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100 films pour Cannes 2025 : classement de 21 à 40

3 avril 2025
Thomas Gastaldi
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3 avril 2025
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4e volet de la liste Wask des 100 films pour Cannes 2025

DOSSIER 137 (c) haut et court
40
DOSSIER 137
Dominik Moll (france)

Il avait pris le pli de tourner et sortir ses films dans un certain (et cruel) anonymat ces dernières années. Après une arrivée tonitruante -on s’en souvient- directement en compétition à Cannes 2000 (Harry, un ami qui vous veut du bien). À la faveur de la réussite et du succès de La Nuit du 12 (avec le combo Cannes Première > succès en salle > César du meilleur film), l’approche de son nouveau film est épiée. Dossier 137 est un (nouveau) long métrage policier dans lequel une brigadière reviendra sur ses terres de Haute-Marne pour une y mener une enquête. Coécrit avec Gilles Marchand, le scénario est axé sur le dossier 137 qui est en apparence une affaire de plus pour Stéphanie, enquêtrice à l’IGPN, la police des polices. Une manifestation tendue, un jeune homme blessé par un tir de LBD, des circonstances à éclaircir pour établir une responsabilité. Mais un élément inattendu va troubler Stéphanie, pour qui le dossier 137 devient autre chose qu’un simple numéro… Avec Léa Drucker, Yoann Blanc, Guslagie Malanda (Saint Omer), Antonia Buresi (Rodéo, À son image) et Kevin Debonne.
potentiel // quinzaine des cinéastes (ouverture)

39
CARAVAN
Zuzana Kirchnerova (république tchèque) 1er film

Fruit d’une longue préparation, la lauréate de la Cinéfondation en 2009 a mis enfin en boîte Caravan, son premier long métrage courtisé par les comités cannois. L’histoire sensible d’une femme qui n’en peut plus de jouer ce rôle si difficile de mère d’un enfant handicapé mental. Ester n’a qu’un seul petit rêve, passer deux semaines en Italie dans la maison de son vieil ami sans son fils. Au dernier moment, les plans changent et elle n’a d’autre choix que d’emmener David avec elle.
potentiel // un certain regard

DAS GETRÄUMTE ABENTEUER (c) tous droits réservés
38
DAS GETRÄUMTE ABENTEUER
Valeska Grisebach (allemagne)

Autre gestation au long cours, voilà maintenant de très nombreuses années que les fidèles cinéphiles que nous sommes attendons avec la plus grande impatience les nouveaux travaux de la cinéaste Valeska Grisebach coupable du merveilleux Western découvert il y a près de 10 ans. Avec Das geträumte Abenteuer (littéralement « L’Aventure rêvée »), la cinéaste allemande revient en Bulgarie et raconte l’histoire d’une femme qui vit dans la région frontalière entre la Bulgarie, la Grèce et la Turquie, et accepte un accord un peu particulier pour aider une amie qui va la mettre dans une situation dangereuse. Elle va devoir se confronter à ses désirs.
potentiel // quinzaine des cinéastes

37
UNE ILLUSION QUI A BEL ET BIEN EXISTÉ
Naomi Kawase (japon)

Le voyage de Vicky Krieps au Japon au pays du cinéma de Naomi Kawase fait partie des curiosités 2025. L’actrice de Phantom Thread est partie tourner « phonétiquement » en japonais Une illusion qui a bel et bien existé, le nouveau film de fiction de la réalisatrice de Shara, autour du thème des transplantations d’organes. Corry, une jeune femme française, est infirmière coordinatrice de transplantation cardiaque pédiatrique. Formée dans les hôpitaux parisiens, elle a été envoyée dans un hôpital au Japon pour améliorer le fonctionnement d’un service de transplantations où les greffes d’organes sont encore largement un sujet tabou. Corry se bat au quotidien pour réussir la greffe d’un jeune patient d’une douzaine d’années, et vit avec Jin, un photographe originaire de l’île de Yakushima à l’extrême sud du Japon.
potentiel // cannes première

36
L’AGENT SECRET
Kleber Mendonça Filho (brésil)

Grand critique et cinéphile averti, Kleber Mendonça Filho revient enfin à la fiction après trois premiers essais tous remarqués et remarquables (Les Bruits de Recife, Aquarius, Bacarau) puis le beau doc Portraits fantômes en 2023. Se déployant toujours dans sa ville de Recife, L’Agent secret nous ramène en 1977 avec un thriller politique sur les pas de Marcelo, un homme d’une quarantaine d’années qui tente de reconstruire sa vie après un passé d’agent secret. Incarné par Wagner Moura (de la série « Narcos » et apprécié dans Civil War), l’homme est rattrapé par son passé troublé.
potentiel // compétition

