1er volet de la liste Wask des 100 films pour Cannes 2026
100
TITANIC OCEAN
Konstantina Kotzamani (grèce) — 1er film
potentiel // semaine de la critique
On l’attendait déjà l’an dernier, mais c’est bien en 2026 que devrait se dévoiler le premier long-métrage de la cinéaste grecque Konstantina Kotzamani. Soutenu par le programme Next Step de la Semaine de la Critique (où elle avait impressionné en 2016 avec son court « Limbo »), « Titanic Ocean » est une coproduction tentaculaire entre la Grèce, la France (Manny Films), le Japon et la Roumanie. Tourné entre ces deux derniers pays, le film nous immerge dans un pensionnat japonais dédié à la sous-culture du mermaiding (la pratique de la sirène professionnelle). On y suit une adolescente de 17 ans qui, après avoir frôlé la mort, s’éveille au désir et découvre le pouvoir dévastateur de son chant de sirène. Entre mythologie antique et culture adolescente contemporaine, ce récit d’apprentissage onirique promet une expérience sensorielle et visuelle hors norme. Vendu par Paradise City, ce « coming-of-age » aquatique a toutes les cartes en main pour perturber durablement les festivaliers 2026.
99
PUMA
Marcela Said (chili)
potentiel // cannes première
Après une longue gestation et un passage remarqué par le programme « Investors Circle » au Marché du Film l’an dernier, Marcela Said revient enfin sur le devant de la scène avec son troisième long-métrage de fiction. La réalisatrice chilienne, que l’on avait découverte à la Quinzaine en 2013 avec « L’Été des poissons volants », change ici d’envergure avec une coproduction internationale ambitieuse (Cinema Defacto et Haut et Court). Tourné en anglais dans les paysages sauvages du sud du Chili, le récit suit un trio fusionnel — un couple et leur meilleur ami — s’enfonçant dans la nature sauvage pour une traque au fauve sous la conduite d’un guide. Ce huis clos en plein air promet de virer au thriller psychologique, exhumant les tensions et les parts d’ombre d’une cohabitation de plusieurs années.
98
ON ÉTAIT DES LOUPS
François Busnel (france) — 1er film
potentiel // sélection officielle — séance spéciale
Figure incontournable de la scène littéraire française, François Busnel franchit le pas de la réalisation de fiction avec « On était des loups », adapté du roman éponyme de Sandrine Collette. Co-scénarisé avec la romancière Delphine de Vigan, et porté par l’acteur allemand Andreas Pietschmann, le récit s’ouvre sur un drame brutal : Liam découvre le corps de sa femme, tuée par un ours, laissant son jeune fils Aru comme seul survivant. S’engage alors une traversée à cheval, une odyssée sauvage et psychologique où l’instinct paternel se confronte à un deuil dévastateur. Entre nature sublime et menaçante, ce « survival » intime bénéficie d’une partition signée Delphine Malausséna (« Chien de la casse ») et du soutien de Nour Films pour la distribution. Un baptême du feu cinématographique en quête d’une première vitrine de prestige.
97
TAKOTSUBO
Miki Polonski (israël) — 1er film
potentiel // quinzaine des cinéastes
On dirait que les bonnes fées se sont enfin penchées sur son berceau. Projet en très longue gestation passé par la résidence de la Cinef et le TorinoFilmLab à la fin des années 2010, « Takotsubo » marque enfin les débuts au format long de Miki Polonski. Le cinéaste israélien, dont le court « Shmama » avait déjà marqué les esprits par sa radicalité formelle, a mis au cœur de son nouveau récit quatre membres d’une famille de migrants qui luttent pour ne pas sombrer, entre un fils cadet joueur invétéré qui attire les ténèbres et un frère aîné, Omer, qui tente de maintenir l’édifice debout. Travaillant dans la sécurité à l’aéroport international Ben Gourion de Tel Aviv, Omer devient le miroir d’une société israélienne où le racisme et le harcèlement institutionnalisé atteignent leur paroxysme.

