père, Tel fis » ou « Notre petite soeur », Mikiya Takimoto, à la manoeuvre. À Hangzhou, une mère célibataire décide de redonner une chance à la vie conjugale. Au fil de ses rencontres avec différents hommes de son entourage, elle se perd dans un dédale d’attentes et de faux-semblants, ne sachant plus quel chemin emprunter. Ce n’est qu’en laissant resurgir des émotions enfouies au plus profond de sa mémoire que les réponses à ses doutes commencent enfin à apparaître. Entre deuil, reconstruction et cycles de vie, le film explore la solitude non comme un vide, mais comme une étape nécessaire vers la vérité de soi.

2 Comments

  1. Meilleure nouvelle, j’ignorais complètement que Rudi Rosenberg avait tourné un nouveau film ! Imdb et allociné mentionnent Hafsia Herzi au casting, c’est toujours d’actualité ?

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