NOUVELLE VAGUE (c) arp
35
NOUVELLE VAGUE
Richard Linklater (états-unis)

À dire vrai, depuis l’annonce de la mise en fabrication du projet il y a presque deux ans, tout le milieu le prédestinait à ouvrir une fois terminée le Festival de Cannes. Qu’un cinéaste de la trempe et de la classe d’un Richard Linklater se mette en tête de reconstituer l’aventure du tournage en 1960 du chef-d’oeuvre de Godard À bout de souffle, annonciateur de la Nouvelle Vague, en avait l’étoffe naturelle. Jusqu’à hier et l’annonce par Michèle Halberstadt, productrice et distributrice ARP du film, d’une date de sortie en octobre prochain dans les salles françaises l’écartant de facto des candidats putatifs pour l’ouverture 2025. Le Festival « exigeant » depuis quelques années une sortie française simultanée pour son film d’ouverture. Entièrement tourné à Paris, en noir et blanc et au format 4:3, le projet a casté toute la jeune fleur du cinéma français pour incarner les Seberg, Godard, Belmondo, Truffaut, Rivette, Varda, Chabrol, Coutard, Schiffman, Rissient et autre Juliette Gréco, on pourra y retrouver Zoey Deutch pour incarner Jean Seberg, Guillaume Marbeck le jeune Godard. Alix Bénézech dans le rôle de Juliette Greco et Benjamin Cléry dans la peau de Pierre Rissient. S’il est hors jeu pour l’ouverture, l’idée d’une présentation en grande pompe en mai prochain ne semble pas encore complètement abandonnée.
potentiel // hors compétition

34
AFTER THE HUNT
Luca Guadagnino (japon)

D’aucuns l’envoient déjà à Venise avec un rond de serviette assuré et verrouillé sur le Lido. D’après mes informations, il n’est pas interdit de croire à un « revirement de dernière minute » dont Cannes a le secret. Voilà donc listé au numéro 35 After The Hunt nouvel opus du productif Luca Guadagnino. L’intrigue du film, qui marquera les débuts de Julia Roberts chez le réalisateur de Call Me By Your Name, se situe en plein milieu étudiant avec la star de Erin Brockovich dans le rôle d’une professeure d’université mise à mal par un dilemme personnel. Lorsqu’une étudiante lève une accusation contre l’une de ses collègues, un vieux secret ressurgit et menace de voir le jour. Avec aussi Andrew Garfield, Ayo Edebiri (révélation de la série « The Bear ») et Chloë Sevigny.
potentiel // hors compétition

33
SILLAGE D’OMBRE
Carlos Reygadas (mexique)

Une petite musique dans la préparation et le process de fabrication me fait penser à Eureka le dernier Lisandro Alonso. De là à l’imaginer prendre le même chemin vers Debussy en Cannes Première il n’y a qu’un pas aventureux que je franchis bien volontiers. Comme c’est généralement le cas avec les projets de Carlos Reygadas (Japón, La Bataille dans le ciel, Lumière silencieuse), on ne sait pas grand chose sur Sillage s’ombre (« Estela de sombra » dans le texte), au-delà du fait que le film a été financé en Pologne où il a été partiellement tourné concomitant à des prises de vue au Mexique. On se demande ce que le spécialiste des sensations fortes en festival va nous mettre devant les yeux…
potentiel // cannes première

DECORADO (c) le pacte
32
DECORADO
Alberto Vázquez (espagne)

Après Birdboy : Les Enfants oubliés et Unicorn Wars, le maestro hispanique de l’animation Alberto Vázquez prépare l’accouchement de Decorado (son troisième film, tiré de l’un de ses courts éponymes multi-récompensé en 2016 aux Goya et à la Quinzaine des Cinéastes). Decorado ou l’histoire d’une souris prénommée Arnold perdue en pleine crise de la quarantaine… S’il est toujours difficile de connaître la date précise de livraison pour les films d’animation, on parierait toujours sur 2025 ici.
potentiel // quinzaine des cinéastes