96
LEILA ET LA NUIT
Fellipe Barbosa (brésil)
potentiel // un certain regard — film d’ouverture
Neuf ans après le bouleversant « Gabriel et la montagne » (révélé à la Semaine de la Critique), Fellipe Barbosa revient explorer la collision entre destins intimes et violence du monde. « Leila et la nuit » est un projet de longue date, dédié à la mémoire de la photographe franco-marocaine Leila Alaoui, amie proche du cinéaste fauchée lors des attentats de Ouagadougou en 2016. Pour porter ce récit sur l’absence et la résilience, Barbosa réunit un casting de haut vol : le duo Marina Foïs et Roschdy Zem (qui ne se quittent plus depuis les plateaux de Diane Kurys dans « Moi qui t’aimais », déjà à Cannes l’année dernière), entourés de Françoise Lebrun et des jeunes talents Oulaya Amamra et Sayyid El Alami. Coproduit par le maître brésilien Kleber Mendonça Filho et mis en image par la prestigieuse Caroline Champetier, le film a été tourné fin 2025 au Maroc, notamment dans la propre maison de la famille Alaoui.
95
I’M STILL ALIVE
Roberto Saviano et Ivan Cappiello (italie) — 1er film
potentiel // sélection officielle — séance spéciale
Vingt ans après le séisme « Gomorra », Roberto Saviano a décidé de porter son propre calvaire à l’écran dans un format animé. Adapté de son roman graphique autobiographique illustré par Asaf Hanuka, « I’m Still Alive » raconte le quotidien d’un homme condamné à vivre sous protection policière permanente depuis ses 26 ans. Co-réalisé avec Ivan Cappiello, pilier du studio napolitain Mad Entertainment, le film utilise l’animation pour transcender le réalisme brut et explorer l’enfermement psychologique d’un écrivain traqué. Primé au Cartoon Movie 2023, ce projet éminemment personnel et vendu à l’international par Charades, ne se contente pas de retracer une cavale immobile. Il s’annonce comme un plaidoyer vibrant pour la liberté d’expression.
94
LA GRADIVA
Marine Atlan (france) — 1er film
potentiel // un certain regard
Dès ce premier épisode des 100 films, voici l’un des gros morceaux des premiers films français en lice. Chef opératrice ultra-convoitée (« Le Ravissement », « Les Reines du drame »), Marine Atlan passe derrière la caméra pour un projet soutenu par l’avance sur recettes et la Fondation Gan. Produit par Les Films du Poisson et coproduit par Arte, « La Gradiva » suit un groupe de lycéens français et leur professeure de latin (l’actrice Antonia Buresi, vue et apprécié dans « Rodéo » et « À son image ») lors d’un voyage scolaire à Pompéi. Dans cette cité pétrifiée, le vertige s’empare d’eux : entre désir, colère et abandon, les personnages sombrent dans une dérive sensorielle totale. Tourné au printemps 2025 en Italie, le film en phase finale s’annonce comme une œuvre-fleuve (on parle d’un dernier montage dépassant les 150 minutes).
93
LES FRAISES
Laïla Marrakchi (maroc)
potentiel // un certain regard
Révélée il y a 20 ans à Debussy avec son premier film « Marock », Laïla Marrakchi a cédé aux sirènes des plateformes ces dernières années concentrant ses efforts aux formats destinés à la petite lucarne (Marseille, Le Bureau des Léfendes, The Eddy). Comment ne pas imaginer un retour en grâce à Un Certain Regard pour la cinéaste marocaine avec un projet solide comme « Les Fraises » et soutenu par les Ateliers de l’Atlas et produit par Agat. Le film nous plonge dans l’enfer des serres d’Andalousie, où 300 000 tonnes de fruits sont exportées chaque année au prix d’une exploitation humaine systémique. On y suit Hasna (Nisrin Erradi révélée dans « Adam » de Maryam Touzani, déjà en sélection Un Certain Regard), une mère courage qui espère un Eldorado en Espagne mais se heurte au harcèlement et à la précarité. Porté par l’image de Tristan Galand chef op de « L’Histoire de Souleymane » et mêlant actrices professionnelles et véritables saisonnières, Marrakchi promet une œuvre chorale et révoltée, entre drame carcéral et film de résistance.
