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100 films pour Cannes 2025 : classement de 1 à 20

4 avril 2025
Thomas Gastaldi
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4 avril 2025
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Dernier volet de la liste Wask des 100 films pour Cannes 2025

MARCEL ET MONSIEUR PAGNOL (c) elle driver
20
MARCEL ET MONSIEUR PAGNOL
Sylvain Chomet (france)

Preuve s’il en est que le film est à part. Sylvain Chomet, l’artisan génial derrière Les Triplettes de Belleville, s’est dit prêt à déroger à l’une de ses règles artistiques immuables , « fini le muet ! ». Préparé en étroite collaboration avec les ayant droits à partir d’une quantité industrielle d’archives familiales inédites, Marcel et Monsieur Pagnol est le projet d’animation le plus attendu cette année. Chomet s’attaque à un monument de la culture française et méridionale en s’attachant surtout au Pagnol metteur en scène, celui qui passera des planches aux plateaux de cinéma, pour dire et montré ce que ce génie des dialogues a initié au cinéma : « le cinéaste de la voix humaine ». La sortie mondiale à l’automne 2025 collera parfaitement avec le 130e anniversaire de la naissance de l’Académicien. Une année bien symbolique qui verra également célébrer la première Palme d’Or remise à Cannes il y a 70 ans par le président du jury, un certain Marcel Pagnol.
potentiel // hors compétition

19
UNTITLED JAFAR PANAHI PROJECT
Jafar Panahi (iran)

Laissé délibérément sous les radars de toute communication et de détails, ce qui sera le onzième film de Jafar Panahi, encore sans titre, est précieusement gardé sous bonne garde, protégé et verrouillé jusqu’à sa projection prévue en compétition à Cannes en mai prochain.
potentiel // compétition

18
SIRAT
Oliver Laxe (espagne)

Au sommet de la vague espagnole 2025, Sirat le quatrième film du Galicien Oliver Laxe trône en majesté. Tourné en Super 16, le film suit un père, accompagné de son fils, parti à la recherche de sa fille disparue quelque part au Maghreb. Sergi López et Bruno Núñez (de la série « La Mesias ») jouent ce père et son fils. Ils se rendent tous les deux dans les montagnes « arides et fantasmagoriques » du sud Maroc, dernier repaire de la rave à laquelle la jeune femme a participé et a été vue vivante pour la dernière fois. Guidés par le destin, ils décident de suivre un groupe de raveurs dans leur quête d’une ultime fête dans le désert, dans l’espoir que cela va aussi leur permettre de retrouver leur proche. Le réalisateur de Mimosas et Viendra le feu précise « la vie va mettre les personnages au défi, elle va les mettre à l’épreuve de manière radicale et crue ; elle va les obliger à se poser les questions importantes, à trouver en eux les parts les plus belles que renferme la nature humaine. Et ils vont vivre des aventures extrêmes où les limites entre la vie et la mort vont se brouiller irrémédiablement […] J’y ai convié Sergi López qui mènera ce voyage, accompagné de Bruno Núñez et d’un groupe d’acteurs non-professionnels du monde entier à travers d’un scénario que j’ai de nouveau préparé avec la complicité de mon ami (et réalisateur ndlr) Santiago Fillol. »
potentiel // compétition

ENZO (c) mk2
17
ENZO
Robin Campillo (france)

« Enzo, un film de Laurent Cantet réalisé par Robin Campillo » : la mention sur l’affiche nous brise d’avance le coeur. Comme un legs d’un ami à un compagnon de toujours, disparu le 25 avril dernier, Laurent Cantet qui n’a pas pu tourner le film qu’il préparait, a transmis le témoin à Robin Campillo. Nouvelle production de Marie-Ange Luciani (Anatomie d’une chute) avec Les Films de Pierre, Enzo convie à l’écran les nouveaux venus Eloy Pohu et Maksym Slivinskyi, avec Jeanne Lapoirie à la photo. L’intrigue se joue à la Ciotat et suit le parcours d’un jeune apprenti maçon à qui son père destinait plutôt à des études supérieures. C’est sur les chantiers, au contact de Vlad, un collègue ukrainien, qu’il va entrevoir un nouvel horizon et échapper au cadre confortable, mais étouffant, de la villa familiale. La productrice nous en dit davantage : « L’Histoire d’un jeune garçon venu d’une famille moyenne bourgeoise qui se considère comme un cancre et qui, pour embêter ses parents et par utopie personnelle, va devenir apprenti maçon. Son père ne le supportera pas… Ses parents seront joués par Pier-Francesco Favino et Elodie Bouchez ».
potentiel // compétition

