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100 films pour Cannes 2025 : classement de 61 à 80

1 avril 2025
Thomas Gastaldi
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1 avril 2025
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2e volet de la liste Wask des 100 films pour Cannes 2025

ROMERÍA (c) mk2 films
80
ROMERÍA
Carla Simón (espagne)

Auréolée de l’Ours d’or obtenu en 2022 à Berlin (Nos soleils), l’Espagnole Carla Simón est prête à en découdre avec son troisième film Romería. L’intrigue suit une jeune adolescente qui se rend en Galice à Vigo pour rencontrer la famille de son père biologique. Comme sa mère, il est mort du sida lorsqu’elle était très jeune. En rencontrant ses oncles, tantes et grands-parents, Marina tente de reconstituer un récit cohérent de son père et de l’histoire d’amour qu’il a vécue avec sa mère. Elle n’y parvient pas car ils ont tous trop honte des problèmes de drogue du couple, ce que la jeune fille leur rappelle par sa présence. Mais l’histoire d’amour adolescente qu’elle vit avec son cousin lui permet de réimaginer ses parents et de se rapprocher d’eux. Avec le journal intime de sa mère, elle invente une histoire qui la libère de la stigmatisation de sa famille et répond à son désir de comprendre le passé. À la réalisatrice catalane de préciser « j’ai la chance de faire partie d’une grande famille remplie d’histoires qui ont été ma source d’inspiration. Je trouve les relations familiales fascinantes parce qu’on ne les choisit pas. La famille est la source de nombreux conflits, traumatismes et combats, mais aussi d’amour, de confiance et de profonde loyauté. » Avant de conclure « Romería n’est pas seulement l’histoire de ma famille, mais celle de toute une génération disparue à la fin du siècle dernier, touchée par le sida, et de tous les orphelins laissés derrière eux, sans racines, sans passé et sans souvenirs. » Si l’on pressent une vague catalano-espagnole prête à déferler plage Macé.
potentiel // un certain regard

79
URCHIN
Harris Dickinson (grande-bretagne) 1er film

Aux dernières nouvelles, c’est Christian Jeune et son équipe de fins limiers qui vient d’arriver à ses fins en arrachant aux autres comités le premier film de l’acteur britannique Harris Dickinson, sex-symbol révélé dans Sans filtre et Babygirl. Celui-là même qui vient d’être choisi pour interpréter Lennon dans le biopic 4XXXXL des Beatles en préparation chez Sony pour 2028. À la mi-mars quand le film a commencé à passer de main en main, l’emballement n’a pas traîné. Avec l’Anglais Frank Dillane (de la série « The Walking Dead ») et Megan Northam (la révélation de Rabia), La trame du film titré Urchin suit un jeune Londonien pris dans un cercle auto-destructeur qui tente tant bien que mal de reprendre le contrôle de sa vie.
potentiel // un certain regard

78
ADIEU MONDE CRUEL
Félix de Givry (france) 1er film

On l’avait un peu perdu de vue depuis le film Eden (Mia Hansen-Løve). C’était lui le premier rôle. Le voilà derrière la caméra avec son premier film pour lequel il s’est attaché les services de Tara-Jay Bangalter (fils de Thomas Bangalter et Elodie Bouchez) comme directeur de la photo. Coécrit avec Marie-Stéphane Imbert, le scénario de Adieu monde cruel est centré sur Otto, 14 ans, qui adresse une lettre de suicide à sa famille et à ses camarades de classe, mais qui rate sa tentative. Trop honteux pour rentrer chez lui, il se cache. La nuit tombée, il hante les rues de la ville, comme un fantôme. Jusqu’à ce qu’une fille de son lycée, Léna, le reconnaisse… Après Anatomie d’une chute de Justine Triet puis Spectateurs ! de Arnaud Desplechin, le jeune Milo Machado-Graner, tête d’affiche du film, vise la passe cannoise de trois.
potentiel // semaine de la critique

77
L’ENGLOUTIE
Louise Hémon (france) 1er film

Voilà un des premiers films français les plus cités dans les rumeurs de sélection cannoise. Et pour cause. Passé par les plus prestigieux repaires de pépites (Village des Coproductions Les Arcs, Fondation GAN, Emergence, Groupe Ouest, Avance sur recettes du CNC, coproduction Arte…), L’Engloutie de Louise Hémon (coécrit avec la réalisatrice Anaïs Telenne) nous embarque fin 19ème dans les Hautes-Alpes. « Soudain » est un hameau encerclé par la neige sur les hauts plateaux d’une montagne reculée. Par une nuit de tempête, ses habitants voient arriver Aimée, une jeune institutrice aux yeux noirs, qui restera le temps de l’hiver pour faire l’école à une poignée d’enfants. Mais peu après son arrivée, une avalanche engloutit un premier montagnard… Si on doit la photo à Marine Atlan (dont on attend dans les prochains mois son passage derrière la caméra), le cast du film, distribué par Mathieu Robinet et son équipe Tandem, est formé du trio Galatéa Bellugi, Samuel Kircher et Matthieu Lucci (L’Eté l’éternité).
potentiel // semaine de la critique

