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100 films pour Cannes 2025 : Prologue

28 mars 2025
Thomas Gastaldi
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28 mars 2025
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La liste Wask des « 100 films pour Cannes » en ligne dès lundi !

Au soir du 25 mai dernier, au moment-même où le rideau se refermait sur le Festival 2024, les suiveurs les plus obstinés noyaient leur dépression post-Cannes dans l’alcool et les premières spéculations 2025.

À ce petit jeu-là, je m’y amusai d’ailleurs à citer en vrac les prochains films de Pedro Almodovar, Paul Thomas Anderson, Ari Aster, Bi Gan, Ildiko Enyedi, Jim Jarmusch, Nadav Lapid, Oliver Laxe, Richard Linklater, Terrence Malick, Christopher McQuarrie, Laszlo Nemes, David Robert Mitchell, Ruben Östlund, Lynne Ramsay, Tarik Saleh, Albert Serra, Joachim Trier, Justine Triet, Apichatpong Weerasethakul, Andrei Zviaguintsev, Karim Aïnouz ou encore Kirill Serebrennikov.

Si certains d’entre eux ont depuis pu trouver d’autres points de chute avec plus ou moins de fortune, Almodovar a pu glaner un lion d’or mérité à Venise, pendant que d’autres ont préféré se lancer dans des temporalités plus « long-termistes ». Mais ce plateau esquissé il y a 10 mois ressemble à quelques exceptions près au tableau des espérances 2025.

Il faut dire qu’à la même date l’an dernier, au moment d’égrener la liste des 100 films pour Cannes 2024, tous les signaux avant-coureurs craignaient un festival au rabais sans grandes attractions internationales ou « auteuristes » majeures. Avec les yeux déjà rivés vers 2025.

Au final on le sait, Cannes c’est comme la Nature, elle a horreur du vide. Alors de Jacques Audiard à Coralie Fargeat en passant par Boris Lojkine, Jonathan Millet, Carson Lund, Julien Colonna ou (bien sûr) Gints Zilbalodis et Sean Baker, bien leur en a pris de prendre la lumière que la Croisette a su leur offrir en mai dernier. Le parcours pendant la période des « récompenses » est venu adouber le cru 2024 et conforter une fois de plus l’hégémonie de Cannes dans l’univers des festival de cinéma.

Sean Baker, le 25 mai 2024 (c) Invision/AP

Les heureux élus connus le 10 avril

Un vent de panique s’est emparé de tout le métier quand le 19 mars dernier, Thierry Frémaux en pleine tournée médiatique pour la sortie de son nouveau film-hommage consacré au travail des frères-fondateurs Auguste et Louis Lumière, a glissé subrepticement au micro de France Musique que la conférence de presse de la sélection officielle aurait lieu le 10 avril prochain, devançant d’une semaine les délais que la plupart des acteurs de l’éco-système lancés plein gaz vers l’objectif cannois s’étaient donnés. À dire vrai, cette chape de plomb se sentait surtout dans l’hexagone où les candidats français sont légion, déjà malmenés par la fâcheuse habitude de l’Officielle de les laisser sans réponses jusque dans les dernières heures avant la grand-messe « frémaldienne ».

Pour d’autres, l’humeur n’est pas cette année à l’angoisse de l’appel de Christian Jeune mais plutôt à celle de la préparation et du travail. On pense à The Entertainment System is down de Ruben Östlund, Fountains of Paradise de Apichatpong Weerasethakul, Flowervale Street de David Robert Mitchell, Butterfly Jam de Kantemir Balagov, Fjord de Cristian Mungiu, The Bookie & The Bruiser de S. Craig Zahler, El Ser Querido de Rodrigo Sorogoyen, Coward de Lukas Dhont, After de Lars Von Trier, La Révolution selon Kamo de Kornel Mondruczo, La Saint-André des loups de Cristi Puiu et La Libertad soble de Lisandro Alonso, Du côté des projets français à retenir pour de futures échéances Peau d’homme de Léa Domenach, Le Cri des gardes de Claire Denis, L’Inconnue de Arthur Harari, ni l’un des prochains Luc Besson (dieu merci), Les Roches rouges de Bruno Dumont, Prends garde à toi! De Sébastien Laudenbach, Shana de Lila Pinell, Hautefaye de Vincent Le Port, La Gradiva de Marine Atlan, Jean et Corinne Luchaire de Xavier Giannoli, un projet très ambitieux en langue anglaise If Love Should Die de Mia Hansen-Love, Notre salut de Emmanuel Marre, Roma Elastica de Bertrand Mandico, Mata de Rachel Lang, Juste une illusion de Eric Toledano et Olivier Nakache et La Vie d’une femme de Charline Bourgeois-Taquet. Sans parler des visées vénitiennes de Bugonia de Yorgos Lanthimos, After The Hunt de Luca Guadagnino et Le Mage du Kremlin de Olivier Assayas, ni du mastodonte du studio Warner Une bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson qui fera certainement fi d’une première de festival avant sa sortie mondiale en salle en septembre prochain.