16
COUTURES
Alice Winocour (france)

Démarré tardivement, la production du film d’Alice Winocour l’a longtemps considéré disqualifié dans la course pour une place de choix sur la Croisette cette année. Depuis quelques jours, l’optimisme est de retour du côté des studios Pathé. Le scénario de Coutures, le cinquième long métrage de la cinéaste (Augustine, Proxima, Revoir Paris), est centré sur Maxine, une réalisatrice américaine embarquée dans un parcours de vie et de mort alors qu’elle arrive à Paris pour la Fashion Week et que son existence va entrer en collision avec celles de deux autres femmes. C’est la star américaine Angelina Jolie qui y fera ses débuts dans le cinéma français aux côtés de Louis Garrel, Elia Rumpf, Garance Marillier, Finnegan Oldfield et la mannequin soudanaise Anyier Anei pour la première fois au cinéma.
potentiel // compétition

15
LES AIGLES DE LA RÉPUBLIQUE
Tarik Saleh (égypte, suède)

C’est l’un des pitchs les plus malins lus pendant la préparation des 100 films cette année. L’acteur le plus adulé d’Égypte tombe du jour au lendemain en disgrâce auprès des autorités. Sur le point de tout perdre, il est contraint d’accepter le rôle du Président Al-Sissi dans un biopic à sa gloire. Il se retrouve alors projeté dans le cercle le plus fermé du pouvoir et réalise vite qu’il ne risque pas seulement d’y perdre son âme, mais qu’il s’est littéralement jeté dans une dangereuse danse macabre… Pour incarner ce perso passionnant, Tarik Saleh n’est pas allé cherché loin en invitant de nouveau la star libanais Fares Fares déjà à son avantage dans Le Caire Confidentiel et La Conspiration du Caire), et a convié Lyna Khoudri. Une histoire de fidélité puisque c’est à nouveau Alexandre Mallet-Guy et toute l’équipe Memento qui protège le projet depuis le tout début de la production et prépare une sortie dans les salles françaises ambitieuse.
potentiel // hors compétition

14
DAO
Alain Gomis (france, sénégal)

Cela fait partie des injustices qu’il reste à réparer. Aucun des premiers essais cinématographiques d’Alain Gomis n’a encore eu l’honneur d’intégrer la Sélection Officielle cannoise. Ecrit par le cinéaste franco-sénégalais, aussi à l’aise dans le versant documentaire, la fiction pure et les formes les plus hybrides, Dao promet un voyage entre le passé et le présent, la vie et la mort, la réalité et la fiction. Dans ce qui pourrait être l’un des films les plus longs de la sélection 2025, Dao raconte l’histoire de deux cérémonies, un mariage en France et une cérémonie mortuaire en Guinée-Bissau. Une même famille sur deux continents. Gloria marie sa fille et célèbre son père défunt, qu’on intronise comme un « ancêtre »…
potentiel // compétition

13
OUI
Nadav Lapid (israël)

Quand les festivals de classe A ont la bonne idée de sélectionné un film de Nadav Lapid dans leur catégorie reine, il repart rarement bredouille. Il faut dire que le cinéma de l’Israëlien ne souffre d’aucune comparaison dans la production du cinéma d’auteur mondial actuel. Après l’Ours d’Or à Berlin (Synonymes) et le prix du jury à Cannes (Le Genou d’Ahed, le scénario du projet intitulé Oui est centré sur Y, pianiste et compositeur sur le retour. Désormais, il divertit les puissants avec sa femme Jasmine. Le couple se donne corps et âme. Ils ne disent jamais non, toujours oui. Et ça marche plutôt bien pour eux. Leur vie est donc horrible. On ne peut pas que danser, chanter et se prostituer toute la journée…
potentiel // compétition

12 ex-aequo
UNE AFFAIRE
Arnaud Desplechin (france)