PLANÈTES (c) indie sales
76
PLANÈTES
Momoko Seto (japon) 1er film

Qui peut résister à un pitch pareil ? Fable écologique sur des pissenlits à la recherche d’une nouvelle planète à habiter, Planètes de l’artiste Momoko Seto a de quoi détonner dans le panel de candidats cannois 2025. Installée en France pour poursuivre ses études au Fresnoy et au Studio National des Arts contemporains, la Japonaise a façonné des univers poétiques très particuliers se forgeant une solide réputation à l’épreuve de ses premiers courts essais virtuoses de mise en scène du minuscule dans le domaine végétal et animal. La fabrication de Planètes a usé toutes les techniques de cinéma, prises de vues réelles, timelapase, hyper ralenti, prises de vue macro, 3D, fibre électronique, tout est mis à la disposition de Momoko Seto via le studio Miyu pour raconter le destin des « akènes ». Kezako ? Le scénario raconte les mésaventures de quatre graines de pissenlit (ces fameuses « akènes ») échappant in extremis à la destruction de leur champ par une explosion nucléaire. Après avoir flotté dans l’espace et croisé la route d’une étoile de mer, elles atterrissent sur une nouvelle planète et cherchent un endroit où s’enraciner. Ces quatre migrants atypiques embarquent dans une odyssée qui les mènera d’un monde congelé à un univers végétal peuplé de dangereux insectes et à un océan où dérivent des îles de pommes de terre. Puis, elles traverseront un désert post-apocalyptique illuminé par trois lunes, mais c’est finalement grâce à l’amitié d’une petite limace orpheline que les akènes trouveront enfin un nouveau foyer.
potentiel // quinzaine des cinéastes

75
SALVATION
Emin Alper (turquie)

Arrivé tardivement dans les couloirs décisionnaires, il ne serait pas professionnel de mettre de côté le cinquième film du Turc Emin Alper. Après l’excellent Burning Days découvert en section un certain regard en 2022, le cinéaste s’est remis au travail et vient de mettre la dernière touche à Salvation. Si l’on ne sait que très peu de choses sur le projet, une note d’intention énigmatique a le mérite de figer le contexte et de laisser libre cours à toutes les spéculations : après une période de violence marquée par le terrorisme régional, le cheikh Ferit de la tribu Hazeran est confronté au retour de la tribu Beziki, qui reprend ses anciennes terres. Ferit et son frère Mesut ont des avis divergents sur la manière de gérer le conflit. Alors que les troubles s’intensifient, le désaccord entre les frères s’aggrave, donnant lieu à une lutte dévastatrice pour le pouvoir, la terre et la survie.
potentiel // un certain regard

74
UNE ANNÉE SCOLAIRE
Laura Samani (italie)

(Bonne) Surprise de la Semaine de la Critique 2021, l’Italienne Laura Samani garde un excellent souvenir de la présentation de Piccolo Corpo, point de démarrage d’une récolte internationale de plus de 40 prix à travers le monde, et le David di Donatello (les César italiens) du meilleur premier film. C’est encore à Cannes que son nouveau projet est né. En 2023 elle intègre l’atelier de la Cinéfondation d’accompagnement pendant l’écriture. Puis, l’an dernier, Une année scolaire prend vie avec l’obtention du prix ArteKino d’aide au développement. Depuis quelques semaines le voilà fin prêt. Nous sommes en Septembre 2007, à Trieste au nord de l’Italie. Fred, une adolescente de 17 ans courageuse et exubérante arrive en ville et s’inscrit en terminale. Elle se retrouve être la seule fille d’une classe composée uniquement de garçons et devient très rapidement le centre d’attention, surtout pour trois amis: Pasini, coureur de jupons arrogant, Mitis, bourru et perspicace et Antero, charmant et réservé. Leur amitié date d’aussi longtemps qu’ils s’en souviennent. L’arrivée de Fred va perturber cette osmose, mettant leur amitié à rude épreuve. Alors que chacun d’entre eux désire Fred pour lui-même, elle, n’aspire qu’à faire partie du groupe, mais doit faire toujours plus de sacrifices pour y parvenir.
potentiel // un certain regard