92
MARIE MADELEINE
Gessica Généus (haïti)
potentiel // semaine de la critique
Cinq ans après le choc « Freda » (Un Certain Regard 2021), Gessica Généus revient avec un projet ambitieux, mûri lors de sa résidence au Festival de Cannes en 2024. Tourné à Jacmel, au sud d’Haïti, au printemps 2025, « Marie Madeleine » s’attaque aux fractures morales d’une société sous tension. Le film met en scène la rencontre improbable entre Marie Madeleine, une prostituée, et Joseph, le fils du pasteur local contraint de cacher son homosexualité, alors qu’une église évangélique s’implante juste en face d’un bordel. Dans cette « guerre de moralité », la réalisatrice délaisse le pur réalisme pour une narration aux accents surréalistes, où les souvenirs s’entrelacent au présent. Ce deuxième long-métrage confirme l’engagement de Gessica Généus, qui a précisé ne se voir tourner « uniquement sur son île ». Une voix majeure du cinéma caribéen dont le retour sur la Croisette semble indispensable pour témoigner, une fois de plus, de la vérité de son peuple en mal de caisse de résonance médiatique.
91
SI TU PENSES BIEN
Géraldine Nakache (france)
potentiel // sélection officielle — séance spéciale
Changement de registre radical pour Géraldine Nakache qui, avec son quatrième long-métrage, s’éloigne de la comédie solaire pour explorer les versants les plus sombres. Fini le golri de « Tout ce qui brille », « Si tu penses bien » plonge dans l’abîme d’une emprise psychologique et religieuse au sein du couple. Le récit débute à Dubaï, où Gil rencontre Jacques. Leur coup de foudre débouche sur un mariage précipité qui révèle vite une fracture profonde : Gil ne partage pas la foi dévorante de son mari. Jacques tente de la soumettre à sa vision du monde avec un mantra aux allures de menace : « Si tu penses bien, il ne t’arrivera que du bien ». Porté par un duo inédit composé de Niels Schneider et Monia Chokri, le film chronique la lente asphyxie d’une femme piégée par des rituels étouffants, jusqu’à une prise de conscience vitale. Dans la veine d’un Thomas Ngijol l’an dernier, on sait Cannes raffoler de ces virages à 180 degrès.
90
LA VÉNUS ÉLECTRIQUE
Pierre Salvadori (france)
potentiel // film d’ouverture — hors compétition
Pour son onzième film, les honneurs de l’ouverture tendent les bras à Pierre Salvadori. Pour l’occasion, il délaisse ses comédies contemporaines pour une fresque historique au budget ambitieux (13 millions d’euros) située dans le Paris des années 1920. Coécrit avec ses complices de « En liberté ! », le scénario suit Antoine Balestro (Pio Marmaï), un peintre en vogue terrassé par le deuil, qui croit entrer en contact avec sa défunte épouse via un médium. En réalité, il dialogue avec Suzanne (Anaïs Demoustier), une saltimbanque infiltrée dans la roulotte d’une voyante pour survivre. Porté par un casting royal — Gilles Lellouche, Vimala Pons et Gustave Kervern complètent l’affiche — le film promet un mélange détonnant entre burlesque forain et mélancolie picturale. Produit par Philippe Martin pour Les Films Pelléas, ce voyage dans le temps aux accents électriques a tout du grand spectacle d’auteur idéal pour embraser le Grand Théâtre Lumière pour l’ouverture du 79ème Festival de Cannes avec sa sortie simultanée dans les salles françaises.
89
A GIRL UNKNOWN
Zou Jing (chine) — 1er film
potentiel // un certain regard
Révélée à la Semaine de la Critique en 2021 avec son court métrage primé « Lili Alone », la cinéaste Zou Jing, installée entre Shanghai et Los Angeles, a patiemment construit son passage au long format. Après avoir pitché son projet lors de la session Next Step en 2023 — dont elle a remporté le Prix Hildegarde l’année suivante — elle a tourné « A Girl Unknown » en Chine au début de l’année 2025. Pour porter cette fresque intime, elle a fait appel à l’actrice Li Gengxi, que l’on surveille également de près depuis « Resurrection » de Bi Gan. Le scénario retrace le parcours d’une jeune femme, de ses six ans à la trentaine, à travers trois familles et trois identités successives. Derrière cette quête de soi et cet apprentissage de l’amour, Zou Jing dresse le portrait de générations de filles abandonnées en Chine entre les années 80 et 2000, un sujet puisé dans sa propre histoire familiale. Soutenu par Arte et passé par le Work-in-Progress du Red Sea, ce premier film à fleur de peau bénéficie de l’appui de l’équipe de Roxane Arnold et Eric Lagesse chez Pyramide.