Ce grand habitué de Cannes quitte le Nord cher à son coeur et a posé son nouveau décor dans la ville de Lyon pour y tourner Une affaire (dont le dernier clap a retenti en décembre dernier). L’immersion de François Civil, habitué aux grosses machineries hexagonales à succès (Bac Nord, Les Trois Mousquetaires, L’Amour ouf) dans l’univers d’Arnaud Desplechin (Roi et Reines, Un conte de Noël, Frère et soeur) attise drôlement notre curiosité. Fidèle à lui-même, on retrouvera son goût du romanesque, ses personnages d’amoureux contrariés et leurs récits entrelacés. Une histoire bercée par la musique pour apaiser la peine d’un pianiste virtuose aux prises avec une histoire d’amour impossible. Avec aussi Nadia Tereszkiewicz, Hippolyte Girardot et Charlotte Rampling.
potentiel // cannes première

UNE AFFAIRE (c) goodfellas
REMBRANDT (c) playtime
12 ex-aequo
REMBRANDT
Pierre Schoeller (france)

Le cinéaste de L’Exercice de l’État a centré son scénario, coécrit avec Anne-Louise Trividic avec la collab de Violette Garcia, sur le couple formé par Camille Cottin et Romain Duris, deux ingénieurs chercheurs ayant fait toute leur carrière dans le nucléaire. Tout bascule quand Claire est touchée par la puissance de trois portraits de Rembrandt à la National Gallery pendant un voyage à Londres… L’art peut-il changer la vie ? Voire « irradier » des physiciens nucléaires ? Cette intrigante mise en bouche bénéficiera, aux côtés du duo star, des services de Céleste Brunnquell (appréciée dans la série « En thérapie » et surtout dans La Fille de son père de Erwan Le Duc) et des frères Denis et Bruno Podalydès réunis à l’écran dans un autre univers que le leur.
potentiel // quinzaine des cinéastes – film d’ouverture

11
LA DISPARITION
Kirill Serebrennikov (russie)

Il y a prescription. On peut le dire maintenant. Une drôle de rumeur avait envahi les « DM » de tous les suiveurs de Cannes l’an dernier. Dans la nuit précédant la conférence de presse, Kirill Serebrennikov n’aurait non pas un mais deux films en compétition. Du jamais vu. Tellement du jamais vu qu’on l’attend toujours… Après avoir concouru à la Palme d’Or l’an dernier avec Limonov, c’est avec l’adaptation du roman éponyme d’Olivier Guez (avec qui Serebrennikov a travaillé le script), lauréat du prix Renaudot en 2017, que le metteur en scène russe compte repartir à la bataille. La Disparition retrace les années d’exil et de fuite de Josef Mengele, sinistre médecin tortionnaire au service de la cause nazie à Auschwitz. Avec l’intense August Diehl dans le rôle-titre.
potentiel // compétition

10
THE MASTERMIND
Kelly Reichardt (états-unis)

L’année de la présentation à Cannes de Wendy & Lucy, Thierry Frémaux avait confié que le film avait fait partie de ces projets envoyés au comité comme une VHS à la mer « sans vendeur ni recommandation particulière ». De nombreuses années plus tard, Kelly Reichardt s’est affirmée comme l’une des grandes figures du cinéma mondial. Chacune des nouvelles oeuvres de la cinéaste est considérée maintenant par les plus grands festivals. The Mastermind ne déroge pas à la règle. Après les voleurs de lait de First Cow, c’est l’acteur Josh O’ Connor (La Chimère, Challengers), révélé dans la série « The Crown » dans la peau du Prince Charles, qui campera un artiste préparant le vol d’œuvres d’art durant la guerre du Vietnam, entouré par Alana Haim (la jeune révélation de Licorice Pizza), John Magaro (le pâtissier voleur de First Cow), Bill Camp et Amanda Plummer (déjà à la fête dans Showing Up).
potentiel // compétition