F1 (c) warner bros.
73
F1
Joseph Kosinski (états-unis)

Il est rare qu’à moins de dix jours de la conférence de presse, le Festival n’ait pas soigné un premier communiqué d’annonce de grosse prise US en projection gala hors compétition. Ces dernières années, des films comme Indiana Jones et le Cadran de la destinée, Furiosa: Une Saga Mad Max ou Top Gun : Maverick avaient eu droit à cet honneur. Si l’on n’est pas à l’abri d’une fumette blanche d’ici vendredi, une pièce peut être mise sur F1 blockbuster avec Brad Pitt en papy roi du volant dans l’univers impitoyable de la formule 1. Aux manettes, le réalisateur de Top Gun : Maverick (tiens tiens) Josh Kosinski s’est vu confié la lourde tâche d’adapter sur grand écran la « marque F1 » avalisée par la toute puissante Fédération Internationale Auto (et produite par Lewis Hamilton). Deux enjeux d’importance. D’un côté pour le Festival de Cannes : récupérer Brad Pitt dans son giron n’est jamais une mauvaise opération médiatique, et si par la même occasion la proximité du paddock (le Grand Prix de Monaco a lieu le lendemain de la clôture de Cannes) permet à tout ce petit monde d’organiser un road-show XXL sur la Croisette à grand renfort de pilotes stars et de belles voitures qui s’en priverait ? Et pour la FIA, quoi de plus bel écrin publicitaire que la Croisette pour lancer le film ? Au casting pour accompagner Brad Pitt : le nouveau venu Damson Idris, Kerry Condon, Tobias Menzies, Kim Bodnia et Javier Bardem.
potentiel // hors compétition

72
CHIEN 51
Cédric Jimenez (france)

Drôle de casting pour le sixième film de Cédric Jimenez, serial meneur de projets hors compétition (Bac Nord, Novembre) avec Artus, le daft Thomas Bangalter, Romain Duris, Louis Garrel, Daphné Patakia, la rappeuse Lala &ce (pour son premier rôle au cinéma) qui encadrent les habitués Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos dans un polar futuriste sur fond d’intelligence artificielle dans un Paris dystopique. Coécrit avec Olivier Demangel, Jimenez adapte le roman éponyme de Laurent Gaudé, qui nous plonge en 2045 dans un Paris divisé en zones séparant les différentes classes sociales du pays et surveillé par l’intelligence artificielle Alma. Salia, enquêtrice d’élite de la Zone 2, et Zem, policier désabusé de la Zone 3, sont forcés de collaborer pour enquêter sur l’assassinat de l’inventeur d’Alma. Leur enquête va vite révéler des couches de conspiration bien plus profondes qui les forcent à remettre en question leurs propres allégeances et la véritable nature de l’autorité qui gouverne le pays…
potentiel // séance de minuit

71
THE SIX BILLION DOLLAR MAN
Eugene Jarecki (états-unis)

Multiprimé à Sundance, le documentariste Eugene Jarecki a annoncé tout début janvier qu’il devait retirer son nouveau film sur Julian Assange de la sélection de Sundance 2025 en raison de « développements inattendus », précisant par communiqué que « La vérité est que d’importants développements récents et inattendus sont apparus au cœur de l’histoire qui, s’ils n’étaient pas incorporés dans la version destinée à Sundance, ne représenteraient pas un film achevé. Sundance a façonné ma carrière et a été une pierre angulaire de mon parcours – seul un événement de cette ampleur pourrait me pousser à me retirer. » Alors info ou intox ? Quoiqu’il en soit le fondateur de WikiLeaks a pu depuis regagner l’Australie, Qu’en sera-t-il pour Jarecki ? Fera-t-il le voyage vers Cannes grâce à The Six Billion Dollar Man ?
potentiel // séance spéciale

70
LOVE ME TENDER
Anna Cazenave Cambet (france)

Si vous vous rappelez avoir aperçu Vicky Krieps le crâne rasé pendant une promo, c’était pour le tournage du film Love Me Tender. Deuxième long après De l’or pour les chiens (avec Tallulah Cassavetti) d’Anna Cazenave Cambet vendu comme « un drame bouleversant » avec en colistiers de l’actrice de Phantom Thread Monia Chokri, Antoine Reinartz, Manuel Vallade, Salif Cissé (À l’abordage) et Clotilde Courau. Adapté du best-seller éponyme de Constance Debré, le pitch est centré sur Clémence, avocate et mariée, qui décide de tout quitter pour écrire et vivre son homosexualité sans entrave. Mais cela dérange son ex-mari qui veut lui retirer la garde de son fils. Elle entame une longue bataille pour tenter de le récupérer. Mais devra-t-elle renoncer au lien maternel pour pouvoir (sur)vivre ?
potentiel // quinzaine des cinéastes – film de clôture