88
HOMBRE AL AGUA
Gael García Bernal (mexique)
potentiel // cannes première
Habitué de la Croisette devant et derrière la caméra, l’icône mexicaine Gael García Bernal livre son troisième long-métrage de fiction, sept ans après « Chicuarotes » (présenté en Séance Spéciale en 2019). Coécrit avec le dramaturge argentin Mariano Pensotti, « Hombre al agua » s’annonce comme une œuvre singulière et introspective, naviguant entre drame psychologique et embardées surréalistes. Le récit explore la fausseté des masques sociaux et les mécanismes de manipulation à travers un voyage onirique tourné entre le Mexique et Cuba. Produit par sa structure La Corriente del Golfo et au catalogue de Gilles Sousa via sa nouvelle agence de ventes The Pool Films, ce projet pourrait marquer le retour du cinéaste vers une forme plus expérimentale et personnelle.
87
LE ROYAUME DES AVEUGLES
François Robic (france) — 1er film
potentiel // quinzaine des cinéastes
Après avoir raflé le prix ArteKino aux Arcs en 2023, François Robic concrétise son passage au long avec un thriller pyrénéen qui s’annonce aussi âpre que mystérieux. Pour ce baptême du feu, le cinéaste s’est entouré d’une distribution de haute volée : Ariane Labed et la révélation Arcadi Radeff (« LÎle rouge, « Le Rendez-vous de l’été »). Le récit nous entraîne dans une vallée isolée où Magda, hantée par le suicide de ses parents accusés de disparitions par le passé, tente de se réinventer en retournant dans son village natal. Mais le poids des rumeurs et une nouvelle disparition dans la montagne viennent briser ses espoirs de rédemption. Dans le giron des équipes de Tandem, on tient là un candidat très sérieux pour une sélection parallèle, où le cinéma de genre français aime venir ferrailler.
86
SPECIES
Marion Le Corroller (france) — 1er film
potentiel // sélection officielle — séance de minuit
Repérée à Clermont-Ferrand avec son court « Dieu n’est plus médecin », Marion Le Corroller passe au long avec un projet qui fait déjà saliver les amateurs de sensations fortes. Porté par la comédienne belge en pleine ascension Mara Taquin, entourée de Karin Viard et de la jeune garde montante (Kim Higelin, Sami Outalbali, Stefan Crepon), le film suit Margot, une interne en médecine au bord de l’épuisement. Alors qu’elle traite des pathologies de plus en plus étranges chez des patients de son âge, elle découvre sur son propre corps des symptômes inexplicables. Décrit comme un « body-horror movie sur l’aliénation au travail », le film bénéficie d’une équipe technique de luxe : Guillaume Schiffman à la photo et Rob à la musique le patron des compos de l’épouvante chic (« Horns », « Maniac », « Revenge »). L’ambition est claire : enfoncer le clou de la qualité gore made in france initié par Julia Ducournau et Coralie Fargeat.
85
SOUND OF SILENCE
Joyce A. Nashawati (liban)
potentiel // sélection officielle — séance spéciale
Dix ans après « Blind Sun », Joyce A. Nashawati semble enfin prête à dévoiler « Sound of Silence » un thriller seventies et paranoïaque situé sous l’oppressante dictature des colonels en Grèce, « Sound of Silence » suit la fuite d’Alice, une jeune hippie, et de Cristina, une employée de taverne blessée lors d’une rafle. Leur refuge, un couvent isolé, se transforme rapidement en un piège aux racines bien plus sinistres que le régime militaire qu’elles tentent de fuir.

