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Cannes 2025 : Alpha flop et Nino star

20 mai 2025
Thomas Gastaldi
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20 mai 2025
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Julia Ducournau avait enfiévré le festival de juillet 2021 avec sa palme de « Titane », le retour de flammes est sévère avec un « Alpha » en plomb massif

ALPHA (c) diaphana
ALPHA
Julia Ducournau (GB) Compétition

On ne remerciera jamais assez au « hair designer » de Golshifteh de nous permettre de moins nous ennuyer dans les allées et venus de l’ultra pénible Alpha allégorie sur-appuyée des années 1980 HIVées. Alpha, 13 ans, est une adolescente agitée qui vit seule avec sa mère. Leur monde s’écroule quand, un jour, elle rentre de l’école avec un tatouage sur le bras. Si on ajoute à cela les choix de Mélissa Boros (fraîchement révélée dans Le Silence de Sibel de Aly Yeganeh) et d’un Tahar Rahim cadavérique « façon à l’américaine je me suis fait une Christian Bale » pour accompagner la pauvre Farahani perdue dans ce maelström, l’édifice aux pieds d’argile est pas loin de s’effondrer avec notre patience qui s’est fait la malle depuis un bail.
cannes 2025 // compétition // diaphana // le 20 août au cinéma

NINO
Pauline Loquès (Fra) Semaine de la Critique

Enfin un (premier) grand rôle pour notre Adam Driver francophone ! Dans trois jours, Nino devra affronter une grande épreuve. D’ici là, les médecins lui ont confié deux missions. Deux impératifs qui vont mener le jeune homme à travers Paris, le pousser à refaire corps avec les autres et avec lui-même. Que Nino soit le film le plus lumineux de la première semaine partant du pitch le plus enkilosé est en soit un petit miracle. Sa réal Pauline Loquès évite les chicanes et suit les rencontres de notre Théo Pellerin comme autant de moments de grâce et de légèreté personnifiée par Balibar, Rutherford, Dewaels, Lebghil et bien sur Amalric et sa regretté « Romy ». Vous comprendrez quand vous vous délecterez à la rentrée du film qui caracole déjà en haut du classement des Étoiles Wask.
cannes 2025 // semaine de la critique // jour2fête // le 17 septembre au cinéma

NINO (c) jour2fête
L’AGENT SECRET (c) ad vitam
L’AGENT SECRET
Kléber Mendonça Filho (Bré) Compétition

Attention morceau de choix. Pas étonnant que l’on doive au plus cinéphile des compétiteurs 2025 ce dédale enamouré fait de fausses pistes narratives et formelles où l’on s’y perd et se rattrape aux branches du Nordeste brésilien avec autant de plaisir qu’en goguette le dimanche dans un jardin anglais au mois de mai. 1977 dans un Brésil tourmenté par la dictature militaire, Marcelo, un homme d’une quarantaine d’années fuyant un passé trouble, arrive dans la ville de Recife où il espère construire une nouvelle vie et renouer avec sa famille. C’est sans compter sur les menaces de mort qui rodent et planent au-dessus de sa tête. Le Marcelo en question c’est Wagner Moura (from Narcos et producteur actif du film). À l’heure des bilans samedi soir, on se rappellera de L’Agent secret comme le film de la compète qui demandera le plus au spectateur pour sûr avec son rythme bossa nova toujours à contre-temps pour esquiver les redites mêlant fantastique, espionnage et thriller avec grâce.
cannes 2025 // compétition // ad vitam // le 14 janvier au cinéma

DES PREUVES D’AMOUR
Alice Douard (Bel) Semaine de la Critique

Après Bercot chez Jauvat, ce que donne à faire Alice Douard à Noémie Lvovsky dans un mix entre Martha Argerich et le plus acariâtre des Niels Arestrup est l’une des très grandes réussites du premier film de la Française Des preuves d’amour. La PMA comme les 12 travaux de Nadia & Céline (Monia Chokri et la si juste Ella Rumpf). Céline attend l’arrivée de son premier enfant. Mais elle n’est pas enceinte. Dans trois mois, c’est Nadia, sa femme, qui donnera naissance à leur fille. Sous le regard de ses amis, de sa mère, et aux yeux de la loi, elle cherche sa place et sa légitimité. Loin du film à thème propice à un débat de deuxième partie de soirée, le film pourrait se rapprocher davantage à une oeuvre générationnelle, l’anatomie d’un couple d’aujourd’hui.
cannes 2025 // semaine de la critique // tandem // prochainement en salle

DES PREUVES D’AMOUR (c) tandem
DANGEROUS ANIMALS (c) the jokers
DANGEROUS ANIMALS
Sean Byrne (Aus) Quinzaine des Cinéastes

Attention plaisir régressif. Zephyr, une surfeuse intrépide au tempérament libre, est kidnappée par un tueur en série obsédé par les requins. Séquestrée sur son bateau et confrontée à la folie de son ravisseur, elle va devoir se battre pour survivre face à tous les prédateurs. S’attaquer à un film d’horreur avec des requins c’est peu de dire que l’exercice a été balisée par les aînés. quand notre tueur en série se met à entonner « Baby Shark » à tue-tête avant de commettre ses premières atrocités, on a vite compris que’on prenait un couloir de nage peu emprunté jusqu’alors. Vraie réussite venue d’Australie, Dangerous Animals se prépare à débarquer en juillet dans les salles françaises avec la ferme intention pour l’équipe de The Jokers d’en faire leur hit horrifique de l’été. On y croit.
cannes 2025 // quinzaine des cinéastes // the jokers // le 23 juillet au cinéma

DIE MY LOVE (c) mubi
DIE MY LOVE
Lynne Ramsay (GB) Compétition

Des années d’attente. Depuis A Beautiful Day en 2017 avec Joaquin Phoenix, la planète cinéma manquait de nouvelles de l’Ecossaise Lynne Ramsay (We Need To Talk About Kevin). À la faveur de l’adaptation d’un thriller de la romancière argentine Ariana Harwicz, Ramsay regoûte à la compétition cannoise Die, My Love avec le duo -sexyer of the year- Jennifer Lawrence et Robert Pattinson. Il s’agit d’une adaptation du roman Crève, mon amour d’Ariana Harwicz. Dans un environnement rural, une femme est engloutie par ses problèmes de santé mentale, voilà le pitch d’un récit qui devrait flirter avec l’horreur, et nous immergera dans la psyché d’une femme tourmentée, épouse et mère esseulée. Au final, voir Jennifer Lawrence essayait de jouer les Gena Rowlands de province à hurler, vociférer, prendre des couteaux, les reposer, semer le malaise partout où elle passe, m’a profondément mais alors profondément exaspéré le poil. Trois jours ont passé depuis la projection avant d’écrire ces quelques lignes et le souvenir que j’en garde c’est aussi celui d’avoir été en présence d’une performances les plus sobres de Robert Pattison. Comme paralysé. D’usage c’est à lui que revient le rôle du déclencheur de folie, le voir en personnage straight et presque « normal » est vécu comme une incongruité à laquelle je ne me suis finalement jamais fait.
cannes 2025 // compétition // distributeur non annoncé // prochainement en salle

2025cannescompetitionsélection officiellesemainesemaine de la critique
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