69
CORA
Evi Kalogiropoulou (grèce) 1er film

Puisque le monde de 2025 nous intime l’ordre de parler davantage des « collapsologues » ou de « dystopie » plutôt que des révolutions heureuses, parlons de Cora le premier film de Evi Kalogiropoulou passé par le programme NextStep initié par la Semaine de la Critique pour supporter le développement des premiers et deuxième longs métrages. L’histoire de deux jeunes femmes, Maria et Eleni, issues de la classe ouvrière et luttant pour leur liberté et leur identité. Au sein d’un paysage dévasté où tous les hommes de la ville patrouillent jour et nuit avec des armes à feu, la sexualité fluide et libérée de Maria, à la fois déesse grecque et sorcière moderne, devient une menace grandissante.
potentiel // quinzaine des cinéastes

68
PARTIR UN JOUR
Amélie Bonnin (france) 1er film

Si la Semaine de la Critique reste toujours à l’affût des meilleurs premiers ou deuxièmes films français les plus « aimables », Pathé serait fort inspiré de pousser Partir un jour, premier film d’Amélie Bonnin avec (l’artiste) Juliette Armanet, Bastien Bouillon, François Rollin, Dominique Blanc et Tewfik Jallab. Prolongation de son court éponyme, le film ne suivra non plus Julien (interprété par Bastien Bouillon, rôle principal du court), mais Cécile, déjà incarnée par Juliette Armanet (qui donnait la réplique à Bouillon dans le court). Dès qu’elle l’a pu, Cécile a quitté le restaurant routier familial pour monter à la capitale, où elle a ouvert son propre restaurant gastronomique. Lorsque sa mère l’appelle pour lui annoncer que son père a eu un accident, elle doit revenir chez elle pour les aider…
potentiel // semaine de la critique – séance spéciale

CORA (c) playtime
PARTIR UN JOUR (c) pathé
RENOIR (c) goodfellas
DERRIÈRE LES PALMIERS (c) pyramide
67
RENOIR
Chie Hayakawa (japon)

Mention spéciale de la Caméra d’Or en 2022 avec l’élégant Plan 75 (Un certain regard), la Japonaise Chie Hayakawa est une enfant de Cannes « née » sur la Croisette en 2014 au moment de la présentation de son court Niagara à la Cinéfondation. Avec Renoir, vendu par l’équipe Goodfellas, c’est le retour dans le Japon florissant de la fin des années 1990 autour de Fuki, jeune fille excentrique et sensible de 11 ans doit faire face au cancer de son père en phase terminale et au stress de sa mère déjà surchargée de travail. La promesse d’un coming of age movie où chacun doit chercher sa place entre les difficultés de la vie et les espoirs de tous les possibles.
potentiel // un certain regard

66
DERRIÈRE LES PALMIERS
Meryem Benm’Barek (maroc)

Attention film choc. La Marocaine Meryem Benm’Barek (Sofia, un certain regard 2018) a choisi de filmer l’histoire de Mehdi, dans un Maroc encore sous le jouc de la France, qui mène une vie exemplaire à Marrakech avec sa famille et Selma, sa nouvelle petite amie. Pour le jeune couple, tout se passe bien jusqu’à ce que Mehdi rencontre Marie, une jeune femme française impliquée dans la vie sociale de la communauté expatriée. La cinéaste précise « [Derrière les palmiers] se présente comme une romance mais glisse progressivement vers un thriller psychologique à l’atmosphère crépusculaire. […] J’avais envie de faire jouer la grande Histoire, celle qui raconte les rapports de domination entre le Maroc et la France. » Avec Sara Giraudeau, Driss Ramdi, Carole Bouquet et Olivier Rabourdin.
potentiel // un certain regard