31
MIROIRS N°3
Christian Petzold (allemagne)

C’est l’histoire d’une étudiante en musique qui doit reconstruire sa vie après la mort de son petit ami dans un accident de voiture. Quand on interroge cet habitué des honneurs berlinois sur son nouveau projet, Christian Petzold évoque la figure architecturale d’un « arc » sous laquelle on croit tout va s’effondrer mais les pierres résistent ensemble et ne tombent pas pour former un vrai refuge. « L’histoire de ce ilm est comme un arc. Une jeune femme qui se trouve à un carrefour, perdue, ne sachant plus quel chemin prendre. Une famille au bord du gouffre, que l’on pourrait décrire en empruntant le début magistral du roman de Tolstoï Anna Karénine: «Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque famille malheureuse l’est à sa manière.» La famille et la jeune femme sont à bout, elles sont sur le point de s’effondrer. Mais elles se soutiennent mutuellement, forment un arc. Sous lequel elles retrouvent la force de vivre. » S’il y a bien un projet qui pourrait permettre à Petzold de connaître pour la première fois la compétition cannoise, Miroirs n°3 sa quatrième collaboration artistique avec Paula Beer en lead, en a tous les atours.
potentiel // compétition

30
CHOCOBAR
Lucrecia Martel, Maria Alché, Ernesto de Carvalho (argentine, brésil)

Premier long documentaire de la cinéaste argentine sur la culture indigène à partir de l’assassinat, en 2009, du chef militant Javier Chocobar. Projet découvert il y a près de cinq ans dans le programme de recherche en développement post-covid « The Films After Tomorrow » au Festival de Locarno en 2020, Chocobar signe la première incursion de Lucrecia Martel dans l’univers du documentaire. Coréalisé avec Maria Alché, l’une des adolescentes de son film La Niña Santa, passée depuis derrière la caméra (Una familia sumergida, El profesor) et l’anthropologue et cinéaste brésilien Ernesto de Carvalho, le film s’annonce dans une forme « hybride et inventive » à partir de milliers d’archives compilées sur l’assassinat du militant pour les droits des indigènes Javier Chocobar. L’occasion de parcourir, caméra au poing, les thèmes du racisme oppresseur-oppressé, de la violence de la colonisation, et celui de la construction d’un récit national pour gommer ou justifier ces crimes. « En imposant une culture, tu maintiens l’ordre sans avoir à payer de soldats », explique-t-elle. Imposer une langue, une culture, une administration à des gens qui ne les maîtrisent pas, c’est s’assurer de son pouvoir sur eux. Leur travail « décortique les 500 ans d’histoire argentine qui ont conduit au meurtre par balle » en 2009 du leader communautaire Chuschagasta par un propriétaire terrien alors qu’il luttait pour la reconnaissance des droits ancestraux de son peuple. À l’occasion de ce travail au long cours, la cinéaste est partie se réinstaller près de sa ville natale, il y a quelques années, et racontait dans un entretien dans Les Cahiers du cinéma sa joie de « vivre dans un lieu d’Argentine avec des cultures qui ne se limitent pas à la pro-européanité de la classe moyenne ».
potentiel // cannes première

29
L’ACCIDENT DE PIANO
Quentin Dupieux (france)

Au rythme où il tourne ses films, il va bien falloir que le Festival de Cannes arrive à se réinventer chaque année afin de lui trouver une place nouvelle en sélection officielle. Avec son 15ème film déjà annoncé en salle au début de l’été prochain, pourquoi ne pas réhabiliter par exemple la place du film de clôture, sacrifiée -faute de combattants- ces dernières années. Tourné dans le Var et près de Megève jusqu’il y a encore quelques semaines, on ne sait évidemment rien ou presque des enjeux de L’Accident de piano, encore produit par la team Chi-Fou-Mi avec une troupe composée d’Adèle Exarchopoulos, le jeune Gabin Visona, Sandrine Kiberlain, Karim Leklou et Jérôme Commandeur.
potentiel // hors compétition – film de clôture

28
DEUX PROCUREURS
Sergei Loznitsa (ukraine)

C’est son film de fiction le plus ambitieux depuis Une femme douce en 2017. Documentariste hors pair et vigie culturelle de son Ukraine meurtrie, Sergei Loznitsa s’est emparé des écrits de l’auteur russe Georgi Demidov pour déployer un drame situé juste avant le début de la Seconde Guerre Mondiale pendant les grandes purges staliniennes. Il y dressera le portrait d’un procureur rebel (l’acteur Alexandre Kuznetsov déjà vu chez Serebrennikov et Rachel Lang (Leto, Mon légionnaire et bientôt Mata) aux prises avec la nomenklatura destructrice.
potentiel // compétition