9
VALEUR SENTIMENTALE
Joachim Trier (norvège)

Les bruits de couloirs laudatifs s’amoncèlent à l’évocation du nouveau film de Joachim Trier. De nouveau coécrit avec le scénariste et réalisateur Eskil Vogt (The Innocents), cette coproduction Arte suivra une famille à Oslo. Une actrice et sa sœur Agnès pleurent la perte de leur mère alors que leur père Gustav réapparaît dans leur vie après une longue absence. Cinéaste célèbre jadis, il revient un scénario sous le bras et propose en vain le rôle principal à sa fille Nora. Lors d’une rétrospective de sa carrière en France, il rencontre une star hollywoodienne adulée et lui propose le rôle. Lorsque le tournage du film commence en Norvège, Gustav saisit l’occasion pour renouer le lien avec ses filles… Après notamment Oslo, 31 août et Julie (en 12 chapitres) (The Worst Person in the World), Valeur sentimentale permettra de voir réunis à l’écran Renate Reinsve, Stellan Skarsgaard, Inga Ibsdotter et Elle Fanning.
potentiel // compétition

8
LA MAISON MATERNELLE
Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne (belgique)

Avec La Maison maternelle, les Dardenne s’aventure en terrain inconnu. Passé maître dans le portrait tortueux de personnages principaux contemporains et charismatiques les voilà partis s’essayer pour la première fois à une narration plus chorale. C’est dans un refuge pour jeunes mères en détresse qu’ils ont choisi de situer La Maison maternelle. Hébergées dans un foyer, le film suit le destin de cinq femmes parties en lutte pour assurer à leurs enfants un monde meilleur, qu’elles soient réfugiées africaines ou trimballées de foyers en foyers belges depuis l’enfance. Certain que la sélection du nouveau film de Jean-Pierre et Luc Dardenne en compétition revêtira une émotion toute particulière en salle Lumière quelques semaines seulement après la disparition tragique d’Emilie Dequenne.
potentiel // compétition

LA MAISON MATERNELLE (c) goodfellas
THE LOVE THAT REMAINS (c) new europe film sales
7
THE LOVE THAT REMAINS
Hlynur Pálmason (islande)

On se demande encore comment un film comme Godland a pu rater la marche de compétition en 2022. L’Islandais Hlynur Pálmason, au parcours quasi sans faute (Winter Brothers, Un jour si blanc, Godland), compte bien prendre sa revanche avec The Love That Remains. L’histoire, qui s’appuie sur des « vignettes intimes et des événements étranges », retrace une année dans la vie d’une famille, alors que les parents vivent leur séparation. Le film explorera les complexités de la famille, de l’amour et de l’impact des souvenirs partagés.
potentiel // compétition

6
THE PHOENICIAN SCHEME
Wes Anderson (états-unis)

Comme un métronome, Wes Anderson écrit, tourne et présente ses films presque toujours à Cannes dans une sortie de biennale dont je ne me lasse pas. Une ritournelle colorée, symétrique et bourrée de stars en tout genre. Cette année encore, le tapis rouge s’attend à voir débarquer en double-file le bus d’Anderson et y voir descendre (sans ordre de préférence) Tom Hanks, Scarlett Johansson, Bryan Cranston, Benedict Cumberbatch, Michael Cera, Charlotte Gainsbourg, Benicio Del Toro, Michael Cera, Bill Murray, Riz Ahmed et Mia Threapleton (la fille de Kate Winslet). The Phoenician Scheme, son douzième film s’est tourné l’année dernière en Allemagne dans les mêmes studios Babelsberg que The Grand Budapest Hotel et Asteroid City. Coécrit par Roman Coppola (comme The Darjeeling Limited et Moonrise Kingdom), ce nouveau chapitre est centré sur l’un des hommes les plus riches d’Europe. Benicio Del Toro sera cet homme-là, un dénommé Zsa-zsa Korda. Si le film est déjà annoncé pour une sortie mondiale en mai, les atermoiements autour de la désignation du film d’ouverture en ferait un candidat idéal avec un calendrier de promo prêt à s’avancer de quelques jours si besoin, même si Cannes n’aime pas trop les redites. Wes Anderson ayant déjà connu les honneurs de l’ouverture avec Moonrise Kingdom.
potentiel // compétition

5
THE WAY OF THE WIND
Terrence Malick (états-unis)

Cette fois c’est la bonne. Géza Röhrig (l’acteur dans Le Fils de Saul de Nemes) est Jésus, Matthias Schoenaerts Saint-Pierre, et Mark Rylance Satan, dans la bio du Christ selon Saint-Terrence Malick. Avec Eléni Karaïndrou, légendaire collaboratrice de Théo Angelopoulos, Chris Marker ou George Miller chargée de la musique originale et aussi Ben Kingsley et Matthieu Kassovitz dans des rôles majeurs, le film fait parler de lui depuis son tournage… en 2019. Cinq années de post-production plus tard, ne cherchez plus la projection la plus demandée du Festival 2025.
potentiel // compétition