Tous ces titres sont tournés vers d’autres objectifs que Cannes 2025.

Prends garde à toi! (c) Haut et Court
Une bataille après l’autre (c) Warner Bros.

Persistait une dernière incertitude concernant les prochains travaux de deux auteurs majeurs : Andrei Zviaguintsev et Asghar Farhadi. Plusieurs rumeurs ces dernières semaines faisaient état de tournages restés secrets. Il n’en est rien. Pour le Russe d’abord, les premières nouvelles rassurantes sur sa santé nous sont parvenus fin 2023 après une période covid très douloureuse pendant que la Russie envahissait l’Ukraine. Un exil plus tard + une convalescence salutaire + un communiqué de presse signé Arte il y a quelques jours sont venus confirmer l’excellente nouvelle du retour aux affaires du réalisateur de Elena, Leviathan et Faute d’amour pour un tournage prévu après l’été 2025. Concernant le cinéaste iranien de Une séparation, son prochain film est sur les rails avec l’annonce prochaine (au marché du film ?) d’un casting français très prestigieux…

De Gaulle : un candidat français de moins hors compétition

Aline, Bac Nord, Le Comte de Monte-Cristo, la nouvelle ère des productions françaises XXL pilotées notamment par Dimitri Rassam ou le duo Sélignac-Attal a conduit les grandes majors françaises (Gaumont, Pathé, StudioCanal) à lorgner fortement sur les slots hors compétition de prestige. Dans cette catégorie, le dyptique de grande ampleur sur le général De Gaulle confié à Antonin Baudry vient de renoncer à 2025 pour se laisser plus de temps.

The Smashing Machine (c) A24

 

L’indé US face à la stratégie du studio A24

Il y a encore quelques années, il fallait se tourner du côté de Ted Sarandos et Netflix pour guetter les cibles du cinéma indépendant américain qui pourraient se laisser tenter par Cannes pour lancer leur offensive marketing. Mais le camouflet de la séquence 2017-2018, entre le psycho-drame Okja & The Meyerowitz Stories inclus dans la compétition cannoise 2017 et la préférence vénitienne pour Roma l’année suivante, a fini par refroidir les relations de Cannes avec le géant américain. Dans le même temps, l’essor et l’influence des productions A24 a su monopolisé les regards vers les projets indépendants américains susceptibles de concourir à la palme. Cette année, si l’un d’entre eux – et pas de moindres j’y reviendrai -, semble bien parti pour avoir sécurisé sa place en compétition, peu de chances d’y retrouver The Smashing Machine, première réalisation en solo sans son frère de Benny Safdie tirée de l’histoire de Mark Kerr champion de MMA dans les années 1990 avec Dwayne Johnson dans le rôle-titre.

Quoiqu’il en soit, et tous les derniers retours du métier en attestent, à seulement 13 jours de la fumée blanche, rarement aussi peu d’invitations n’auront été envoyées par l’Officielle, se gardant encore une quantité astronomique de projets dans la besace estampillée « on a beaucoup aimé ». Restent encore beaucoup de visionnages prévus et même un nombre substantiel de projets loin d’être terminés avec la promesse hypothétique de l’envoi à temps d’un premier draft.

Les « 100 films pour Cannes » à partir du 31 mars

Dernière mise au point sur le vade mecum des 100 films. Les lecteurs les plus fidèles le savent, il s’agit ici d’égréner de la manière la plus enamourée possible une liste savamment panachée d’informations scrupuleusement sourcées, d’évidences manifestes, de perles rares passées sous les radars des plus fins prédic(a)teurs, et même quelques envies toutes personnelles placées ça et là comme des incantations chamaniques. Sur cette dernière catégorie, j’ai la faiblesse de penser que des destins s’y sont favorablement joués ces dernières années !

Les 100 films pour Cannes 2025, comment ça marche ?

Du 31 mars au 4 avril, retrouvez sur Wask un épisode chaque jour avec 20 nouveaux films dévoilés, de la place 100 au numéro 1.

À lundi !

—
Thomas Gastaldi
(mars 2025)

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