DEUX PROCUREURS (c) sbs
NOUS L’ORCHESTRE (c) pyramide
27 ex-aequo
NOUS L’ORCHESTRE
Philippe Béziat (france)

Premier des deux derniers documentaires évoqués dans les 100 films cette année, le nouveau film de Philippe Béziat (celui des Indes galantes). À l’instar d’un Nicolas Philibert période Maison de la Radio, Béziat est passé maître dans la capture de l’effet de groupe et de ces lieux propices à la création collective. Dans Nous l’orchestre, dont Pyramide présidera les destinées en salle, le cinéaste s’est glissé parmi les musiciens de l’Orchestre de Paris et de son jeune chef Klaus Mäkelä. Comment 80 personnes peuvent-elles jouer ensemble ? Comment peut-on contribuer à quelque chose de plus grand que soi ? Comment un groupe peut-il cohabiter pendant des décennies sans se désagréger ? Et quel rôle joue réellement le chef d’orchestre ? Pour la première fois, caméras et micros se glissent parmi l’une des plus prestigieuses phalanges musicales mondiales.
potentiel // séance spéciale

27 ex-aequo
LE CHANT DES FORÊTS
Vincent Munier (france)

Enfin voici notre dernier représentant de l’univers documentaire à se glisser dans le top 2025. Après le succès surprise de La Panthère des neiges en 2021 (déjà à Cannes), Vincent Munier nous convie dans un voyage plus proche de nous dans nos forêts alentour : un homme marche, sac au dos, bâton à la main, veste lourde et chaude sur les épaules, vers les profondeurs d’une vieille forêt moussue. Ni le vent, ni la brume, ni même la neige ne l’arrêteront dans son élan pour rejoindre son affût, sa planque : un sapin. En se glissant sous ses branches basses, l’homme s’efface et un monde s’éveille. Celui des bêtes. Le vieux sage nous invite à partager des émotions puissantes à ses côtés, celles qu’il a ressenties au cours de milliers d’affuts. Le moment est venu pour lui d’ouvrir son savoir, ses souvenirs de ses plus belles rencontres sauvages.
potentiel // séance spéciale

26
FEMME ET ENFANT
Saeed Roustaee (iran)

C’est l’histoire d’une infirmière qui se retrouve à élever seul son fils en crise après la disparition de son mari. Les tensions atteignent leur paroxysme lors de la cérémonie de fiançailles avec son nouveau compagnon, jusqu’à ce qu’un accident tragique se produise, et qu’elle se retrouve à devoir gérer trahison et rancoeur alors qu’elle cherche à obtenir justice. Le quatrième film de l’Iranien Saeed Rousaee, impressionnant de maîtrise avec La Loi de Téhéran et Leila et ses frères), promet de revêtir les habits du drame familial contemporain sur la vengeance et le pardon. Projet dans le giron de Goodfellas, il mettra en scène Parinaz Izadyar (déjà présente dans La loi de Téhéran) dans le rôle principal et Payman Maadi (de tous les films de Roustaee) déjà couronné du prix d’interprétation à Berlin dans Une séparation de Asghar Farhadi.
potentiel // compétition

25
ROSEBUSH PRUNING
Karim Aïnouz (brésil)

Le Brésilien alterne grosses machineries internationales et projets domestiques plus modestes. En toute logique après Motel Destino l’an dernier et Le Jeu de la Reine en 2023, retour aux affaires cette année avec un gros projet anglo-saxon. Annoncé à Cannes 2023 par The Match Factory et Mubi, Aïnouz s’est lancé dans le remake de la satire de Marco Bellocchio Les Poings dans les poches. Coécrit avec Efthymis Filippou (le fidèle comparse de Yorgos Lanthimos), exit Kristen Stewart et Josh O’Connor un temps pressentis c’est avec Riley Keough, Callum Turner, Elle Fanning, Jamie Bell et Pamela Anderson (de retour en grâce depuis sa performance chez Gia Coppola) que Rosebush Pruning s’attelera à raconter l’histoire d’une famille à la campagne mise à mal par des maladies génétiques à répétition.
potentiel // compétition