65
PILE OU FACE ?
Alessio Rigo de Righi, Matteo Zoppis (italie)

Pour être tout à fait honnête, l’information est toute fraîche. Ce n’est qu’hier au petit matin que la confirmation m’est parvenu. Pile ou face ? deuxième film des Italiens Alessio Rigo de Righi et Matteo Zoppis vient d’achever sa dernière phase de post-production et est donc « soumettable » en bon néologisme cannois. Quatre ans après La Légende du Roi Crabe (Re Granchio), onde de choc esthétique de la Quinzaine des Cinéastes 2021), le duo est prêt à présenter Pile ou face ? (Testa o croce?), « un vrai western italien tourné en Italie ». Tourné en 35 mm, la trame du film évoque le séjour de Buffalo Bill en Italie pendant la tournée européenne de son spectacle « Buffalo Bill’s Wild West » avec un casting international détonant : John C. Reilly dans le rôle-titre du visiteur américain, accompagné de la Française Nadia Tereszkiewicz, l’Italien Alessandro Borghi et l’Argentin Peter Lanzani. À Rotterdam en 2023, au moment de récupérer le prix Eurimages au développement de la coproduction au CineMart, les cinéastes évoquaient leurs envies. « Nous voulons faire un vrai western, comme au bon vieux temps, un western poussiéreux, sale et sauvage. Le film démarre en 1891 avec l’Italie post-unification en toile de fond où l’on évoquera des thèmes chers comme la chasse à l’homme, la liberté sans oublier les histoires d’amour. »
potentiel // un certain regard

64
FANTASY
Kukla (slovénie) 1er film

Connue pour ses clips musicaux et son court Sisters Grand-Prix à Clermont-Ferrand, la Slovène Kukla est très attendue pour son passage au long de fiction. Le résultat s’appelle Fantasy drame « coming of age » sur le traitement des jeunes femmes par la société et des attentes qu’elle leur impose. L’intrigue se déroule dans une ville industrielle slovène imaginaire, où vivent trois meilleurs amis. Une rencontre fortuite avec une jeune femme nommée Fantasy, qui est en pleine transition de genre, va changer leur vie. L’autre pendant du film est celui du milieu des migrants, « le film est dédié à tous ceux qui ont caché leur véritable identité, leur esprit et leur amour de la terreur et de la violence de la société normative » précise la cinéaste.
potentiel // quinzaine des cinéastes

ORPHAN (c) charades
63
ORPHAN
Laszlo Nemes (hongrie)

Lauréat du Grand Prix pour son premier long métrage, le classique instantané Le Fis de Saul, Laszlo Nemes postule pour un retour à Cannes avec Orphan, un drame familial au moment du soulèvement hongrois de 1956. Tête de gondole de l’aéropage Le Pacte qui n’y va pas par quatre chemins quand on leur demande de nous parler du film « un script bouleversant, signé par un des plus grands cinéastes contemporains ». Pour la narration, Nemes, qui a notamment casté le Français Grégory Gadebois, a choisi de raconter son intrigue à travers les yeux d’un jeune garçon à Budapest en 1957, un an tout juste après la révolution ratée contre l’URSS.
potentiel // compétition

62
BAISE-EN-VILLE
Martin Jauvat (france)

Sébastien Chassagne, William Lebghil, Emmanuelle Bercot, Michel Hazanavicius, Anaïde Rozam, Annabelle Lengronne, Géraldine Pailhas et Jérôme Niel. La liste des nouveaux venus dans l’univers de Martin Jauvat (Grand Paris) est une des plus excitantes des prétendants cannois 2025. Comme son premier film, Baise-en-ville voyagera en Grande couronne parisienne, avec Martin Jauvat lui-même de nouveau dans le premier rôle. Celui d’un adulescent. Le scénario est centré sur Sprite, un jeune adulte de 20 ans, qui revient à Chelles après une rupture amoureuse. Pour payer son permis de conduire et satisfaire ses parents, il rejoint Allo Nettoyo, une start-up de nettoyage nocturne dans la région parisienne. Incapable de se déplacer sans permis, il adopte le « baise-en-ville », une technique de sa prof d’auto-école pour passer la nuit chez des filles rencontrées sur une application. Sprite se débat dans cette nouvelle approche de séduction. Produit par le fidèle Emmanuel Chaumet (Ecce Films) habitué des grands succès de la nouvelle comédie française (d’Antonin Peretjatko à Jean-Christophe Meurisse).
potentiel // semaine de la critique – film d’ouverture

61
EN MARGE
José Luis Guerin (espagne)

Nouvelle oeuvre d’ampleur qui a échappé à toutes les premières listes de rumeurs cannoises, En marge du Catalan José Luis Guerin. Annoncé comme le film-somme de sa cinématographie, En marge dit s’inscrire en écho à son chef-d’œuvre à ce jour En Construccion avec la promesse d’une exploration ethnologique passionnante par le prisme d’un quartier-monde des faubourgs de Barcelone.
potentiel // quinzaine des cinéastes

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