84
HAVEN OF HOPE
Seemab Gul (pakistan)
potentiel // un certain regard
C’est l’une des voix les plus scrutées du nouveau cinéma pakistanais. Après le succès de son premier long-métrage « Ghost School » (remarqué à Toronto à la Berlinale), Seemab Gul enchaîne avec « Haven of Hope » (Panah Gah), un projet de longue haleine mûri à Cannes au sein de La Fabrique Cinéma. Produit par les français de Take Shelter, ce drame choral se déroule à Karachi et suit trois femmes — une aide-soignante, une infirmière et une gardienne — qui s’échappent le temps d’une journée de leur foyer d’accueil. Cette immersion dans le monde extérieur les confronte brutalement à une société patriarcale et à des familles qui les ont abandonnées. Porté par une coproduction internationale ambitieuse impliquant cinq pays, le film bénéficie déjà de l’expertise d’ARP Sélection pour sa distribution en France.
83
THE MANDALORIAN & GROGU
Jon Favreau (états-unis)
potentiel // hors compétition
Sept ans après l’épisode IX, la franchise Star Wars tente un retour par la grande porte dans les salles obscures, son premier depuis la crise Covid et après une longue période de prods maison plus ou moins réussies sur sa plateforme Disney+. Preuve en est le choix porté sur la marque la plus florissante de la période récente : « Mandalorian ». Avec une sortie mondiale calée au 20 mai 2026, pile poil pendant le festoche, Mickey va-t-il sortir son carnet de chèques pour un week-end all inclusive sur la riviera ? C’est Jon Favreau, désormais parrain de la galaxie lointaine, qui dirige lui-même ce passage au long format porté par Pedro Pascal et surtout la légende Sigourney Weaver (tout juste deux ans après sa Palme d’honneur). Certes, l’annonce du spin-off « Star Wars: Starfigher » tourné au 2ème semestre 2025 et dont la mise en orbite est prévue en mai 2027, avec Ryan Gosling, Mia Goth et Amy Adams, a ma préférence pour occuper un slot cannois hors compète de prestige. Pas deux films successifs de ce type deux années de suite. Cannes déteste les redites. Alors Grogu or not Grogu cette année ?
82
NAGI NOTES
Koji Fukada (japon)
potentiel // cannes première
Infatigable et pluriel, Koji Fukada semble ne jamais quitter sa caméra. On a à peine eu le temps de digérer « Love on Trial » (présenté à Cannes 2025 et actuellement sur les écrans en France) que le stakhanoviste du cinéma japonais est déjà de retour avec son 12e long-métrage « Nagi Notes ». Situé dans la bourgade bucolique de Nagi, le récit tisse une rencontre feutrée entre Yoriko, une sculptrice hantée par un amour passé, et son ancienne belle-sœur Yuri, architecte tokyoïte en pleine dérive existentielle après une rupture. Vendu par mk2, le projet qui s’annonce comme une exploration millimétrée de l’intime portée par une parole fleuve, a toutes les chances de séduire les comités de sélection.

81
JIM QUEEN
Marco Nguyen & Nicolas Athané (france) — 1er film
potentiel // semaine de la critique – séance spéciale
Produit par le studio Bobbypills (réputé pour son animation adulte et décomplexée), ce premier film fleure bon la bombe subversive et bi-fluorée appréciée Espace Miramar par Ava Cahen et l’équipe de la Semaine. Coécrits à 8 mains par le duo de réalisateurs Marco Nguyen et Nicolas Athané avec Simon Balteaux et Brice Chevillard, l’histoire suit Jim, l’icône absolue des « Gym Queens » parisiens, qui contracte l’Hétérose, un mystérieux virus qui transforme les hommes gays en… hétérosexuels. Déchu de son trône numérique, il s’élance dans une quête effrénée à travers la capitale pour trouver un remède et sauver sa communauté de l’extinction hétéro-normative. Porté par la voix et l’esprit de l’inclassable Philippe Katerine, le film promet une exploration sans concession de la culture queer à l’ère des réseaux sociaux, distribué par The Jokers Films toujours au flair pour le cinéma de genre bien audacieux et sans limites.