4
FATHER, MOTHER, SISTER, BROTHER
Jim Jarmusch (états-unis)

Annoncé comme un triptyque sur les relations parents-enfants, le Jarmusch nouveau s’est rendu dans le Nord-Est des Etats-Unis (la partie Father), à Dublin (la partie Mother) et à Paris (la partie Sister Brother). Le film signe les retrouvailles de Jarmusch avec Adam Driver après Paterson (2016). Le cinéaste en parle comme d’une série « d’études de personnages », une comédie infusée de mélancolie avec Cate Blanchett et Vicky Krieps dans le rôle de deux soeurs et Charlotte Rampling dans celui de leur mère. Avec aussi au casting Mayim Bialik, Tom Waits, Indya Moore, Luka Sabbat, Sarah Greene et la Française Françoise Lebrun.
potentiel // compétition

DIE, MY LOVE (c) mubi
3
DIE, MY LOVE
Lynne Ramsay (grande-bretagne)

Cela fait trop de temps d’attente maintenant. Depuis A Beautiful Day en 2017 avec Joaquin Phoenix, la planète cinéma manque de nouvelles de l’Ecossaise Lynne Ramsay (We Need To Talk About Kevin). À la faveur de l’adaptation d’un thriller de la romancière argentine Ariana Harwicz, Ramsay a réalisé Die, My Love avec le duo -sexy en chef- Jennifer Lawrence et Robert Pattinson auprès desquels on guettera les performances de Sissy Spacek et Nick Nolte avec gourmandise. Dans un environnement rural, une femme est engloutie par ses problèmes de santé mentale, voilà le pitch d’un récit qui devrait flirter avec l’horreur, et nous immergera dans la psyché d’une femme tourmentée, épouse et mère esseulée.
potentiel // compétition

2
ALPHA
Julia Ducournau (france)

Si certains se souviennent de l’impressionnant physique -presque cadavérique- que Tahar Rahim arborait l’automne dernier pendant la promo du film Monsieur Aznavour, c’était pour les besoins du tournage de Alpha, troisième film de la palmée Julia Ducournau. Après le succès international et critique de Titane, la cinéaste s’est attelée à l’écriture de l’histoire toute personnelle d’une petite fille de 11 ans qui évolue dans une ville fictive qui pourrait ressembler à un New York des années 1980. En pleine épidémie du SIDA (qui ne dit pas encore son nom), la fillette voit un de ses parents tomber malade. En expérimentant physiquement les effets de cette perte imminente, l’enfant est confrontée à la découverte de sa propre mortalité. Aux côtés de Rahim, Golshifteh Farahani et Emma Mackey sont annoncées au casting.
potentiel // compétition

1
EDDINGTON
Ari Aster (états-unis)

Il lui a suffi de trois films pour mettre une bonne partie de la galaxie cinéphile à ses pieds. Hérédité, Midsommar et Beau is afraid, la série en cours force le respect. Pour être tout à fait honnête, quand, il y a quelques semaines de nombreuses sources recoupées sont venues confirmer une place quasi assurée en compétition pour son « western » Eddington, l’enthousiasme a vite été douché par un souvenir. Celui de Richard Kelly. Lui aussi nouvelle coqueluche auto-proclamée du cinéma indépendant américain, arrivait solidement armé en compétition à Cannes après le phénomène Donnie Darko. Un trauma Southand Tales plus tard, le film a agi comme une sorte de malédiction, et point de départ d’une quasi-disparition des radars. On espère bien tout le contraire pour Ari Aster avec ce cocktail entre western contemporain et film noir distribuant les rôles à Joaquin Phoenix, Pedro Pascal, Emma Stone, Luke Grimes, Austin Butler, Deirdre O’Connell, Michael Ward et Clifton Collins Jr. La photo assurée par Darius Khondji mettra fin à la collaboration fidèle avec son chef op Pawel Pogorzelski, pour suivre les aventures d’un couple dont le véhicule tombe en panne à l’entrée d’une petite ville américaine, idyllique en apparence, mais menaçante à la nuit tombée.
potentiel // compétition

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