24
HOPE
Na Hong-jin (corée du sud)

Déjà listé en 2024, Hope est le quatrième film ultra attendu après The Chaser, The Murderer et The Strangers de Na Hong-jin. Le Sud-coréen n’a plus donné de nouvelles de cinéma depuis 2016 ! Tourné en grande partie en coréen, le film suivra les habitants de Hopo Port, où une mystérieuse découverte est faite à la périphérie de la ville portuaire isolée. Très vite, les habitants se retrouvent dans une lutte désespérée pour leur survie contre quelque chose qu’ils n’ont jamais rencontré auparavant. Dans cet univers hostile, un couple d’américains surgit. Avec Michael Fassbender et Alicia Vikander dans les deux rôles-titres et le chef op de Burning et Parasite (Hong Kyung-pyo), déjà à la manoeuvre sur The Strangers, le projet fait toujours partie des films asiatiques les plus enviés de l’année de festivals à venir.
potentiel // compétition

VIE PRIVÉE (c) goodfellas
23
VIE PRIVÉE
Rebecca Zlotowski (france)

Avec Vie privée, le sixième film de Rebecca Zlotowski, et alors que j’entame déjà le dernier quart des 100 films 2025, c’est une grosse catégorie de films qui s’annonce vers le haut du classement : celui des films de cinéastes françaises à haut potentiel cannois toutes prêtes à en découdre ! Si l’annonce de Jodie Foster dans son premier rôle tout en français (après sa brève apparition chez Jeunet dans Un long dimanche de fiançailles il y a plus de 20 ans) d’une psychiatre a tout de suite posé l’ambition de Vie privée, le reste du casting dévoilé n’a fait que prolonger le désir : Virginie Efira, Vincent Lacoste, Daniel Auteuil, Mathieu Amalric, Luàna Bajrami et même Sophie Letourneur. « Jodie Foster + Rebecca Zlotowski », l’histoire aurait pu bégayer puisque déjà pour Belle épine en 2010, la cinéaste avait pensé à l’Américaine pour jouer la mère fantomatique de Léa Seydoux. Jodie Foster n’a pas trop réfléchi cette fois quand elle a reçu le scénario de cette psychiatre qui se refuse à croire au suicide d’une de ses patientes, convaincue qu’elle a été assassinée et qui décide d’enquêter pour connaître le fin mot de l’histoire.
potentiel // compétition

22
RÉSURRECTION
Bi Gan (Chine)

C’est peu de dire que Charles Gillibert et le Losange fourbille d’ambition pour Résurrection de Bi Gan. Clairement classé parmi les projets en fabrication les plus mystérieux du présent panorama (ok peut-être à touche-touche avec Terrence Malick), Résurrection est bien parti pour prendre le chemin des légendes de Cannes au même titre que 2046, dont on a craint la livraison jusqu’aux derniers instants avant sa première mondiale pendant le Festival 2004. En pleine course contre la montre, Bi Gan et ses équipes n’ont pas encore renoncé, à l’heure d’écrire ces lignes, à livrer une version aboutie du film dans des délais cannois. Le film coproduit avec Arte suivra le parcours d’une femme en 2068 dont la conscience tombe dans la “zone temporelle éternelle” au cours d’une intervention chirurgicale. “Piégée dans de nombreux rêves, elle trouve un cadavre d’androïde et tente de le réveiller en lui racontant des histoires sans fin. L’androïde se promène alors dans ses histoires et ses sens s’éveillent peu à peu.”, poursuit l’intrigant synopsis. Le cinéaste chinois, adulé depuis Kaili Blues et Un grand voyage vers la nuit s’aventure dans la SF et y convie la star taïwanaise Shu Qi et l’acteur et chanteur chinois Jackson Yee dans les deux rôles principaux.
potentiel // compétition

21
LA PETITE DERNIÈRE
Hafsia Herzi (france)

Nouveau fleuron de notre catégorie « réalisatrice française prête au combat » sus-citée, 22 v’là la chouchoute du cinéma français. Actrice surdouée, elle a déjà planté le décor d’univers délicats teintés d’humilité dans ses deux premiers réussites Tu mérites un amour et Bonne mère. Adapté du roman éponyme de Fatima Daas, La petite dernière conte l’histoire du passage à l’âge adulte d’une jeune musulmane en banlieue parisienne qui doit faire face à sa famille et au monde extérieur au moment de son coming out. Avec notamment Louis Memmi promis à un avenir radieux, révélé dans Borgo et Leurs enfants après eux.
potentiel // compétition

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